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dimanche 27 février 2011

La semaine de la Mondialisation. La flambée du pétrole pourrait remettre en cause le retour de la croissance / Une grande coalition mondiale pour contrer la Chine avec les Etats-Unis à leur tête? / En matière économique et financière, c’est plutôt un G zéro!


Croissance économique en hausse = consommation de matières premières en hausse. On connaît cette équation. Et l’on sait, alors, que tout événement inquiétant quand à la fourniture de matières premières peut faire déraper les prix. C’est ce qui se passe avec les révoltes et les manifestations qui touchent le monde arabe et, plus particulièrement, la révolution violente qui ébranle la Lybie actuellement. Car cette dernière, à l’opposé de la Tunisie, de l’Egypte ou du Yemen, est un pays producteur de pétrole avec, en plus, d’énormes réserves, les plus importantes du continent africain. Du coup, les prix du pétrole ont commencé à flamber jusqu’à ce que l’Arabie Saoudite se décide à augmenter sa production afin de se substituer à la production lybienne apportant un peu de répit dans le renchérissement du prix de l’or noir.
Mais, au-delà des soubresauts géostratégiques, répétons-le encore et encore, le prix du pétrole est voué à fortement augmenter dans les années à venir. Il faut s’y faire. C’est une donnée de la croissance de l’économie mondiale. Seule une récession, que personne ne veut, le fera baisser. En attendant son remplacement par ces énergies alternatives. Car il n’y a pas assez de pétrole pour tout le monde si la croissance mondiale est forte. En tout cas, il n’y en aura pas pour ceux qui ne peuvent payer des prix élevés. Quant aux autres, la chèreté des matières premières énergétiques pèsera sur leurs économies. D’où, peut-être, un cycle infernal de «up & down» où la croissance économique ralentira dès que le prix du pétrole augmentera et repartira à la hausse dès qu’il baissera…

Et si la stratégie américaine vis-à-vis de la Chine était de monter une grande coalition mondiale pour contrer son expansion agressive? Une coalition qui, évidemment, ne dirait pas son nom C’est plus que plausible quand on voit les efforts de l’Administration Obama pour séduire le Brésil - membre du club du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine), faut-il le rappeler - qui ne demande pas mieux de voir le grand frère du Nord du continent lui faire les yeux doux. On verra bien si tout cela est aussi sérieux qu’on le pense ici lors de la visite dans le courant mars de Barack Obama à Brasilia. Mais cette stratégie ne peut marcher, et ne commence à marcher, que parce que la Chine a montré un visage pour le moins inquiétant ces deux dernières années sur la scène internationale. Aux Chinois, eux aussi, de changer.

Pour en revenir au G20 des ministres des finances qui s’est tenu la semaine dernière en France, force est de constater que les convergences demeurent très limitées. Personne ne veut qu’une crise mondiale revienne, mais personne ne veut que l’autre profite du renouveau de la croissance à sa place. Du coup, c’est le chacun pour soi enrobé dans des déclarations de bonnes intentions et des réunions qui accouchent de pas grand chose. Et comme l’a dit le cassandre de l’économie mondiale, Nouriel Roubini, récemment au Forum de Davos, «nous n’avons pas de leader et aucun accord sur ce la politique économique et ce que nous devons faire maintenant». Et d’ajouter qu’en matière économique, il n’existe ni un G7, ni un G8, ni un G20 mais un G0! Il n’est certainement pas loin de la réalité…

Alexandre Vatimbella
© 2010 LesNouveauxMondes.org

samedi 26 février 2011

Une semaine aux Etats-Unis. Des prêtres pédophiles encore en place / Une croissance moins forte que prévue en 2010 / Donald Trump peut-il battre Barack Obama en 2012? / Rahm Emmanuel, nouveau maire de Chicago / Un monopoly «anti-triche» / La chaîne d’Oprah Winfrey démarre doucement / No snow at Frisco!


Selon le New York Times, les prêtres pédophiles sont encore nombreux dans l’église catholique, même après les nombreux scandales qui l’ont secouée à ce propos ces dernières années. Pire, la hiérarchie, ou du moins certains de ses membres, savent où ils se trouvent et, non seulement, ne les dénoncent pas mais adoptent des attitudes conciliantes vis-à-vis d’eux. C’est évidemment un nouveau scandale que dénonce le grand quotidien de la côte est. D’autant que l’église catholique promet à périodes répétées qu’elle va faire le ménage sans que rien ne se passe, si ce n’est une repentance qui ne peut pas s’appliquer indéfiniment. Bien entendu, il est difficile d’éradiquer toutes les brebis galeuses et de prévenir leurs agissements. Néanmoins, une chose est de ne pouvoir agir parce que l’on ne sait pas (encore), une autre est de ne pas vouloir agir alors que l’on sait. Dans ce dernier cas, la position de l’église est inacceptable.

