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mercredi 22 mai 2013

Prochain visite de Xi Jinping aux Etats-Unis sur fond de méfiance entre les peuples américain et chinois


Alors que Xi Jinping, le président chinois, s’apprête à faire dans quelques semaines le voyage de Washington à l’invitation de Barack Obama et que les deux hommes vont parler de coopération mais aussi de tout ce qui fâche (concurrence déloyale, cyberguerre, pivot américain vers le Pacifique, droits de l’homme, Corée du Nord, on en passe et des meilleurs), la méfiance est désormais de mise entre les peuples américains et chinois si l’on en croit les dernier sondages en la matière datant de 2012.
Ainsi, 65% des Américains voient la Chine comme un adversaire dans la mondialisation contre seulement 16% qui la voient comme un partenaire (15% la voyant comme un ennemi).
Dès lors, pas étonnant que 68% d’entre eux disent qu’on ne peut pas ou peu faire confiance à la Chine.
Quant à la délocalisation d’emplois américains en Chine, 71% disent que c’est un problème sérieux. 78% pensent que c’est également le cas de la dette américaine vis-à-vis de la Chine et 61% pour le déficit commercial américain vis-à-vis de la Chine.
Surtout, la priorité des Etats-Unis, selon 49% des Américains, est d’être plus agressif avec la Chine contre 42% qui pensent qu’il faut développer la coopération entre les deux pays (Auparavant 53% privilégiaient de meilleurs relations avec la Chine).
Du côté Chinois, la détérioration de l’image des Etats-Unis est également de mise.
Ainsi, seuls 43% voient les Etats-Unis de manière favorable (contre 48% qui les voient défavorablement), une inversion par rapport à la précédente enquête qui donnait respectivement les chiffres de 58% et 37%.
Dans le même temps, ils ne sont plus que 39% à estimer que les relations entre la Chine et les Etats-Unis peuvent être qualifiées de coopération contre 68% auparavant soit une chute de près de trente points!
Enfin, c’est désormais la méfiance qui prime chez les Chinois envers Obama (41% contre 38% qui lui font confiance).
Ces chiffres, qui datent maintenant de quelques mois, montrent bien cette dégradation des relations entre les deux grandes puissances et l’éloignement d’une coopération pacifique pour gouverner le monde et réguler la mondialisation.
Et il est fort possible que ceux-ci soient encore plus mauvais aujourd’hui car les affaires d’espionnages de l’armée chinoise sur les entreprises et le gouvernement américains par le biais d’internet ainsi que l’agressivité chinoise vis-à-vis de ses voisins -- et de tous les pays qui ne sont pas d’accord avec eux, plus généralement (59% estiment que la Chine ne prend pas en compte les intérêts des autres pays dans ses décisions en matière de politique étrangère -- n’ont pas du faire du bien à l’image de la Chine aux Etats-Unis.
De même, les déclarations toujours plus dures des autorités chinoises sur la présence américaine renforcée dans le Pacifique et la volonté de développer en priorité les capacités de l’’armée chinoise, n’ont pas du être des signaux d’apaisement pour la population chinoise.
Reste que les Etats-Unis et la Chine ont de multiples intérêts à s’entendre. Pour autant, il serait sans doute contre-productif de ne pas mettre l’ensemble des sujets sur la table afin de donner des clés précieuses au monde sur ce à quoi il peut s’attendre de ses deux principales puissances.
Alexandre Vatimbella avec la rédaction de l’agence
© 2013 LesNouveauxMondes.org

vendredi 17 mai 2013

Le Carnet Américain d’Alexandre Vatimbella. L’«Obama bashing» de nouveau en vogue chez les conservateurs et dans les médias


