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dimanche 24 avril 2011

La Semaine aux Etats-Unis. La destitution des politiques à la mode / Le livre numérique en train de s’imposer / Katie Couric quitte le journal de CBS / Barack Obama en direct sur Facebook / Donald Trump, le mégalo qui se voyait président / La drôle de liste des 100 personnalités les plus influentes du magazine Time


Renvoyer les élus est devenu une mode aux Etats-Unis. De très nombreuses procédures de «recall» ont été lancées l’année dernière et depuis le début de l’année.
Chaque fois qu’un groupe d’électeurs est mécontent (voire même un seul électeur qui lance une procédure qui évolue en boule de neige), le recours au «recall» est de plus en plus utilisé.
Parfois celui-ci réussit (un des renvois les plus célèbre fut celui du gouverneur démocrate de Californie qui fit ensuite remplacé par l’ancien bodybuilder et acteur d’origine autrichienne, Arnold Schwarzenegger), le plus souvent elle est un échec.
Ce sont surtout les maires qui font face à ces procédures. En 2010, elle a touché cinquante-sept d’entre eux. Et, depuis le début de 2011, quinze sont menacés d’être virés.
Evidemment, cette procédure est quelque peu populiste. Néanmoins, elle permet aussi de contrôler les élus et de ne pas les laisser dans l’impunité totale. C’est une sorte de mix entre démocratie représentative et démocratie directe.
Cependant, faire face à une telle procédure n’est pas seulement de la démocratie, c’est aussi un histoire de gros sous. Car si seulement 26% des «recalls» ont été couronnés de succès en 2010, les coûts d’une telle campagne sont astronomiques.
Ainsi, le maire démocrate d’Omaha, Jim Suttle, qui a échappé à une destitution avec 51% des suffrages, a du dépenser 750.000 dollars pour se défendre…
A noter que lorsque Richard Nixon a quitté la Maison blanche en 1974, ce n’est pas suite à une procédure de «recall» mais à celle d’«impeachment» pour des faits relevant de la justice et non de mauvaise politique.

Au mois de février, il s’est vendu plus de livres numériques aux Etats-Unis que de livres de poche.
Et la tendance est lourde même si le livre papier n’est pas menacé de disparition selon les spécialistes.
En effet, même si le chiffre d’affaire du livre numérique a atteint pour ce mois, 90,3 millions de dollars (contre 81 millions de dollars pour le livre de poche), le chiffre d’affaire des livres pour adultes a atteint 156,8 millions de dollars et celui des livres pour la jeunesse, 58,5 millions de dollars.
Cependant, le taux de progression sur un an du livre numérique (qui partait, il est vrai, de très bas) a été de 202% alors que les éditions papiers ont reculé dans le même temps.

Débauchée à grands frais de NBC pas CBS pour être la première femme à présenter seule et toute l’année le principal journal télévisé, celui de 18h30 aux Etats-Unis, Katie Couric a été débarqué de son poste d’«anchor» (présentatrice). A partir de juin prochain, son contrat ne sera pas reconduit et elle pourrait revenir sur NBC où elle avait fait de l’émission matinale, Today Show, un énorme succès lorsqu’elle en était l’animatrice.
Son licenciement n’est pas une mesure sexiste mais est la conséquence, tout simplement, de la baisse continue et inexorable de l’audience du journal de CBS, «CBS Evening News», depuis la prise de fonction de la star télévisée, le 5 septembre 2006.
Pour mémoire, Katie Couric est payée quinze millions de dollars par an par CBS.

Pour sa campagne électorale naissante mais aussi pour expliquer sa politique actuelle face aux attaques incessantes des républicains, Barack Obama a fait une réunion publique relayée sur le réseau social numéro un dans le monde, Facebook, en compagnie du fondateur du site et personne la plus jeune à être devenue milliardaire par la force de ses poignets, Mark Zuckerberg.
Une manière pour le président américain de démontrer qu’il n’avait pas oublié comment il avait pu mener une campagne efficace en 2008 lors des primaires démocrates face à Hillary Clinton puis lors de la campagne électorale elle-même face à John McCain, grâce à sa très forte présence sur internet.
Comme on ne change pas une idée qui gagne, c’est là aussi, sur la toile, qu’il compte en partie gagner les élections de 2012. Néanmoins, il devra compter, cette fois-ci, sur des républicains qui savent, aussi, qu’ils doivent y être hyper présents.