Les chiffres définitifs de la croissance 2010 ont été publiés. Ils sont un peu en retrait de ce qui avait été prévu à la fin de l’année dernière. Au lieu de 2,9%, la croissance de l’économie américaine affiche un taux de 2,8%. Un petit 0,1% qui montre que la croissance a, en réalité, été moins forte au quatrième trimestre notamment parce que les consommateurs ont dépensé moins que prévu. Même si la Réserve fédérale demeure optimiste cette année avec une prévision de croissance entre 3,4% et 3,9% (nettement plus que ce que prévoit l’Administration Obama, 2,7%), l’économie américaine ne devrait pas être capable de créer beaucoup d’emplois supplémentaires. Le taux de chômage ne devrait baisser qu’à la marge ce qui fera du problème de l’emploi un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle de 2012, au grand bonheur des Républicains qui espèrent pouvoir battre Obama grâce à de mauvais chiffres dans ce domaine.

Même si la candidature de Donald Trump à la Maison Blanche pour 2012 continue à sourire les politologues (d’autant qu’il a annoncé vouloir se présenter lors des dernières éditions de la présidentielle sans jamais sauter le pas), les sondages lui donne de bonnes chances, sinon de battre l’hôte actuel de la Maison Blanche, au moins de l’accrocher fortement. En tout cas, mieux que Mitt Romney ou Sarah Palin, par exemple. Vous direz que l’élection présidentielle est encore loin. Et vous aurez raison. Donald Trump peut s’effondrer dans les enquêtes d’opinion comme beaucoup de ses devanciers venus du monde des affaires ou du monde de l’entertainement (lui, il vient des deux!). Seulement, voilà, un Ronald Reagan a bien été élu et un Ross Perot a fait de très bons scores les deux fois où il s’est présenté. Donc, rira bien qui rira le dernier…

L’ancien «chief of staff» de Barack Obama à la Maison Blanche, Rahm Emmanuel, a été élu maire de Chicago cette semaine. Certains s’étonnent de sa volonté de devenir le premier édile de la troisième ville des Etats-Unis (après New York et Los Angeles). Lui, l’ancien directeur de cabinet de Bill Clinton (et donc d’Obama), l’ancien numéro trois du pays en tant que premier «speaker» juif de la Chambre des représentants et, donc, ancien parlementaire. Oui, mais voilà, Emmanuel est un enfant de Chicago et il rêvait depuis toujours de ce poste. Il succède à un Daley, cette famille qui a eu des maires de la ville depuis trois générations. Il va trouver une ville en plein bouleversement et renouveau, bien moins raciste et ségrégationniste qu’il y a vingt ans et prête à prendre une place dans les grandes métropoles de la mondialisation.

Le Monopoly a des règles précises… mais, jusqu’à présent, peu des joueurs les respectaient! Parfois, on se distribue plus d’argent pour pouvoir acheter tout ce que l’on veut. Parfois, la banque fait un crédit illimité aux perdants afin d’enrichir les gagnants et continuer la partie indéfiniment (en tout cas jusqu’à ce que la banque ne puisse plus rembourser ses dettes auprès de ces mêmes gagnants…). Souvent, on fait les deux entorses aux règles et quelques autres. Cependant, cet âge d’or des tricheurs (peut-être plus nombreux que les autres!) devrait se terminer. Car les nouveaux jeux ont pour banque… un ordinateur. Et là, pas moyen de le blouser et de se servir dans la caisse. Décidément, le climat des affaires est dur pour les capitalistes sans foi ni loi…

Ce n’est pas un échec mais venant de celle qui est l’icône de la réussite américaine, cela y ressemble un peu. OWN, c’est-à-dire Oprah Winfrey Network ou encore la chaîne lancée par la star du petit écran US, Oprah Winfrey, démarre doucement et ne bouscule pas les taux d’écoute, un mois après son lancement. Il faut dire que cette chaîne n’est accessible que par le câble et est payante. C’est bien sûr dans un an voire deux qu’il faudra faire le bilan, d’autant que la chaîne a lancé de nombreux tournages d’émissions et de séries et qu’Oprah Winfrey doit terminer d’abord sa saison sur ABC avant de pouvoir se consacrer entièrement à son bébé.

Les San Franciscains l’attendaient depuis 1976 mais elle n’est pas venue… Qui? La neige. Des flocons blancs dont les météorologues avaient prédit la tombée sur la ville californienne. Bon, ils sont tombés quelques centaines de mètres plus haut, sur les collines surplombant la Golden Gate city mais pas au niveau de la mer. Et la météo prévoit de la pluie pour le semaine prochaine. Du coup, certains se reprennent à espérer la neige!