Puisque l’économie va de mieux en mieux, que les Américains et les investisseurs reprennent confiance dans l’avenir, les républicains, assommés par leur défaite aux présidentielles de novembre dernier (ils croyaient vraiment qu’ils allaient l’emporter), mais aussi les médias, toujours ambivalents sur Barack Obama, ont choisi d’attaquer ce dernier sur d’autres terrains.
On se rappelle que ce fut cette même stratégie qui fut utilisée en 2009 après sa première victoire à la présidentielle (il n’était pas possible alors d’incriminer Obama pour les difficultés économiques que connaissait le pays et qui venaient d’avant son élection).
Devant un homme excessivement populaire et qui venait de faire l’Histoire mais que la presse avait encensé au-delà de toute mesure (et que les républicains pétrifiés n’avaient osé attaquer de peur d’être traités de tous les noms), les critiques sur sa personne et sa politique avaient, dès les premiers flottements de sa présidence, fusé de partout, une pratique que l’on avait alors baptisée «Obama bashing» et qui ne cessa quasiment plus, alimentée sans cesse par la droite extrême du Parti républicain, par les grands médias conservateurs (en particulier le Wall Street Journal et Fox News) sans oublier le Tea Party, ce mouvement populiste, démagogue et proche de l’extrême-droite qui se créa en 2009 pour porteer un message populiste et démagogique au-delà de toute mesure et qui s’amuse à caricaturer le président en Hitler ou Staline.
D’ailleurs, un des «scandales» que l’on reproche en ce moment à Obama concerne en partie ce Tea Party ainsi que d’’autres groupes conservateurs. Ceux-ci ont vu les agents du fisc enquêter sur leurs financements et sur leurs agissements alors que cela n’a sans doute pas été le cas pour les groupes de gauche.
Quant aux autres «scandales» que je placerai également entre guillemets, il s’agit d’abord de l’affaire réchauffée sans cesse par les républicains pour embêter Obama mais surtout désormais Hillary Clinton (possible candidate pour le présidentielle de 2016 et actuellement archi-favorite de ce scrutin et, à l’époque, secrétaire d’Etat), de l’attaque du consulat américain de Benghazi fin 2012 qui avait coûté la vie à l’ambassadeur Stevens et trois autres Américains.
L’autre affaire concerne des écoutes de journalistes de l’AP (Associated press, première agence de presse mondiale) qui avaient révélé grâce à des informateurs au sein même de l’administration, une tentative déjouée de faire sauter un avion américain lors du premier anniversaire de l’élimination de Ben Laden grâce à l’infiltration d’un agent double dans le groupe terroriste yéménite qui avait planifié cet attentat.
Il y a une opinion intéressante sur ces «scandales», celle du journaliste du magazine Time, Joe Klein dont les positions centristes sont bien connues.
Pour lui, seule la cible des groupes conservateurs par l’administration des impôts peut être considérée comme un scandale, les autres n’étant que des attaques politiques de ceux qui veulent prendre leur revanche sur Obama par tous les moyens.
Et encore, car il faut savoir que la raison essentielle de ces enquêtes par les agents du fisc provient de ce que de plus en plus de groupes politiques extrémistes tentent d’échapper à l’impôt en profitant d’une législation appliquée de manière laxiste qui leur permet de se faire passer pour des associations recherchant «le bien être général» («social wellfare»)!
Comme l’expliquent de nombreux commentateurs, le scandale est bien plus cette règle ainsi que la décision de la Cour suprême (dominée par les conservateurs), largement critiquée et toujours combattue par les démocrates, «Citizens united» qui a permis à ces groupes politiques de pouvoir constituer des associations qui peuvent dépenser sans compter lors des élections, sans devoir révéler leurs contributeurs (souvent des milliardaires proches de la droite extrême), ces désormais fameux «super-PAC» (political action committee) qui gangrènent un peu plus la politique avec l’argent.