Donald Trump était un homme boursouflé par son égo quand il est devenu un promoteur richissime. De même depuis qu’il anime une émission de télévision au taux d’écoute important qui a pour ambition de sélectionner de futurs grands capitalistes. Il l’est toujours dans son nouveau costume de prétendant à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2012 pour porter le fer contre Barack Obama qu’il exècre sans que l’on sache exactement pourquoi.
Mais ce n’est pas la seule chose que l’on ne sait pas du bonhomme qui n’a aucun programme, aucune idée (sauf de construire une salle des fêtes à la Maison blanche pour 100 millions de dollars!) et, pour l’instant, aucun soutien. Seule sa fortune est suffisante pour se payer une campagne politique.
A noter que dans les sondages, Donald Trump accuse actuellement un retard très important sur Barack Obama. Et, pour le bien de la démocratie américaine, il serait bien que celui-ci s’agrandisse encore…

Le magazine Time publie chaque année la liste des cent personnalités les plus influentes de l’année. Une liste de bric et de broc sensée refléter les grandes tendances dans la politique, l’économie, les arts, la culture et le show-business.
Pour autant, la liste des noms semble être un choix que seuls ses initiateurs pourraient expliquer rationnellement, si cela est possible... En tout cas, ils ne le font pas dans l’édition papier du magazine.
Du coup, on se demande comment le chanteur pour préados, Justin Bieber peut être plus influent que Barack Obama, ou comment la joueuse de tennis belge, Kim Clijsters, l’est plus que Michelle Obama ou Hillary Clinton!
Tout cela fait une marmelade qui permet, par exemple, à la presse française de titrer que Marine Le Pen est plus influente que Barack Obama, tout simplement parce que présidente du Front national devance le président des Etats-Unis dans ce classement incompréhensible.
Mais rassurons les Français qui auraient pris celui-ci au pied de la lettre, les futurs mariés William et Kate, le fils Kadhafi menteur et meurtrier, le chanteur Bruno Mars et même Nicolas Sarkozy sont plus influents que Marine Le Pen. Ouf!

Alexandre Vatimbella
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mercredi 20 avril 2011

La Chine est le marché à l’exportation des Etats-Unis qui croît le plus


Selon les chiffres publiés par l’association américaine US-China business council (USCBC), regroupant des entreprises américaines qui exportent en Chine, cette dernière a été une nouvelle fois, l’année dernière, le marché numéro un à l’export pour les produits américains.
Ainsi, près de la moitié des cinquante Etats de l’Union ont exportés pour plus d’un milliard de dollars de produits manufacturés et agricoles en Chine en 2010. Soit, selon le rapport de l’organisme privé, trois fois plus qu’il y a cinq ans. Pour trente des Etats, la Chine est parmi les trois premiers clients et quarante-sept d’entre eux ont enregistré des progressions de leur commerce avec ce pays de plus de 100% en dix ans.
Selon le président de l’USCBC, John Frisbie, «Les exportations vers la Chine constituent une part essentielle de l'économie américaine. La Chine est notre troisième plus grand marché d'exportation et croît plus rapidement que beaucoup de nos autres destinations majeures pour les produits manufacturés et les produits agricoles».
Il a également expliqué que toutes les entreprises américaines bénéficiaient de ce boom et pas seulement les grandes multinationales. «La Chine est désormais le troisième plus grand marché à l’exportation pour les petites et moyennes entreprises», a-t-il déclaré.
Les deux premiers marchés à l’exportation des Etats-Unis sont la Canada et le Mexique.
Alexandre Vatimbella
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dimanche 17 avril 2011

Une semaine aux Etats-Unis. Il y a 150 ans, la guerre de sécession… et toujours des controverses /La bataille pour réduire les déficits est lancée / Barack Obama vainqueur du bras de fer sur le budget selon les sondages / Les internautes américains pourraient avoir un identifiant sécurisé