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

Les Etats-Unis et le Brésil veulent étendre leur coopération en matière d’infrastructure face à la Chine


Même si les Etats-Unis et le Brésil ont encore du chemin à faire pour devenir les meilleurs amis du monde, la volonté semble là entre les deux présidents, Barack Obama et Dilma Rousseff.
La prochaine visite du président américain au Brésil en mars devrait être l’occasion d’annoncer de nouveaux projets communs notamment dans le secteur des infrastructures. Non seulement il s’agirait de mettre sur pied de nombreux chantiers au Brésil mais aussi de développer des coentreprises qui se positionneraient à l’international et, en particulier, sur le continent africain.
Cette dernière localisation n’est pas évidemment pas anodine puisqu’il s’agirait de concurrencer la présence chinoise de plus en plus importante dans ce secteur sur le continent noir.
Le concurrent commun numéro un des deux pays semblent de plus en plus être la Chine, au grand dam de celle-ci. Et c’est peut-être de cette façon que le partenariat américano-brésilien va se renforcer dans les années à venir. Un possible retour du bâton de la politique agressive chinoise sur la scène de la mondialisation qui pourrait et devrait faire réfléchir Pékin.
Alexandre Vatimbella
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jeudi 24 février 2011

Selon le FMI, le dollar est surévalué et le yuan sous-évalué


Voilà une proposition du FMI (Fonds monétaire international) qui va faire plaisir aux Etats-Unis mais va mécontenter beaucoup de monde, de l’Europe à la Chine en passant par le Brésil et l’Inde.
Selon l’organisme financier international présidé par le Français, Dominique Strauss-Kahn, le dollar serait surévalué, l’euro et le yen à des valeurs conformes à la situation économique de leurs zones respectives et les monnaies des grands pays émergents sous-évaluées, en premier lieu, bien sûr, le yuan chinois.
Le FMI part de ce constat pour préconiser un réajustement de tous ces taux de change afin de faire baisser la valeur du dollar qui aurait, selon ses responsables, un effet positive sur la globalisation.
Dans le document publié par le Fonds, on peut lire qu’ «une nouvelle dépréciation effective du taux de change du dollar contribuerait à une baisse durable du déficit des comptes courants des Etats-Unis vers un niveau plus en conformité avec les fondamentaux de moyen terme, apportant un soutien à une croissance plus équilibrée».
A noter que la position officielle des Etats-Unis est de soutenir un dollar fort mais certains suspectent le gouvernement américain de faire le contraire en pratique…
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

dimanche 20 février 2011

La semaine de la mondialisation. La hausse des prix des denrées alimentaires créent des millions de pauvres / G20: un petit accord, mais un accord tout de même…


Pour la Banque mondiale, la forte hausse des prix alimentaires a créé par moins de quarante-quatre millions de pauvres supplémentaires depuis juin 2010 dans le monde. Selon le président de l’organisme international, l’Américain Robert Zoellick, «les prix alimentaires mondiaux sont en train d’atteindre des niveaux dangereux, et constituent une menace pour des dizaines de millions de pauvres à travers le monde. (…) Cette hausse des prix est déjà en train de faire basculer des millions de personnes dans la pauvreté et d’exercer des pressions sur les plus vulnérables, qui consacrent déjà plus de la moitié de leurs revenus à l’alimentation».
Pour l’instant, la situation n’est pas aussi grave qu’en 2008 grâce à de bonnes récoltes notamment en Afrique. Mais aucune régulation n’est prévue sur les prix des denrées alimentaires de base comme l’avait proposée la France. Une mesure combattue par de nombreux pays producteurs, en tête desquels le Brésil.

La réunion des ministres des Finances du G20 à Paris vendredi et samedi, a accouché d’un accord au grand bonheur de la France qui préside ce club pour un an et qui avait annoncé, un peu prématurément et un peu présomptueusement, qu’elle allait travailler à changer les règles de la mondialisation.
Cet accord ne révolutionne pas l’économie mondiale. Il ne porte que sur les indicateurs permettant de mesurer les déséquilibres économiques, mais il a le mérite d’exister. Comme souvent, c’est la Chine qui s’est montré la plus opposée à un consensus car elle ne voulait pas être accusée officiellement de manipuler sa monnaie et d’avoir des réserves de changes trop importantes.
Les indicateurs retenus concernent à la fois les déséquilibres internes d’un pays (sa dette, ses déficits publics, son épargne privée) et ses déséquilibres externes (par sa balance courante et non sa balance commerciale comme voulue par la France et refusée par la Chine). Dans le cas de ces déséquilibres externes, l’analyse de cette balance courante permettra, selon Christine Lagarde, la ministre de l’Economie et des Finances française, présidente de la réunion, «de prendre en considération les taux de change, la politique fiscale et la politique monétaire» afin de faire le diagnostic d’une économie nationale.
Reste que ces indicateurs et ce diagnostic, s’ils peuvent montrer du doigt un pays, ne peuvent en aucune manière l’engager à changer sa politique économique.