Ainsi, Karl Rove, l’ancien conseiller de George W Bush, célèbre pour avoir inventé la diffamation et le mensonge comme mode de campagne électorale contre les opposants du Parti républicain est à la tête d’un de ses groupes les plus puissants qui soi-disant recherche le «bien être général».
Enfin, rien ne dit, en l’état du dossier, que l’administration des impôts ait agi de manière illégale comme l’a rappelé Steven Miller, son directeur au moment des faits et qui vient d’être limogé par Barack Obama.
Quant aux deux autres, elles ne méritent absolument pas le qualificatif de «scandale».
D’abord Benghazi dont certains républicains tentent par tous les moyens d’en faire le parallèle avec le Watergate (le scandale des écoutes et du cambriolage du siège du comité démocrate lors de l’élection de 1972 qui coûta son poste à Richard Nixon, président… républicain).
Il n’y a vraiment rien de commun entre les deux affaires. Barack Obama n’a commis aucune faute et aucune preuve n’existe sur sa volonté de cacher quoi que ce soit dans l’attaque du consulat américain, d’autant que quelques jours après, la Maison blanche expliquait qu’il s’agissait d’un attentat et que même le président, le jour même de sa perpétration, parlait d’un «acte de terreur».
Quant aux listing des appels reçus et donnés par certains journalistes de l’AP qui avaient dévoilé la tentative d’attentat contre un avion américain, il ne faut pas oublier que depuis le début de son mandat, Barack Obama a déclaré qu’il ne tolèrerait aucune fuite de son administration qui mettrait en danger des personnes qui luttent contre le terrorisme et qu’il ferait en sorte de punir les auteurs de celles-ci tout en s’en prenant également aux médias qui publieraient ces informations.
De plus, cette action est totalement légale et entre dans le cadre du Patriot Act, loi certes controversée sur une limitation des libertés dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, mais écrite et mise en œuvre par l’Administration Bush…
Dans le cas de cette affaire mais aussi des deux autres, il est étonnant de voir les journalistes du New York Times, qui semblent avoir une dent contre Obama, tirer sur le président à boulets rouges pendant l’équipe éditorialiste (la rédaction et cette équipe sont totalement indépendantes l’une de l’autre, ce qui est difficilement compréhensible pour les étrangers) lui apporte un soutien toujours fort.
Cet exemple montre cette ambivalence des journalistes face à une personnalité politique comme Barack Obama. Son charisme et son intelligence le rende naturellement sympathique à une grande majorité d’entre eux qui, au moindre faux pas ou simplement rumeur, tente alors de retrouver une virginité dans une critique féroce.
Ce qui est sans doute plus essentiel que ces «scandales» et ces «nouveaux Watergate» comme l’aboient les républicains dans l’espoir que cela devienne le cas par incantation afin de réaliser leur rêve, chasser du pouvoir Obama avec la procédure de l’«impeachment» (destitution) qui avait déjà été brandie lors du vote de la loi sur l’assurance santé (!), c’est que le climat politique aux Etats-Unis est loin de s’apaiser.
Il suffit de voir la hargne des élus républicains dans les commissions lors des auditions pour se rendre compte de la volonté de se saisir de n’importe quelle information pour nourrir leur projet de diaboliser tout ce qui touche Obama et les démocrates, comme si ceux-ci exerçaient leur pouvoir par usurpation.
Ce n’est pas nouveau mais on voit bien que les divisions idéologiques et partisanes, largement portées par les républicains et leurs factions extrémistes font que les réformes importantes qui doivent être mises en route (immigration, armes à feu, assurance santé, etc.) ne le sont pas. In fine, c’est bien les Etats-Unis et les Américains qui en seront les grands perdants.
En tout cas, les républicains ne vont certainement pas lâche ces «scandales» du jour au lendemain, car ils ont enfin trouvé des motifs qui, à a fois, leur permettent d’attaquer Obama, de tout bloquer et de faire jubiler leur base extrémiste tout en la mobilisant. C’est du pain béni pour eux mais pas vraiment pour la démocratie et les Etats-Unis…
Alexandre Vatimbella
© 2013 LesNouveauxMondes.org