Le 12 avril 1861, il y a cent cinquante ans, commençait la Guerre de Sécession qui allait faire 625.000 morts, soit 2% de la population des Etats-Unis. Une guerre qui a permis au pays de devenir ce qu’il est, en provoquant une formidable croissance économique pendant et après le conflit, mais qui divise encore de nombreux Américains.
La grande question qui demeure pendante et  qui agite les historiens, les journalistes et les citoyens est de savoir quelle était la raison principale qui a causé cet affrontement fratricide.
Pour certains (une majorité d’Américains encore aujourd’hui), il s’agissait d’une vision différente des droits des Etats qui s’étaient réunis dans l’Union. Pour d’autres, c’est l’esclavage. Pour d’autres encore, c’est le mode de vie complètement différent du Sud, tourné vers la production de coton, et le Nord, engagé dans la révolution industrielle. Sans oublier la bataille pour s’accaparer les terres de l’Ouest par les uns et les autres.
Des historiens estiment que le problème entre le Nord et le Sud date de la déclaration d’indépendance elle-même et qu’il devait finir par devenir paroxystique au fur et à mesure du développement de ces deux mondes irréconciliables.
Reste que la question de l’esclavage a été sans doute centrale et que, dès après la victoire du Nord, un révisionnisme a vu le jour qui a consisté à le nier, à montrer que les noirs n’étaient pas aussi malheureux dans le Sud (et que les ouvriers l’étaient bien plus dans le Nord!) et que les méchants nordistes ont tué un art de vivre raffiné et humaniste.
De nombreux ouvrages ont tenté de réécrire l’histoire dont un, Gone with the wind (Autant en emporte le vent), fut un best seller et le film le plus rentable de toute l’histoire du cinéma (si l’on actualisé ses recettes en dollars actuels). Un film qui a véhiculé cette fausse image dans la culture populaire.
Et la bataille des noirs pour leur égalité politique dans les années cinquante et soixante du XX° siècle n’a pas pu tuer la légende d’un pauvre Sud agressé par un Nord arrogant.
Mais la réalité est que, grâce à l’opiniâtreté du président Lincoln, l’esclavage a été aboli et la démocratie sauvée. C’est pourquoi, il demeure aujourd’hui considéré comme le plus grand président que les Etats-Unis aient jamais eu.

Barack Obama et les républicains vont se battre sur la réduction des déficits publics. Mais, au fait, d’où viennent-ils? Pas de Barack Obama principalement mais de George W Bush.
Car, comme feignent de l’oublier les élus républicains et leurs leaders, lorsque ce dernier accède au pouvoir en 2000, il trouve, dans les caisses fédérales, des excédents budgétaires consciencieusement récolter par Bill Clinton et dont George Bush père ne fut pas étranger à leur constitution.
Les cadeaux aux riches (avec des baisses d’impôts amputant les recettes fiscales de 500 milliards de dollars par an) ainsi que les aventures guerrières en Afghanistan mais surtout en Irak qui ne furent pas financées, ont creusé méthodiquement, pendant les huit années de présidence de «W» le déficit abyssal qui fut encore augmenté par les dernières mesures que pris celui-ci avant de quitter le pouvoir pour sauver le système financier (le fameux TARP, Troubled asset relief program) et que les républicains imputent, avec une totale mauvaise foi, à Barack Obama.
Dans ce cadre, le plan de sauvetage de l’économie adoptée par l’actuel locataire de la Maison blanche dès le début de sa présidence et d’un montant de 850 milliards de dollars n’a été qu’une goutte d’eau dans les déficits publics des Etats-Unis.
Barack Obama avait d’ailleurs la volonté de s’attaquer à ceux-ci dès sa prise de fonction à Washington. Mais la crise économique et financière mondiale venue de Wall Street l’a empêché de le faire. Au contraire, il a du dépenser encore plus.
Néanmoins, il n’est pas mécontent de devoir serrer la vis aujourd’hui sous la pression des conservateurs républicains. Cela lui permet de mettre l’Etat fédéral à la diète tout en démontrant que les mesures drastiques que veulent prendre les républicains sont totalement irresponsables et, en plus, complètement impopulaires.
Ceux-ci, en effet, souhaitent réduire les dépenses dans les programmes sociaux comme la sécurité sociale (les retraites), Medicare et Medicaid (les assurances santé publiques pour les personnes âgées et les enfants pauvres) qui son très majoritairement supportés par les Américains, notamment ces fameux électeurs indépendants qui font gagner les élections.

A noter qu’à la question de savoir qui avait gagné le bras de fer entre le président des Etats-Unis et les élus républicains de la Chambre des représentants sur le budget fédéral (que les républicains avaient menacé de ne pas voter, provoquant la fermeture des administrations), les Américains ont répondu, Barack Obama à 48% contre 35% aux Représentants républicains (11% pensant que personne n’a gagné).
Et 58% des sondés estiment que l’accord sur le budget (avec des réductions de dépenses de 38,5 milliards de dollars) est une bonne chose contre 38% qui pensent le contraire.