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

vendredi 18 février 2011

Une semaine aux Etats-Unis. L’économie devrait croître plus vite mais le chômage demeurer élevé / Les républicains font du coupe-coupe dans le budget / Gene Sharp, le guide des révolutions arabes? / La bataille de l’allaitement maternel


Selon les nouvelles prévisions de la Fed, la réserve fédérale, l’économie américaine devrait connaître une croissance plus élevée que prévue. En revanche, le taux de chômage devrait demeurer élevé. Ainsi, la hausse du PIB devrait se situer entre 3,4% et 3,9% contre une fourchette de 3% et 3,6% prévue précédemment. Le pourcentage de chômeurs dans la population active, lui, devrait se situer entre 8,8% et 9%, soit juste 0,1% de moins que prévu précédemment.
Si ces prévisions sont justes, cela voudra dire que l’économie américaine connaîtra sa meilleure année de croissance depuis 2004. Mais lors de la prochaine élection présidentielle, le taux de chômage devrait se situer juste en dessous de 8%, ce qui ne facilitera pas la campagne de réélection de Barack Obama.

Un peu sonné par les victoires de Barack Obama lors de la dernière session du Congrès à majorité démocrate puis par la tuerie de Tucson et le discours fédérateur du même Obama avec, en sus, sa remontée dans les sondages, les républicains ont eu du mal à reprendre la main. Mais ils ont décidé de faire fort en coupant à tout va les budgets dans les Etats où ils sont majoritaires, avec des cas extrêmes comme dans le Wisconsin, et, bien évidemment au niveau fédéral.
Leurs coupes sont tellement fortes que la Maison Blanche menace de mettre son véto à la loi de finances. De son côté, John Boehner, le speaker républicain de la Chambre des représentants parlent de «shut down», c’est-à-dire de fermer le robinet financier si la loi n’est pas votée ce qui ne permettrait plus aux administrations de fonctionner. Ce serait le retour à l’ère Clinton. Sauf que cette guerre Maison Blanche v. Parti républicain permit à Clinton de se faire réélire…

Gene Sharp: ce nom ne vous dit peut-être rien mais il se pourrait bien que l’homme soit celui qui a permis de nombreuses révolutions non-violentes, ce que deviendront peut-être, in fine, les révoltes dans les pays du monde arabe. Ce professeur et écrivain qui défend la non-violence face aux dictateurs et aux autocrates a ainsi écrit des livres où il explique comment s’opposer pacifiquement à des régimes autoritaires et les faire tomber. De la Serbie au Myanmar, de la Tunisie à l’Egypte, du Venezuela à l’Iran, tous ceux qui luttent contre les despotes et les tyrans, ont lu ses ouvrages. Et beaucoup insistent pour dire que ceux-ci les ont aidé et les aident dans leur lutte pour la liberté. Gene Sharp a-t-il autant de pouvoir? A voir les campagnes contre ses écrits et de diffamation à son encontre menées par les mollahs fanatiques iraniens, les généraux sanguinaires birmans et le très peu démocrate Hugo Chavez, on est tenté de répondre par l’affirmative.

Il a suffi que Michelle Obama mette en route une campagne pour l’allaitement maternel notamment en recommandant l’achat de pompes pour extraire le lait des seins des nouvelles mères pour que l’extrémiste du Tea Party, Michelle Bachmann intervienne et dise, évidemment, que c’était une mauvaise idée alors que les conservateurs sont généralement en faveur de ce mode de nutrition des bébés. Comme d’ailleurs l’est l’académie de médecine américaine qui recommande, comme toutes les autres dans le monde, que les bébés soient nourris au sein pendant les six premiers mois de leur vie.
Mais ce débat a dépassé les clivages politiques. Car beaucoup de «libéraux» (gens de gauche) sont contre l’allaitement maternel parce que cela emprisonne les femmes dans leur rôle maternel. Plus pragmatique, beaucoup disent que l’allaitement maternel est une contrainte que les femmes qui travaillent ne peuvent se permettre.
A noter que Michelle Bachmann s’est dite contre, non pas pour des questions pratiques pour les femmes, mais parce qu’elle a prétendu que c’était le gouvernement qui allait payer les pompes. Une nouvelle contre-vérité pour une adepte du mensonge et de l’à-peu-près. A noter également, dans ce dossier, une autre bêtise venue de Sarah Palin qui a affirmé que si cette campagne avait lieu c’était parce que le lait était devenu trop cher pour les Américains…

Alexandre Vatimbella
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dimanche 13 février 2011

La semaine de la mondialisation. Le match Etats-Unis-Chine a repris / Egypte: et maintenant? / Les bourses des pays émergents en retrait face à celles des pays avancés