mercredi 15 mai 2013

Le Carnet Américain d’Alexandre Vatimbella. L’union des Etats-Unis d’Europe et d’Amérique, le moteur du XXI° siècle


En 1849, au Congrès de la paix, Victor Hugo déclarait du haut de la tribune, «un jour viendra où l’on verra ces deux groupes immenses, les Etats-Unis d’Amérique et les Etats-Unis d’Europe, placés en face l’un de l’autre, se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies».
Et si cette vision du grand poète était leur avenir en ce XXI° siècle, presque deux cents ans après qu’il l’ait formulée?
En tous cas, même si l’Union européenne n’est pas (encore?) les Etats-Unis d’Europe, c’est ce que pensent de plus en plus de responsables des deux rives de l’Atlantique dans une mondialisation où les valeurs et les modes de vie occidentales doivent être renforcées, à la fois, pour permettre à l’Europe et l’Amérique du Nord de continuer à être ce berceau de la démocratie républicaine mais également pour qu’elles continuent à être le phare qui inspire tous ceux qui rêvent de liberté, d’égalité et de fraternité dans le monde.
Mais, et il s’agit d’un point crucial, c’est également ce que souhaite une majorité d’Européens et d’Américains comme le montre de récents sondages. Ainsi, 58% des Américains souhaitent une augmentation des échanges commerciaux entre l’Europe et les Etats-Unis selon le Pew Research center. De même, selon une étude du Marshall fund, 75% des Italiens, 65% des Britanniques, 58% des Français ou 57 % des Allemands croient en un approfondissement des liens commerciaux et d’investissements entre les deux rives de l’Atlantique, sentiment partagé par 63% des Américains. Et une majorité encore plus forte (82% en France et 76% aux Etats-Unis, par exemple), sont en faveur d’une harmonisation des règlements entre l’Europe et l’Amérique sur les biens et les services.
En outre, cette union permettrait aux Etats-Unis de compter un partenaire solide et à l’Europe de se réinventer enfin dans cette relation bilatérale.
Ce rapprochement pourrait donc prendre, comme l’a proposé Barack Obama, d’abord la forme d’une vaste zone de libre-échange représentant 5.000 milliards de dollars. Sa proposition de mettre en place une «association totale en matière commerciale et financière» entre les Etats-Unis et l’Europe est appuyée par les milieux des affaires et les entreprises dans tous les pays visés par celle-ci et a été accueillie avec un énorme intérêt par l’ensemble des gouvernements concernés même si les points de vue des deux côtés de l’Atlantique doivent être rapprochés pour dissiper les inquiétudes et les malentendus (notamment en matière de biens culturels ou de produits agricoles).
Pour autant, les officiels de Bruxelles se sont saisis du dossier et veulent avancer le plus rapidement possible afin d’aboutir dans les deux ou trois ans à venir.
Cette zone serait évidemment une puissante dynamique pour la croissance au moment où les pays occidentaux souffrent d’une croissance trop faible voire d’une croissance zéro quand ce n’est pas d’une récession qui touche désormais la France.
Mais elle dépasserait évidemment le simple caractère économique et commercial en ayant une forte signification politique.
Elle enverrait ainsi un signal fort au reste de la planète d’une communauté occidentale revitalisée autour de ses liens économiques et commerciaux mais aussi de ses liens culturels, de ses valeurs ou de sa vision du monde capable de protéger et de faire progresser son modèle de civilisation.
Quand on sait que les grands pays émergents, notamment ceux d’Asie mais pas seulement eux, deviennent de plus en plus puissants, cette union Europe-Amérique est une nécessité pour les deux entités, même si les Etats-Unis regardent aussi et de plus en plus vers le Pacifique.
Cependant, ce n’est pas dans cette zone devenue cruciale pour eux (et pour le monde) qu’ils trouveront des alliés avec autant de points communs que les Européens et ils le savent, la proposition d’Obama en étant une preuve, lui que l’on dit, pourtant, peu intéressé par le vieux continent.
Reste à savoir si la volonté politique qui s’est faite jour grâce au président américain pourra éviter les nombreux écueils et chausse-trappes d’une pratique politicienne étriquée et d’un manque de courage des peuples concernés.
Pour pouvoir compter au XXI° siècle, pour pouvoir être pris au sérieux par les Etats-Unis, les pays européens n’ont qu’un moyen s’unir. Et au moment où les Etats-Unis leur proposent une zone de libre-échange qui pourrait déboucher sur une communauté euro-américaine, les pays européens sont devant leurs responsabilités.
«Il n’y a qu’une voie de salut et c’est l’Europe» déclarait l’Européen convaincu qu’était Jean-Lecanuet en 1965. Près de cinquante ans après, il faut peut-être dire que le salut est devenu maintenant, dans cette ère de mondialisation et de globalisation, une communauté euroaméricaine ou américanoeuropéenne, au choix.
Alexandre Vatimbella
© LesNouveauxMondes.org