Chaque internaute américain pourra avoir un identifiant sécurisé s’il en fait la demande dans un avenir proche. C’est ce qu’a annoncé Barack Obama afin de rendre la toile plus sûre et permettre aux utilisateurs d’internet de pouvoir faire des cyberachats en toute confiance.
Cet identifiant est évidemment facultatif et remplacerait tous les codes et mots de passe que chaque internaute est obligé de mémoriser quand il accède à ses espaces privés.
Pour Barack Obama, «En rendant les transactions en ligne plus dignes de confiance, et en protégeant mieux la confidentialité, nous empêcherons des délits coûteux (...) et nous engendrerons la croissance et l'innovation».
Bien sûr, il faudra vérifier sur pièce que les pirates informatiques ne seront pas capables de s’approprier ces identifiants…

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

La Semaine de la Mondialisation. L’inflation, un risque important pour l’économie mondiale / Le risque systémique de 7 grands pays examinés par le G20 / Le Brics a-t-il un avenir? / Les SSII chinoises arrivent dans le pré-carré de l’Inde/ L’augmentation des prix des denrées alimentaires précipitent des millions de gens dans la grande pauvreté


Les pays membres du FMI (Fonds monétaire international) ont indiqué, lors de leur réunion annuelle à Washington, que la forte inflation que connaissent actuellement les pays émergents comportait des «risques considérables», selon le communiqué officiel, pour l’économie mondiale, notamment par sa possible propagation dans les pays avancés.
Une des raisons de cette inflation vient de ces flux gigantesques de capitaux qui se déplacent à des fins spéculatives vers les pays émergents, alimentant leur croissance mais aussi leur inflation, comme le Brésil en fait la douloureuse expérience quotidiennement.
Ce que craignent les gouvernements de la planète c’est que l’inflation qui touche les pays émergents, notamment en Chine et en Inde, s’installe dans les pays avancés déjà sous la menace de leurs déficits public massifs ce qui renchérirait le coût du crédit et, donc, menacerait, à terme, la croissance mondiale.

A l’issu de la réunion des ministres de l’Economie des pays du G20, sous présidence française, sept pays (France, Etats-Unis, Allemagne, Grande Bretagne, Japon, Chine, Inde) vont voit leurs économies examinées de manière approfondie afin de jauger le risque systémique qu’elles font peser à l’économie mondiale.
Les mesures destinées à évaluer trois indicateurs d'identification des déséquilibres commerciaux et financiers ont ainsi été approuvées. Si la monnaie et les réserves de change n’y sont pas inclues (la Chine s’y est totalement opposée comme on pouvait s’y attendre), on y trouve, en revanche, la dette et les déficits publics, l'épargne privée et l'emprunt, la balance commerciale et la balance des paiements.
L'objectif final est d'évaluer quels sont les pays dont les politiques sont susceptibles de mettre en péril l'économie mondiale.

Le Brics a-t-il un avenir? Le fait de poser la question au moment de la naissance de ce dernier semble être une provocation. D’autant que, le dernier sommet de ce club des grands pays émergents qui regroupent le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud s’est terminé avec un communiqué commun confiant dans son poids et dans son avenir.
Mais derrières les autocongratulations de façade, cette dernière s’est quelque peu fissurée ces derniers mois. Non pas que l’on ait cru que des pays ayant des intérêts aussi divergents à moyen ou long terme comme l’Inde et la Chine, par exemple, étaient devenus par un coup de baguette magique, les meilleurs amis du monde.
Néanmoins, on pensait que, sous l’impulsion d’une Chine triomphante qui la jouait dans le registre du soft power, le Bric, puis désormais le Brics, était un lieu de coopération et d’échanges qui rapprochaient ses membres justement aux grandes différences.
Mais l’hubris de Pékin est passé par là. Son agressivité depuis un an et demi en matière diplomatique, militaire, économique et commerciale a montré à ses «partenaires» qu’il ne fallait surtout pas qu’ils se donner corps et âmes à «l’ami chinois».
Et le sommet de Sanya a montré les lézardes d’un club qui se voyait comme le futur maître du monde. Le Brésil s’est rapproché des Etats-Unis, au grand effroi des Chinois, tout comme l’a fait l’Inde. La Russie, déjà peu rassurée par son voisin avec qui elle partage des milliers de kilomètres de frontières, ne veut plus que les produits à bas prix chinois inondent son marché. Quant à l’Afrique du Sud, elle est justement sur un continent que la Chine a commencé à piller sous couvert d’une coopération gagnante-gagnante et où le ressentiment des populations, mais aussi de certains gouvernements envers celle-ci augmente.