Les déclarations du président de la Réserve fédérale américaine, la Fed, devant une commission du Congrès, montrent que les relations entre les Etats-Unis et la Chine vont demeurer tendues malgré le dernier voyage officiel de Hu Jintao à Washington et les discours apaisants du Président chinois et de Barack Obama. Ainsi, Ben Bernanke a, de nouveau, accusé la Chine de manipulation de sa monnaie et lui a conseillé de se concentrer sur sa demande intérieure en lieu et place de ses exportations. La Chine a, bien entendu, accusé une fin de non-recevoir à ces propos. Reste qu’aucune avancée notable n’a eu lieu dans les différends entre les deux pays. Même si le gouvernement américain a évité d’envenimer les choses en inscrivant la Chine sur la liste des pays qui manipulent leur monnaie, il est en train de bâtir de nouvelles alliances afin de contrer l’Empire du Milieu. La tentative la plus notable est celle qui est en cours entre les Etats-Unis et le Brésil dont nous avons déjà parlé. Et tout cela rend très nerveux Pékin…
Moubarak est parti, le peuple d’Egypte est en liesse et le monde arabe se met à rêver de démocratie. Même si les menaces de reprise en main ou d’appropriation du pouvoir par des mouvances extrémistes et religieuses existent. Mais c’est aussi sur le plan économique que la situation ne va pas être facile à gérer. Car il va falloir que l’activité reprenne. Plus difficile, il va falloir effacer l’ardoise qui a augmenté au fur et à mesure du blocage du pays. Et, encore plus difficile, il va falloir sortir le pays de la grave crise économique qu’il traversait et qui est une des raisons de la révolte du peuple égyptien qui, non seulement, ne trouve pas de travail, notamment les jeunes, mais a du mal à se nourrir correctement. Il est donc urgent pour le pays de mettre en place un plan de développement et une lutte sans merci contre la corruption. Car une Egypte nouvelle qui se paupériserait serait un fruit mûr pour tous ceux qui ne voient pas d’un bon œil une vraie démocratie s’installer dans le pays.
Star de l’année 2010, les bourses des pays émergents sont en retrait en ce début d’année et laissent la vedette aux bourses des pays avancés. Alors que les places financières européennes et américaines sont à la hausse, celles de la Chine, de l’Inde, du Brésil et dans une moindre mesure celle de la Russie jouent au yoyo avec une orientation, tout de même, à la baisse. Pour certains analystes, cette situation devrait perdurer tout au long de l’année. Il faut dire que les hausses de taux d’intérêt sur fond d’inflation refroidissent actuellement les investisseurs qui craignent un ralentissement de la croissance chez les émergents alors que les nouvelles économiques en provenance des Etats-Unis sont plus optimistes que prévues avec un PIB qui devrait croître plus que prévu.
Alexandre Vatimbella
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samedi 12 février 2011

Une semaine aux Etats-Unis. Donal Trump veut se présenter à la présidentielle / L’Egypte à la une des médias / Les Républicains veulent plus de coupes budgétaires / Le rapport sur la crise financière / Toyota: ce n’était pas l’électronique