dimanche 5 mai 2013

Le Carnet Américain d'Alexandre Vatimbella. Obama II: vers des réformes ou un blocage?


L’état de grâce n’est décidément plus ce qu’il était, que ce soit en France ou aux Etats-Unis et, plus généralement, dans l’ensemble des pays démocratiques.
Nous sommes désormais dans l’ère du tout, tout de suite, dans celle du toujours plus et dans celle l’immédiateté médiatique qui empêchent le plus souvent la mise en place de politiques structurelles à moyen et long terme qui ne donnent pas de résultats à court terme.
Résultat, les cotes de confiance sondagières s’effondrent à une vitesse de plus en plus subsonique, ce qui permet une remise en cause d’élections par une soi-disant démocratie directe qui n’est en réalité qu’un populisme de mauvaise humeur excité par des démagogues qui ne sont pas forcément des extrémistes.
La contestation politique se focalise alors sur la légitimité d’un pouvoir démocratique par la rue et des mouvements qui s’érigent en contre-pouvoirs autoproclamés (soutenus souvent dès le départ par des formations politiques de l’opposition) tels le Tea Party aux Etats-Unis ou celui contre le mariage pour tous en France.
Si François Hollande connaît trop bien cette nouvelle donne, Barack Obama aussi (même si sa situation personnelle n’a rien à voir), avec, malgré tout, l’exception notable d’une économie américaine qui va bien mieux que l’économie française en témoigne encore un taux de chômage à son plus bas depuis 2008 alors que celui-ci explose en France.
Ainsi, le voilà à nouveau bloqué par les républicains à la Chambre des représentants mais aussi au Sénat (alors que les démocrates y sont majoritaires) avec des médias qui se demandent si son second mandat ne sera pas celui d’un président incapable de mettre en route quelque réforme consistante que ce soit comme ce fut souvent le cas pour les président réélus avant lui.
Si l’on analyse ses priorités (installer l’assurance santé après le vote de la loi en 2009, mettre en place une politique de l’immigration plus efficace, restreindre les ventes d’armes les plus dangereuses, réduire les déficits publics, réformer la fiscalité pour la rendre plus juste et plus efficace, adopter une politique énergétique volontariste couplée avec des objectifs environnementaux majeurs), il est fort possible qu’il ne puisse pas faire grand-chose.
Sans oublier tous les problèmes qui vont apparaître sans prévenir dans les quatre ans à venir en particulier sur la scène internationale ou en matière de terrorisme et qui seront peut-être encore plus difficile à gérer plus son mandat arrivera à son terme.
Reste que le blocage est une possibilité mais que la résolution de certaines de ces priorités l’est tout autant.
Dans la configuration actuelle (qui a été souvent celle des présidents américains), il s’agit d’un rapport de force entre l’exécutif et le législatif. Et dans cette confrontation, Barack Obama possède trois atouts majeurs.
Le premier atout est qu’il est nettement plus populaire que le Congrès et, notamment, que la Chambre des représentants dominée par les républicains dont les Américains estiment qu’elle fait de l’obstruction systématique.
Dès lors, la faute à la paralysie de Washington est attribuée par une majorité d’Américains aux républicains qui savent pertinemment qu’ils ne peuvent pas faire de cette obstruction une arme anti-Obama sans qu’elle se retourne contre eux à un moment ou à un autre.
Ainsi, leur refus de la loi sur l’assurance santé («Obamacare» dont la Chambre des représentants va voter une nouvelle fois sa suppression qui sera sans conséquence puisque le Sénat ne suivra pas et qu’Obama, de toute façon, dispose d’un droit de véto) est à double tranchant car cette reforme, si elle est majoritairement impopulaire pour l’instant, contient nombre de dispositions approuvées par l’ensemble des Américains qui y voient des avancées sociales majeures.
Quant au contrôle plus efficace des armes à feu demandé par 92% des Américains mais rejeté par le Sénat, la mesure n’a même pas été discutée par la Chambre des représentants, ce qui pourrait valoir quelques mauvaises surprises aux sortants républicains (représentants et sénateurs) lors des élections de mi-mandat en 2014…
Sans parler des coupes automatiques dans les dépenses («sequester») qui ont été mises en route après que les républicains aient refusé de s’entendre avec le président sur une gestion des déficits publics et une réorganisation de la fiscalité.
Le deuxième atout est que les républicains sont obligés de s’ouvrir aux revendications d’une population de plus en plus métissée pour pouvoir espérer remporter la prochaine présidentielle (même si la candidature probable d’Hillary Clinton risque de leur rendre la tâche extrêmement compliquée).
Ainsi, s’ils veulent attirer la majorité des votes des latinos et des asiatiques, indispensable pour espérer remporter la Maison blanche, ils doivent adopter une approche plus positive sur l’immigration, sujet majeur d’Obama.
Le troisième atout est une embellie réelle de l’économie américaine (même si elle doit être pérennisée et produire plus de croissance) qui crédibilise le discours et l’action de Barack Obama.
Bien entendu, il lui faut bâtir une stratégie gagnante pour que ces atouts produisent leurs effets. Or, après avoir remporté les dernières présidentielles, il a pu, pendant quelques semaines, les utiliser efficacement pour faire avancer son «agenda» (programme).
Mais le fait que des mesures de contrôle plus stricts sur la vente d’armes à feu n’aient pu être votées alors que Barack Obama s’était engagé fermement en leur faveur a démontré que rien n’était gagné d’avance et qu’il allait devoir batailler dur pour obliger les républicains à des compromis, tout en espérant regagner la majorité à la Chambre des représentants en 2014, tout en ne perdant pas celle au Sénat.
Le challenge est donc relevé. D’autant que Barack Obama continue de vouloir construire un consensus large autour de ses politiques centristes, ce qui ne lui facilite pas la tâche.
Alexandre Vatimbella
© 2013 LesNouveauxMondes.org

lundi 18 mars 2013

Le Carnet Américain d'Alexandre Vatimbella. Barack Obama est-il toujours centriste?