Une nouvelle permet de se rendre compte que le Brics ne peut pas être et ne sera pas avant longtemps une réunion des meilleurs amis du monde. Une des forces de l’Inde est son secteur des services, en particulier, dans le domaine informatique. Or, voilà que les SSII (les sociétés de services informatiques), fleurons de celui-ci connaissent d’importantes difficultés liés à une hausse de leurs coûts, surtout de leurs coûts salariaux. Ce qui est logique avec l’élévation du niveau de vie du pays et l’augmentation d’une classe moyenne plus importante dont les habitudes de consommation changent vers plus quantité et un meilleur qualitatif des produits.
Or, dans le même temps, les SSII chinoises qui se sont créées ces dernières années se positionnement sur le marché mondial et font une concurrence de plus en plus forte à leurs homologues indiennes, au grand dam et à la grande fureur de New Dehli.
On se rappelle des voyages d’études de délégations chinoises dans les grands centres indiens de Bangalore ou de Mumbai ces dernières années, venus apprendre le succès des SSII indiennes comme Infosys. Et bien, désormais, les concurrents des Indiens s’appellent Vancelinfo et Hisoft, deux sociétés chinoises qui bénéficient dans ce secteur, d’une main d’œuvre meilleure marché.

Le problème des prix alimentaires est encore loin d’être réglé et même à tendance à s’aggraver. Ainsi que l’a déclaré le président de la Banque mondiale, l’Américain Robert Zoellick, «Nous devons donner la priorité aux problèmes alimentaires et protéger les populations pauvres et vulnérables qui consacrent la majeure partie de leurs revenus à l’alimentation».
Selon l’analyse de l’organisation financière internationale, «En partie en raison de la hausse du coût des combustibles liée aux événements du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, les prix mondiaux des produits alimentaires ont augmenté de 36% par rapport à leurs niveaux d’il y a un an et demeurent instables - une tendance qui pousse une partie de l’humanité dans une pauvreté plus grande».
La dernière édition de l’étude de la Banque mondiale «Food price watch indique qu’une hausse de 10% des prix mondiaux risquerait de précipiter 10 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté (estimée à moins de 1,25 $ par jour). Ceux-ci rejoindraient les 44 millions de personnes qui sont tombées dans la misère depuis juin dernier. Environ 1,2 milliard d’individus vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté.

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

dimanche 10 avril 2011

Une semaine aux Etats-Unis. Les trois bonnes nouvelles de la semaine: il n’y aura pas de paralysie du gouvernement et de l’administration; l’Amérique est de plus en plus une société métissée; Glenn Beck a été viré de Fox News


Bonne nouvelle pour les fonctionnaires américains, il n’y a pas eu de «shutdown». La Maison Blanche, la Chambres de représentants, à majorité républicaine, et le Sénat, à majorité démocrate, se sont mis d’accord au dernier moment sur un budget fédéral qui permettra de ne pas mettre la clé sous la porte pour les administrations (en réalité, beaucoup de fonctionnaires et de services auraient continué à travailler).
Mais c’est une mauvaise nouvelle pour les extrémistes du Tea Party qui souhaitaient qu’il ne puisse y avoir d’accord afin de bloquer le «Big government» et démontrer ainsi que l’on pouvait venir à bout de leur bête noire. Un blocage qui leur aurait rapporté gros en matière de popularité même si le mouvement est actuellement en perte de vitesse du fait de son irresponsabilité.
L’accord prévoit de nombreuses coupes budgétaires d’un montant de plus de 38 milliards de dollars. Un peu moins que ce que demandaient les leaders républicains, beaucoup plus de ce que voulaient les leaders démocrates mais une bonne façon pour Barack Obama, dont la position officielle était de refuser ces coupes, d’agir sur le déficit abyssale des finances publiques américaines sans en avoir été à l’origine...
On verra, dans les semaines à venir, qui aura bénéficié politiquement de cette crise et de sa résolution. Avant cette dernière, le président menait de quelques points devant le Parti républicain (39% des Américains rendaient les républicains responsables d’un éventuel «shutdown» contre 36% qui estimaient qu’Obama en serait le principal responsable).