Le médiatique homme d’affaire Donald Trump envisage sérieusement de se présenter aux primaires républicaines pour la présidentielle de 2012. Surfant sur la vague d’une idôlatrie - pour le moins étrange au vu des maigres résultats de sa présidence - de Ronald Reagan à l’occasion du centième anniversaire de la naissance du «Gipper» (surnom de George Gipp, un joueur de football interprété au cinéma par Reagan), le promoteur à la chevelure qui ressemble à une moumoute, a déclaré que s’il était élu «l’Amérique serait respectée à nouveau» car, selon lui, «l’Amérique est aujourd’hui la risée du monde»… Il s’est déjà déclaré contre l’avortement, pour les armes à feu et en faveur de l’abrogation de la réforme de l’assurance santé d’Obama qu’il remplacerait par quelque chose d’autre qui marcherait (sic).
Beaucoup d’observateurs estiment qu’il n’a aucune chance. Mais, le magazine The Christian Science Monitor s’amuse déjà de sa présence en écrivant: «nous espérons qu’il va concourir. Imaginez les bonnes histoires que cela va générer. Nous sommes déjà impatient de couvrir le premier débat du Parti républicain qui mettra aux prises Trump, sans doute Sarah Palin et peut-être aussi Michelle Bachmann (ndlr.: l’égérie du mouvement du Tea Party). Le nirvana!»
Plus sérieusement, tout au moins on l’espère, on dit souvent que ce qui se passe à l’étranger n’intéresse guère les Américains. Ce n’est pas le cas pour la révolution qui se déroule actuellement en Egypte. Celle-ci est omniprésente dans les medias avec émissions en continue sur les chaînes d’infos et des journaux du soir en direct du Caire et entièrement consacrés à l’événement sur les grands networks. Le départ d’Hosni Moubarak a, bien sûr, fait encore les gros titres dans les quotidiens. Il faut dire que le pays des Pharaons est un des alliés les plus fidèles des Etats-Unis depuis 1972 et sa rupture des liens privilégiés avec l’Union soviétique.
Pour faire plaisir aux partisans du mouvement du Tea Party, les élus républicains veulent plus de coupes budgétaires. Ils cherchent partout des économies et en promettent dans tous les secteurs, notamment dans la recherche et l’éducation, alors que les activistes ultraconservateurs redonnent de la voix (haineuse) contre Barack Obama après avoir été marginalisé par la tuerie de Tucson.
Le rapport sur la crise financière rendu public par la FCIC, la commission d’enquête créée pour l’occasion, épingle tout le monde pour l’aveuglement de tout l’establishment politico-économico-financier qui n’a pas voulu voir venir la tempête alors que des signes clairs devenaient de plus en plus évidents. Mais tout ce beau monde souhaitait profiter de cet argent facile et surtout totalement artificiel qui faisait que les prix de l’immobilier permettait à l’ensemble des Américains, du consommateur au financier de Wall Street, de vivre au-dessus de leurs moyens et de dépenser sans compter. Comme l’écrivent les rapporteurs, «d’innombrables Américains se joignaient à l’euphorie financière qui s’était emparée de la nation».
On se rappelle tous des accidents dramatiques qui ont eu lieu aux Etats-Unis et qui mettaient en cause des modèles de la marque japonaise Toyota alors au faîte de sa gloire, numéro un dans le monde et en Amérique. La firme japonaise avait du rappeler pas moins de dix millions de véhicules dans le monde et avait du faire profil bas alors qu’elle étalait son arrogance quelques temps plus tôt.
Selon une commission d’enquête gouvernementale, ce ne serait pas le système électronique qui serait en cause dans les accélérations inopinées et les blocages de l’accélérateur qui ont causé plusieurs morts mais un problème mécanique, la pédale d’accélération demeurant coincée pour de multiples raisons. Un soulagement pour Toyota qui ne l’exempte pourtant pas de toute responsabilité.
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

jeudi 10 février 2011

Le président de la Réserve fédérale américaine attaque la politique économique de la Chine


Tout faux, tel pourrait être le résumé de l’intervention de Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale des Etats-Unis, lors d’une audition devant la commission du Budget de la Chambre des représentants, vis-à-vis de la politique économique chinoise. Selon lui, au lieu de relever les taux d’intérêts pour lutter contre l’inflation au risque de réduire la demande intérieure, Pékin devrait relever la valeur de sa monnaie, le yuan, afin de réduire ses exportations et booster la consommation de la population. Ben Bernanke a évidemment ajouté que cette politique qu’il préconise serait aussi favorable aux Etats-Unis.
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

mardi 8 février 2011

Rapprochement entre le Brésil et les Etats-Unis sur les questions-clés de la mondialisation et face à la Chine


