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samedi 11 décembre 2010

Une semaine aux Etats-Unis. Bill Clinton à la Maison Blanche / Constitutionnal conservatism / Cherche candidat de gauche contre Obama / Accord Obama-républicains sur les remises d’impôts


Bill Clinton était de retour à la Maison blanche cette semaine. Il est apparu dans la salle de presse pour répondre aux questions des journalistes… Il venait aider son «ami» Barack Obama et affirmer que la politique de ce dernier était la bonne. Voilà bien une image quelque peu surréaliste même si les rapports entre les deux hommes sont bons depuis l’investiture d’Obama en janvier 2009 et la présence d’Hillary Clinton à Washington comme de secrétaire d’Etat. Mais pour ceux qui ont la mémoire un peu moins courte, les attaques dures et peu fair-play du clan Obama contre le clan Clinton (et réciproquement) durant la campagne pour la désignation du candidat démocrate en 2008 font qu’une image des deux hommes parlant de politique officiellement à la Maison blanche est malgré tout quelque peu étonnante…
Les révélations de Wikileaks continuent à faire leurs effets malgré l’arrestation de Julian Assange, le responsable du site internet par les autorités britanniques (pour une affaire de mœurs en Suède). Il y a deux opinions qui s’affrontent sur la publication des documents du département d’Etat. Il y a ceux qui estiment que leur contenu montre une Amérique qui ne contrôle pas vraiment le jeu diplomatique. Et il y a ceux qui, au contraire, estiment que les Etats-Unis sont assez fidèles à leurs idéaux et que le contenu des dépêches et des mémos publiés montrent une bonne qualité d’analyse des diplomates américains…
Barack Obama a conclu un accord pour proroger pour deux ans les baisses d’impôts décidées par George W Bush, même pour les plus riches, contre une extension de treize mois des allocations chômage pour les demandeurs d’emploi en fin de droits, au grand dam de la gauche du parti démocrate. Celle-ci rue dans les brancards et menace de ne pas voter cet accord. Elle menace également de présenter un candidat contre Barack Obama pour les présidentielle de 2012. Problème, aucune personnalité de premier plan de la gauche démocrate ne semble être prête actuellement à se confronter au président en place comme l’avait fait Edward Kennedy contre Jimmy Carter en 1980 provoquant en grande partie la défaite de ce dernier, ensuite, face à Ronald Reagan ainsi qu’un traumatisme à l’intérieur du parti démocrate.
A Washington, on discute aussi de comment réduire les déficits des finances publiques. Les trois domaines qui ont le plus les faveurs des analystes sont les dépenses militaires, les pensions de retraite et les déductions fiscales pour l’achat d’un logement. Les mesures qui pourraient être prises, permettraient selon les experts de faire d’importantes économies. Problème, ces trois secteurs sont très sensibles. Le secteur militaire a, pour l’instant, non seulement échapper à toute coupe budgétaire, mais a vu ses crédits croître sans qu’aucun responsable politique n’y trouve à redire alors que beaucoup de programmes n’ont aucun intérêt sauf à enrichir le fameux complexe militaro-industriel, dénoncé déjà en son temps par le président Eisenhower… Toucher aux pensions de retraite serait très mauvais électoralement car les Américains qui veulent que le gouvernement fasse des économies selon les sondages sont pourtant contre des coupes dans les budgets sociaux et les déductions d’impôts selon les mêmes sondages… C’est pourquoi il sera aussi difficile de couper dans les déductions fiscales pour l’achat d’un logement qui font partie du paysage économique du pays.
Un des courants du parti républicain qui devraient tenir le haut du pavé lors des deux ans à venir est ce que l’on appelle le «Constitutional conservatism». Il s’agit, pour ses tenants, de ne voter que des textes législatifs qui sont justifiés par la constitution américaine. Le seul problème c’est que la constitution n’est pas toujours très claire, qu’elle a évolué et qu’il faut prendre en compte la volonté de ceux qui l’on écrite (ce que font les tribunaux et la Cour suprême depuis toujours). De même, ce serait nier l’évolution de la société depuis plus de deux siècles et même revenir en arrière par rapport aux politiques mises en œuvre par les démocrates (c’est le but, évidemment) mais aussi par les républicains…
Alexandre Vatimbella
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