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samedi 8 janvier 2011

Une semaine aux Etats-Unis. Loto à 355 millions de dollars: deux gagnants dans l’Idaho et Washington State / Obama, sa nouvelle équipe et son projet en une phrase magique / Que vont faire les républicains / Le sacrilège fait à Huckleberry Finn / Pluie d’oiseaux morts dans l’Arkansas et le Mississipi / Le commandant du porte-avions Entrepris viré / Pas de miracle pour les Giants


C’était la plus grosse cagnotte jamais mise en jeu par le loto de New York, le plus important du pays: 355 millions de dollars. Les gens ont fait la queue devant les kiosques des rues et des avenues de Big Apple. Mais, encore une fois, ce sont des habitants d’autres Etats qui ont gagné! Deux, un dans l’Idaho et un autre dans l’Etat de Washington. Ce dernier, si content de repartir avec un chèque de plus de 175 millions de dollars est venu le dire à la télévision en montrant son visage aux caméras. Pas sûr que cette dernière initiative lui porte chance…
La cohabitation «made in USA» (que l’on appelle «divided government») a débuté à Washington. Le challenge pour Barack Obama est de tenir pendant deux ans en pratiquant une politique d’ouverture et en prenant des initiatives populaires. De même, lui conseillent certains «pundits» (c’est-à-dire des experts renommés), il lui faut trouver une formule-choc qui va caractériser sa nouvelle orientation. En attendant de l’avoir trouvée, le président a décidé de remplacer un grand nombre de ses collaborateurs à la Maison blanche (comme c’est de plus en plus le cas pour tous les présidents, le travail harassant dans l’équipe présidentielle ne pouvant souvent pas être exercé pendant les quatre ans d’un mandat).
Evidemment, dans une optique de cohabitation, il a choisi de nombreux démocrates centristes qui ont travaillé avec Bill Clinton et qui ont fait leurs preuves face à un Congrès dominé par les républicains, même si, cette fois-ci, seule la Chambre des représentants est à majorité républicaine. Son nouveau «chief of staff» (chef de cabinet) vient de Chicago et de la famille Daley, maire de père en fils et initiatrice de la «machine Daley» qui n’a pas toujours navigué en eau claire et saine… Mais William, lui, n’a pas été maire comme son frère et son père, «seulement» ministre du commerce de Bill Clinton et était, avant sa nomination, un des dirigeants de la banque JP Morgan Chase.
Autre nouveau collaborateur, Gene Sperling, qui va prendre en main l’économie, avait déjà occupé un tel poste lors de la présidence Clinton. Barack Obama ne voulait pas suivre les pas de Bill Clinton. C’est en tout cas ce qu’il avait déclaré lors des primaires du Parti démocrate afin de n’être pas lâché par les libéraux, les démocrates les plus à gauche, nécessaires pour son investiture face à Hillary Clinton, détestée par ceux-ci. Mais on ne fait pas toujours ce que l’on veut. Surtout quand on prend un «shellaking» (une rouste) lors des élections de mi-mandat…
Quant aux républicains, leur challenge va être de devoir démontrer leur capacité à gouverner. Leur large victoire, paradoxalement, mais aussi leur absence de leaders naturels vont être un handicap d’autant que le parti républicain est traversé par de nombreuses tendances et que certains élus n’ont aucunement l’intention de faire allégeance au mouvement réactionnaire Tea Party même s’ils sont des conservateurs bons teints.
Mark Twain va peut-être se retourner dans sa tombe. Encore qu’il ne se faisait pas trop d’illusions sur la nature humaine. Voilà que son chef d’œuvre, Huckleberry Finn est, de nouveau sur la sellette, pour l’emploi du mot «nigger» (nègre), qui est aujourd’hui considéré comme outrageant envers la communauté noire, ou, plutôt, afro-américaine. Ce qui n’était évidemment pas le cas à l’époque où écrivait celui qui est considéré comme le plus grand auteur américain. Un livre vient de sortir où «nigger» a été remplacé par «slave» (esclave). Son «auteur» a expliqué qu’il souhaitait ainsi que l’œuvre soit à nouveau étudiée à l’école et disponible dans de nombreuses bibliothèques, ce qui n’est plus le cas avec la version originale.
Si quelques uns ont applaudi à cette initiative, la plupart des commentateurs ont rué dans les brancards accusant cette morale politiquement correcte et bien-pensante de réécrire des chefs d’œuvres et, à tout le moins, d’être ridicule. Ceci rappelle une citation savoureuse d’un afro-américain: «Avant j’étais un nègre. Puis je suis devenu un homme de couleur avant d’être un noir. Aujourd’hui, je suis un afro-américain. Mais je n’ai jamais vu la différence»!
Des oiseaux morts sont tombés du ciel sur des habitants de l’Arkansas et du Mississipi sans que l’on sache pour l’instant le pourquoi de cet étrange phénomène même si les explications n’ont pas manqué. Les plus sérieuses sont celles qui expliquent le phénomène par les tirs de feu d’artifice du nouvel an qui auraient pu provoquer une véritable panique chez ces oiseaux qui voient très mal la nuit et qui se seraient heurtés les uns les autres mais aussi dans tout un tas d’obstacles comme les maisons et les arbres. En attendant de savoir, si ce sera possible, la vraie raison, les journaux télévisés américains n’ont pas manqué l’aubaine d’en faire leurs gros titres.
Owen Honors était un as de l’aviation et un soldat sans peur. Mais il n’est plus sans reproche depuis qu’internet a dévoilé ses émissions de télévision alors qu’il était capitaine en second d’un des porte-avions emblématiques du pays, l’Entreprise. Il animait ainsi une sorte de talk-show pour les membres de l’équipage et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il faisait dans l’humour graveleux et un peu «beauf». Devant ce spectacle ridicule à portée d’un large public mais déjà connu de sa hiérarchie, l’US Navy a d’abord décidé de suspendre celui qui était devenu depuis le capitaine du navire. Puis, elle l’a tout simplement viré arguant que ses apparitions télévisuelles ne permettaient plus d’avoir confiance en lui, ni dans ses capacités de commandement. Pourtant, toujours sur internet, nombre de ses subordonnés lui ont apporté leur soutien sur des pages facebook créées pour l’occasion…
Les Giants ne joueront pas les play-offs du championnat de football américain. Ils sont passés près de la qualification mais l’équipe newyorkaise a, une nouvelle fois, failli à participer à la deuxième phase de la saison et déçu ses nombreux fans. Les joueurs avaient pourtant bien commencé, comme d’habitude, avant de s’effondrer, comme d’habitude…
Alexandre Vatimbella
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