Alors qu’il vient tout juste de commencer son second mandat après avoir été réélu sans équivoque, de nouveau, les accusations fusent à l’encontre de Barack Obama, notamment depuis que les coupes budgétaires automatiques sont entrées en vigueur après l’échec des négociations entre la Maison blanche et la Chambre des représentants, début mars.
Venus de la droite comme de la gauche, celles-ci prétendent que le président des Etats-Unis n’est pas (ou plus) un centriste mais qu’il a, soit opéré un tournant à gauche (selon les conservateurs), soit mis de l’eau dans son vin démocrate pour séduire les républicains (selon les liberals).
Qu’en est-il?
Il est vrai que Barack Obama campe sur des positions bien plus fermes aujourd’hui face aux républicains. Mais la faute à qui et pourquoi? Ce sont ces mêmes républicains qui ont tout fait pour radicaliser les deux camps depuis 2009. Et lorsque Barack Obama a fait des gestes vers leurs positions, à chaque fois, ils en ont profité pour lui en demander plus, c’est-à-dire de pencher nettement sur sa droite.
On ne peut donc pas le blâmer, après avoir été réélu par ces concitoyens et voyant ses thèses largement approuvées, d’adopter un positionnement de départ plus au centre-gauche afin de n’avoir pas à céder trop de terrain, in fine, lors des négociations avec des républicains toujours majoritaires à la Chambre des représentants et qui ont, une nouvelle fois, décidé de faire de l’obstruction car celle-ci est le dernier ciment qui leur reste entre eux, eux qui sont de plus en plus divisés entre les réalistes (qui ne veulent plus s’enfermer dans de l’idéologie stérile qui continuera à leur faire perdre la majorité des voix aux élections, ce qui a été le cas en novembre 2012, même à la Chambre des représentants où ils n’ont gardé leur majorité que grâce aux découpages honteux des circonscriptions réalisées par les organes législatifs de chaque Etat) et les idéologues (qui ne parlent que de «pureté» et de ligne politique sans concession contrairement au jeu politique traditionnel américain du consensus issu de la Constitution même des Etats-Unis qui a mis en place un système de balance des pouvoirs).
Mais, il est vrai aussi que Barack Obama a continué à affirmer qu’il était ouvert à un vrai compromis avec les républicains, notamment sur la réduction des déficits par un équilibre entre coupes budgétaires dans tous les domaines et augmentation des impôts des plus riches afin de ne pas compromettre la reprise économique que connait actuellement le pays.
De ce fait, il a été immédiatement accusé par la gauche du Parti démocrate de vouloir, une nouvelle fois, abandonner les programmes sociaux et favoriser les entreprises au détriment des plus pauvres.
En réalité, le changement le plus notable dans la politique de Barack Obama n’est pas le fond mais la forme.
Pendant quatre ans, même quand il avait une majorité démocrate à la Chambre des représentants jusqu’en 2010, il a tendu la main aux républicains, même s’il ne l’a pas fait de la manière traditionnelle pratiquée à Washington en faisant semblant d’être ami avec ses opposants, ce que ces derniers ainsi que les médias lui ont reproché.
Il faut dire qu’Obama croit en la politique et estime qu’elle ne sort pas grandie si elle ne devient qu’un spectacle.
Dans un monde de communication, c’est un handicap, lui que l’on présente pourtant (et à tort) comme un communiquant hors pair en faisant référence à ses deux campagnes présidentielles et à son utilisation d’internet et des réseaux sociaux.
Car il est avant tout un homme de conviction avant d’être un bateleur de foire.
Toujours est-il qu’il a constaté amèrement que ses ouvertures ont été, à chaque fois, l’occasion pour ses opposants de droite mais aussi de gauche, de tenter de l’affaiblir et de le déconsidérer auprès des électeurs.
Rappelons ainsi qu’en 2209, il avait voulu laisser au Congrès (Chambre des représentants et Sénat) le soin de structurer la loi sur l’assurance-santé à partir des grandes lignes qu’il avait défendues pendant la campagne présidentielle afin de trouver le plus large consensus possible.
Résultat, les républicains avaient fait de l’opposition systématique, avaient joué la montre et avaient monté des opérations de communication mensongères et indignes (comme par exemple, sur les «panels de la mort») qui ont abouti, entre autres, à l’émergence du Tea Party et à ses outrances.
De leur côté, les démocrates de gauche n’avaient pas cessé de dénoncer en Barack Obama un démocrate conservateur, certain allant même jusqu’à dire qu’il était plus à droite que nombre de républicains!
Dès lors, à l’entame de son second mandat – qui est pour lui tout aussi important que son premier, voire plus, car il légitime son action et n’en fait plus une curiosité historique, «le premier noir à la Maison blanche» -, il refuse de se faire coincer entre ces deux oppositions, surtout de permettre aux républicains de bloquer son action réformatrice qu’il veut mener dans de nombreux domaines (élections, contrôle des armes à feu, programmes sociaux, immigration, etc.).
Evidemment, il n’est pas sûr qu’il puisse réussir à sortir de cette nasse. Nombre de médias et de commentateurs sont sceptiques sur ses chances de réussite. Pour autant, il ne faudrait pas l’enterrer trop vite car on oublie trop souvent ses nombreux succès et à l’heure du bilan, honnête, on verra sans doute qu’il a beaucoup plus agi que certains ne le prétendent actuellement.
Reste que sa politique demeure aujourd’hui dans ses fondements ce qu’elle était au moment où il devint le 44° président des Etats-Unis, centriste. Et cela ne plaît vraiment pas à tout le monde. Comme d’habitude…
Alexandre Vatimbella
© 2013 LesNouveauxMondes.org

lundi 28 janvier 2013

Le Carnet Américain d’Alexandre Vatimbella. Sans le savoir, les Américains ont élu un nouveau président!