La lune de miel entre Brasilia et Pékin semble toucher à sa fin et Washington pourrait devenir le nouveau partenaire privilégié du pays avec l’accession au pouvoir de Dilma Rousseff.
Car l’héritière politique du président Lula da Silva qui a pris la tête du Brésil en janvier, semble vouloir imposer ses vues très rapidement et celles-ci semblent également diverger de celle de son mentor qui avait axé ses alliances avec les pays du Sud et beaucoup d’ennemis des Etats-Unis.
Une des inflexions qui se dessinent est donc un réchauffement des relations avec les Etats-Unis et, parallèlement, un refroidissement de celles avec la Chine, c’est-à-dire l’exact contrepied à la politique menée par Lula da Silva.
Ainsi, le Brésil et les Etats-Unis sont désormais alliés au grand jour devant la sous-évaluation du yuan qui fait sans doute plus de dégâts au Brésil qu’aux Etats-Unis. La monnaie brésilienne, le real, est en effet fortement surévalué par rapport à la devise chinoise, ce qui commence à se traduire par un ralentissement des exportations brésiliennes, incapables de lutter contre la concurrence de produits à bas prix chinois. Plus grave, ces mêmes produits se déversent maintenant en nombre croissance sur le sol brésilien et supplantent les produits brésiliens sur leur propre marché. Du coup, des droits de douane supplémentaires pourraient toucher certains d’entre eux dans les semaines à venir.
Une rencontre entre le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, et le ministre des Finances brésilien, Guido Mantega, a été l’occasion pour les deux hommes de critiquer la politique économique et financière de Pékin. Rappelons qu’il n’y a pas si longtemps, le Brésil refusait de dissocier la sous-évaluation des monnaies chinoises et américaines par rapport au real.
Mais ce rapprochement entre le géant nord-américain et le géant sud-américain ne s’arrête pas là. Concernant le marché mondial des matières premières et notamment celui des matières premières agricoles, les deux pays s’opposent à une volonté de régulation proposée par la France pour éviter que la crise alimentaire qui se profile ne soit trop dure pour les plus pauvres.
Dans ce cadre, le Brésil a critiqué la vision française en expliquant que celle-ci ne visait qu’à protéger un peu plus les agriculteurs des pays riches face à la concurrence des pays émergents. Et, comme pour la monnaie chinoise, les autorités brésiliennes n’ont pas fait le parallèle entre l’agriculture européenne et l’agriculture américaine pourtant autant, si ce n’est plus, protégée et subventionnée que celle de l’Union européenne…
Ce rapprochement pourrait également induire l’achat d’avions militaires américains de préférence aux Rafales français. Une nouvelle preuve que Rousseff n’est pas Lula da Silva puisque ce dernier s’était engagé devant Nicolas Sarkozy à acquérir le chasseur construit par Dassault.
En tout cas, la prochaine visite du président américain, Barack Obama, au Brésil en mars, sera l’occasion de vérifier l’importance de ce rapprochement souhaité par nombre des conseillers de la présidente brésilienne. Déjà la Chine s’inquiète d’une alliance entre les Etats-Unis et le Brésil dont elle pourrait être la grande perdante alors qu’elle a tout fait ces dernières années pour que celle-ci ne puisse se dessiner. Une alliance qui pourrait isoler les Chinois qui ne parviennent pas, non plus, à normaliser leurs relations avec l’Inde et la Japon. Mais la Chine ne peut s’en prendre qu’à elle-même car l’hubris cultivé par les cercles du pouvoir à Pékin depuis deux ans a été très mal perçu par beaucoup de ses partenaires qui ont compris que la puissance asiatique roulait avant tout pour elle-même et non pour une mondialisation harmonieuse.
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouvdeauxMondes.org

dimanche 6 février 2011

La semaine de la mondialisation. Le spectre de l’inflation mondiale réapparait / La flambée des prix alimentaires et l’agriculture mondiale / Les troubles au Maghreb font peur aux économistes


Avant la crise, on parlait beaucoup d’inflation. Il est normal d’en parler après la crise. Car ceux qui croyaient que la crise nettoyrait en profondeur l’économie mondiale et qu’une fois terminée, tout serait parfait dans le plus beau des mondes, avaient juste oublié toutes les craintes qui se faisaient jour avant que celle-ci ne survienne. Pas assez de nourriture pour tout le monde, pas assez de pétrole pour tout le monde, etc.
Dès lors, l’inflation pourrait être le problème numéro un de la mondialisation dans toutes les économies. La problématique sera néanmoins différente selon les régions du monde. La forte inflation dans les pays émergents menace les plus pauvres (notamment par le renchérissement des prix alimentaires et de l’énergie) et les exportations. L’inflation, moins élevée, des pays avancés pourraient provoquer une stagflation, c’est-à-dire une croissance molle et une hausse des prix qui, à nouveau, fragiliseraient en priorité les pays européens.
L’inflation qui préoccupe prioritairement en ce moment la plupart des experts est celle qui touche les prix agricoles et, donc, par voie de conséquence, les prix alimentaires. Ceux-ci ont déjà connu des envolées très inquiétantes dans des pays comme l’Inde (17,5% sur un an) ou comme la Chine, sans parler des pays pauvres. Dans les pays avancés, les grands distributeurs ont annoncé que les produits alimentaires connaîtraient une hausse significative cette année.
Cette inflation dans le secteur de l’alimentation qui réapparaît à chaque fois que la croissance est au rendez-vous est compréhensible. Les populations des pays émergents consomment alors de plus en plus et se rapprochent des habitudes alimentaires des pays avancés. Cela crée évidemment des tensions sur la production et donc sur les prix. Et il faut ajouter, ces dernières années, des problèmes climatiques assez récurrents, si ce n’est exceptionnels, qui ont ajouté d’autres tensions. Les feux de l’été dernier en Russie, les inondations catastrophiques en Australie, la sécheresse en Chine, etc.
Il faut, bien entendu, rajouter à cela la géopolitique et les événements du Maghreb. Après la Tunisie, petit pays, c’est au tour de la grande Egypte de connaître un soulèvement dont on ne sait pour l’instant où cela va la mener. Tous les équilibres de la région pourraient être remis en cause à court et moyen terme. Sans oublier les quantités de pétrole qui passent par le canal de Suez en direction de l’Europe et des Etats-Unis. On voit pourquoi les économistes estiment que le réveil des populations arabes - qui pourrait d’ailleurs se répandre à d’autres pays, notamment le Yémen, la Jordanie, voire la Syrie et l’Algérie -, est largement une inconnue dans l’équation qui régit la mondialisation…
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

samedi 5 février 2011

Une semaine aux Etats-Unis. Obama = Reagan?! / La bataille pour l’assurance santé se déplace lentement vers les tribunaux / Seuls 34% des Américains approuvent le programme des républicains… / Le Superbowl dans la neige