Voilà donc un nouveau président des Etats-Unis qui, physiquement, ressemble étrangement à celui qui vient d’accomplir un terme de quatre ans, avec une voix et un sourire identiques, sans parler de la couleur de sa peau mais qui, s’il sera mû par les mêmes valeurs et les mêmes principes, s’il aura les mêmes objectifs politiques, n’aura pas le même comportement et la même façon de gouverner que son prédécesseur.
Il ne sera pourtant pas le 45° président du pays mais plutôt un 44° bis!
Oui, Le deuxième mandat d’Obama devrait être fort différent du premier.
Plusieurs raisons militent pour cette thèse un peu étrange au premier abord.
En 2008, Obama avait été élu comme le premier président afro-américain et il avait gagné cette élection comme n’importe quel autre démocrate y serait parvenu face à un candidat du Parti républicain complètement discrédité par les huit années de présidence de Georges W Bush.
Les commentateurs avaient alors expliqué pendant la campagne que n’importe quel âne (emblème des démocrates) devait gagner l’élection et serait le prochain pensionnaire de la Maison blanche.
Les électeurs avaient, d’une part, fait l’histoire en élisant un noir au poste suprême et, d’autre part, voulu solder l’ère «W» fait de deux guerres, d’une manière de gouverner parfois discutable et d’une crise économique et financière qui menaçait le pays d’une récession encore plus forte que celle des années trente après le crash de Wall Street en 1929.
Mais, en 2013, Ils n’avaient donc plus aucune mission de ce genre à accomplir.
Dès lors, la reconduction d’Obama à la tête du pays n’allait pas de soi.
D’autant que si l’économie s’était améliorée, en particulier dans la dernière année de son mandat, la croissance n’est toujours pas mirifique.
De même, le pays n’est pas devenu «post-partisan» comme l’espérait Obama, mais encore plus divisé du fait même que les républicains, par peur et aussi par haine, se sont opposés systématiquement à lui pour éviter qu’il réussisse sa présidence et que cela aboutisse effectivement à cette ère nouvelle qui ne les relègue dans l’opposition pendant des décennies.
Certains commentateurs, certes moins nombreux qu’en 2008, ont expliqué que, dans ces conditions, n’importe quel éléphant (emblème des républicains) devaient gagner la présidentielle…
On connait la suite.
Barack Obama a fait mentir le pronostic et bien d’autres prévisions du même type en étant réélu malgré ces handicaps et quelques autres avec la majorité absolue du corps électoral.
Une des raisons principales est que les Américains l’aiment. Mais il a également un bilan que les électeurs ont trouvé acceptable au vu des circonstances difficiles qu’ont connues les Etats-Unis.
En outre, c’est vrai, peu d’entre eux, même beaucoup d’électeurs républicains, pensaient que Mitt Romney avait la carrure pour occuper le Bureau ovale…
Résultat, la situation est bien différente pour Barack Obama aujourd’hui par rapport à 2008.
Il sait maintenant, avec soulagement, qu’il n’a pas été élu uniquement comme une curiosité politique (le premier président noir), ni même que grâce à la conjoncture politique (la haine de George W Bush) et économique (crise économique et financière).
Sa réélection est de ce point de vue une libération.
C’est la raison pour laquelle il ne gouvernera pas de manière identique lors de son second mandat et qu’il tentera beaucoup.
Passionné par l’Histoire,  il veut y entrer, non seulement, comme un président qui a réparé la machine USA mais également comme un leader qui a permis la nécessaire métamorphose de cette nouvelle Amérique désormais majoritairement métissée, lui permettant de demeurer la première puissance mondiale au XXI° siècle.
Concrètement, cela signifie, par exemple, qu’il ne compte plus faire de cadeaux exorbitants aux républicains comme il a été obligé d’en faire au cours de son premier mandat, les deux premières années, parce qu’ils voulaient les convaincre de voter des mesures consensuelles, les deux dernières années, parce que ceux-ci avaient conquis la Chambre des représentants et qu’ils bloquaient toutes ses initiatives pour en faire un «one term president» comme l’avait claironné assez maladroitement dans les médias Mitch McConnell, le chef des sénateurs républicains.
Cela signifie aussi qu’il se sent plus libre vis-à-vis de la gauche du Parti démocrate qui n’a pas été, non plus, très tendre avec lui (elle avait même, un temps, imaginé présenter un candidat contre lui lors des primaires démocrates).
On devrait donc voir un président plus pugnace, plus volontaire comme c’est déjà le cas avec sa croisade contre la vente des fusils d’assaut et pour un contrôle plus important des armes à feu ou, comme on l’a constaté, dans sa fermeté à ne pas céder au chantage des républicains lors des négociations sur la résolution de la «fiscal cliff» puis sur le relèvement du plafond de la dette (ce qui a été payant même si les deux problèmes ne sont pas totalement réglés).
On a eu un nouvel aperçu de la détermination de Barack Obama dans le discours qu’il a prononcé le jour de l’inauguration de son second mandat, le 21 janvier dernier.
Certains n’ont pas hésité à le qualifier de déclaration de guerre aux républicains et de très marqué à gauche, ce qui n’est le cas.
Il s’agit effectivement d’un discours volontariste et sans compromission sur tout ce qu’Obama a promis depuis 2008 et sur la manière de gouverner par et dans le consensus et le compromis mais certainement pas dans le renoncement.
Il est bien sûr trop tôt pour savoir si ce «nouveau» président réussira dans son entreprise qui ne s’annonce guère plus facile que celle de son «prédécesseur».
En tout cas, on peut être sûr que Barack Obama ne compte pas faire de la figuration et qu’il l’a fait savoir!
Alexandre Vatimbella
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mardi 22 janvier 2013

Le Carnet Américain d'Alexandre Vatimbella. Obama II commence au centre

Barack Obama a été investi pour son second mandat de président des Etats-Unis le 20 janvier à la Maison blanche en prêtant serment devant le président de la Cour suprême, John Roberts.
Et lundi, Il a répété son serment devant une foule plus nombreuse et enthousiaste que prévue, rassemblée devant le Capitole, le siège du Congrès des Etats-Unis à Washington (cette double cérémonie est due au fait que le 20 janvier tombait un dimanche, jour de repos, et que la Constitution obligeait à ce que le nouveau président mais aussi son vice-président prêtent serment à cette date).
Le voilà donc au début de quatre années nouvelles pour gouverner les Etats-Unis. Que peut-on en attendre au niveau de la ligne politique? Sera-t-elle toujours centriste ou plus marquée à gauche par un raidissement face à l’opposition systématique des républicains qui, malgré quelques infléchissements ce dernier mois, devrait demeurer très dure?
Son discours d’inauguration où il a repris à plusieurs reprises la fameuse formule par laquelle commence la Constitution américaine, «We, the people» (Nous, le peuple) donne quelques réponses à ce sujet.
D’une durée assez courte, il a été marqué par un appel pressant et constant à l’unité de tous les citoyens afin de bâtir les Etats-Unis de demain sur les principes de toujours (la liberté, l’égalité des chances et le droit de réussir son rêve américain).
Surtout, il a dit avec solennité qu’en Amérique, toute personne était égale à une autre: «Nous, le peuple, déclarons aujourd’hui que la plus évidente des vérités – que nous avons été créés égaux – est l’étoile qui encore nous guide».
Bien entendu, on sait bien que tout cela est plus de l’ordre du symbolique que de la réalité. Mais c’est cela aussi qui cimente une communauté, ces idéaux communs qui entretiennent l’espoir d’un avenir meilleur.
Néanmoins, rappelons que le rêve américain version démocrate insiste plus sur le destin commun de tous les citoyens tandis que sa version républicaine se focalise d’abord sur le droit de réussir sa vie par la seule force de sa volonté, avec ou sans et même parfois en marge de la communauté pour certains libertariens.
Cette Amérique de demain, selon Barack Obama, sera celle qui permettra à tous de construire leur existence dans la sécurité (avec, notamment, une assurance maladie et une retraite garanties) sans qu’ils soient traités injustement d’assistés.
Il s’agira, entre autres, d’offrir à tous une bonne éducation, de lutter contre le réchauffement climatique, d’innover, de vivre en paix en tournant le dos aux conflits armés autant que possible et d’être toujours cette terre d’accueil pour tous ceux qui, dans le monde, rêve de liberté et de réalisation de soi-même, sans oublier un meilleur contrôle des armes à feu pour permettre aux enfants de vivre dans un environnement sûr.
Barack Obama a expliqué que seule une nation rassemblée pourrait relever les défis qui se présentent au pays, un pays qui est une démocratie «du peuple, pour le peuple, par le peuple», reprenant ainsi le discours historique d’Abraham Lincoln à Gettysburg lors de la Guerre de sécession.
Il a aussi déclaré que c’était le moment pour sa génération de se battre afin que les Etats-Unis demeurent le phare de la liberté pour tous sans exception (parlant des avancées des droits des minorités qu’elles soient ethniques ou sexuelles).
Ce qui est important dans ce discours, c’est que Barack Obama estime qu’il a énormément de travail à faire pour tenir les promesses qu’il a faites il y a quatre ans lors de sa première élection.
Comme il l’a dit dans un mail adressé à ses supporters, «il est temps maintenant de finir ce que nous avons commencé»
Dès lors, c’est un président beaucoup plus ferme sur ses positions et ses principes que l’on devrait découvrir mais animé de la même volonté de construire de manière équilibrée et consensuelle un pays de liberté (notamment d’entreprendre) d’opportunités pour tous, tolérant pour toutes les communautés et solidaires pour ceux qui en ont besoin à un moment ou à un autre de leur existence.
Un pays où chacun peut exercer ses droits et être récompensé des efforts qu’il fait.
Un pays où la priorité est de développer et de faire progresser la classe moyenne.
Tout cela s’appelle simplement une vision centriste et fait écho à ce désormais fameux «fair shake» (opportunité équitable) qui, selon Obama, est une bonne définition de sa politique.
Alexandre Vatimbella