Voilà la nouvelle idée des médias: Barack Obama serait devenu un amoureux secret de Ronald Reagan. Le libéral afro-américain aurait comme modèle le chantre de la majorité blanche ultraconservatrice et un peu raciste sur les bords! Le magazine Time a même consacré sa couverture à cette idylle en dessinant un cœur entre leurs deux noms. La preuve de cette admiration du 44° président vis-à-vis 40: il a récemment lu une biographie sur Reagan afin de réorienter les deux ans qui lui reste à effectuer lors de son premier mandat pour bénéficier de la popularité qui permis à Reagan, alors au fond du trou après les élections de mi-mandat perdues, de se faire réélire triomphalement. Comme toujours, la réalité est un peu différente et la raison de cette camapagne médiatique est avant tout de créer l’événement alors que l’on fête les cent ans de la naissance de l’ancien président des Etats-Unis…
D’abord, Barack Obama n’a jamais caché l’intérêt qu’il avait pour Reagan. Il l’a écrit dans son livre «The audacity of hope». C’est le charisme de l’ancien acteur et la façon dont il a redonné confiance aux Américains qui l’ont séduit. Car, au niveau résultats politiques, le bilan de Reagan est très maigre. Et il est d’autant plus maigre que, se présentant comme un président qui allait tout chambouler, il n’a guère tenu ses promesses. Ensuite, les idées de Reagan et d’Obama sont, le plus souvent, très éloignées. Car si Reagan pensait que l’Etat fédéral était l’ennemi numéro un, Obama, lui, pense, qu’en réformant l’Etat fédéral, celui-ci peut devenir un outil moderne et efficace pour construire la société du XXI° siècle.
Un des fils de Reagan vient de publier un livre sur son père, dans le cadre du centenaire, et affirme que celui-ci était déjà atteint de la maladie d’Alzheimer alors qu’il était encore à la Maison Blanche. Si certains crient au sacrilège (Reagan était peu proche de ses enfants aînés), d’autres estiment que ces révélations n’ont guère d’importance puisque le «vrai» président s’appelait en réalité… Nancy Reagan, sa femme, et que l’on sait depuis longtemps qu’il n’était capable de gouverner que quelques heures par jour!
Un juge fédéral de Floride nommé par George W Bush a déclaré que la réforme de l’assurance santé votée par le Congrès sous l’impulsion de Barack Obama était inconstitutionnelle. Mais il n’a pas interdit à la loi de s’appliquer en attendant une décision de la Cour suprême sur le sujet. Comme le fait remarquer le New York Times, sur les décisions rendues par des juges fédéraux sur la constitutionnalité de la réforme, on en est à deux partout. Deux juges l’ont déclarée constitutionnelle, deux l’ont déclarée inconstitutionnelle. Les deux premiers ont été nommés par des présidents démocrates, les deux derniers par des présidents républicains… Et cela ne fait que commencer vu le nombre de recours déposés par des élus républicains.
Les Américains, qui viennent d’élire une forte majorité républicaine à la Chambre des représentants le 2 novembre dernier, ne sont pourtant que 34% à approuver le programme du Grand Old Party! Voilà une nouvelle contradiction où se débat la politique aux Etats-Unis actuellement sur fond de déclinisme et de pessimisme. D’autant que l’homme politique le plus populaire, et de loin, demeure Barack Obama qui a perdu ces mêmes élections et reste le favori pour la présidentielle de 2012…
Cela faisait longtemps que les Etats-Unis n’avaient pas connu un hiver aussi rigoureux, traversé par de multiples tempêtes de neige et autres phénomènes météorologiques extrêmes. Le dernier a affecté encore une fois le Nord-est du pays et, en particulier, Chicago, la ville qui se faisait une réputation de ne jamais être bloquée par la neige. Cette fois-ci, elle a été totalement paralysée. Mais la neige et la glace sont aussi une réalité à Dallas, Texas! Bon, chaque année, il y tombe, une fois ou deux, de la neige. Mais cette fois-ci il y en a eu beaucoup et, en plus, juste au moment où va se disputer la finale du football américain, l’événement le plus suivi par les Américains. Le parking du stade de Dallas est impraticable et sur son toit des plaques de glaces menacent ceux qui s’en approchent. Mais, aux Etats-Unis, on joue quel que soit les conditions météo. Alors les Steelers de Pittsburgh et les Packers de Green Bay seront fidèles, dimanche soir sur les écrans de Fox TV, pour jouer le finale du Superbowl.
Alexandre Vatimbella
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