Bonne nouvelle pour la diversité, les résultats du dernier recensement de la population montre que le nombre d’enfants d’origines multiraciales a augmenté de 50% depuis 2000, s’établissant désormais à 4,2 millions.
Neuf millions d’Américains, par ailleurs (soir 2,9% de la population) ont choisi plus d’une race pour se définir. Une augmentation de 32% en dix ans.
Il y a pas moins de 57 combinaisons raciales proposées par l’administration! Mais ce sont les quatre grandes combinaisons qui comptent pour les trois-quarts des réponses: blanc et noir, blanc et autre race, blanc et asiatique et blanc et natif américain (indien).
L’analyse des résultats montre, en outre, que la population multiraciale est en grande majorité jeune. A l’intérieur de celle-ci se sont les Indiens et les Polynésiens (d’Hawaï et des autres îles du Pacifique) qui se déclarent le plus comme multiraciaux.

Bonne nouvelle pour le débat démocratique américain, Glenn Beck a été viré de Fox News. L’animateur populiste et haineux qui déversait sa bile sur Barack Obama en proférant des mensonges va partir de la chaîne de droite (voire d’extrême-droite) gérée par Rupert Murdoch.
Ce départ ne vient pas d’une prise de conscience des dirigeants de Fox News qu’ils seraient allés trop loin en confiant leur antenne à un homme dont le seul but était de mettre de l’huile sur le feu et d’empocher des millions de dollars par un discours paranoïaque, rempli de ressentiment. Non, il vient de ce que 400 annonceurs ont refusé d’associer leur nom à ce talk-show de peur que leur image de marque en prenne un sacré coup. Dès lors, dans une logique purement capitaliste et sans états d’âme, il devenait nettement moins rentable…

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

lundi 4 avril 2011

Barack Obama candidat à la présidentielle de 2012


Le président américain, Barack Obama, a décidé de se présenter à sa propre succession lors de l’élection présidentielle de novembre 2012. Cette candidature était largement prévisible et avait été quasiment annoncée par son entourage ces derniers jours.
Dans un message à ses supporters, Barack Obama leur demande de se mobiliser dès maintenant même si la vraie campagne, selon lui, ne commencera que dans un an. En outre, il leur explique qu’il était dans l’ordre des choses qu’il se représente car le travail de réforme et de remise sur les rails des Etats-Unis ne pouvait se réaliser au terme d’un seul mandat de quatre ans.
A noter que Barack Obama avait toujours indiqué qu’il préférait ne faire qu’un mandat en prenant des décisions importantes et en mettant en route des réformes plutôt que de faire deux mandats sans avoir rien accompli.
Au vu de son travail, son premier mandat aura été rempli de ce point de vue. Ce sera aux électeurs de dire s’ils veulent encore quatre ans de cette politique et de ces réformes essentiellement centristes.
Alexandre Vatimbella

dimanche 3 avril 2011

Une semaine aux Etats-Unis. Barack Obama devrait annoncer sa candidature pour 2012 la semaine qui vient/ Le chômage de nouveau à la baisse en mars / L’opinion publique commence-t-elle à se retourner contre le Tea Party? / Donald Trump s’emmêle les pédales dans sa croisade anti-Obama / Shocking: Wonder Woman sans étoiles et short! / Abercrombie & Fitch montré du doigt pour un bikini rembourré… pour fille de 8 ans!



Barack Obama candidat à sa propre succession en 2012, personne n’en doute aux Etats-Unis, sachant, par ailleurs, que seul deux présidents ne l’ont pas été dans l’histoire des Etats-Unis, le dernier étant Lyndon Johnson en 1968.
Pour beaucoup de politologues, à ce stade, il est ultra-favori face au candidat républicain quel qu’il soit. Bien entendu, à plus d’un an et demi du vote, tout peut changer.
Néanmoins, l’homme est apprécié même si sa politique est controversée, les opinions oscillant entre positif ou négatif majoritaires selon les événements. Seuls une croissance forte et un taux de chômage bas pourraient créer une dynamique d’adhésion à celle-ci dans le temps.
On n’en est pas encore là.
Pour autant, les républicains n’ont rien à proposer de mieux et les Américains commencent à s’en rendre compte.
Les thèmes de sa campagne pourraient être - au-delà de la priorité absolue, l’amélioration de la situation économique -, la réforme du système éducatif, la nécessité d’une recherche et d’une innovation plus efficaces, la maîtrise des dépenses publiques et l’obligation de trouver des énergies propres et renouvelables.

La nouvelle baisse du chômage est bien évidemment une bonne nouvelle pour le pensionnaire de la Maison blanche. Celui-ci a reculé de 8,9% à 8,8% en un mois, faisant de mars 2011, le mois avec le taux le plus bas depuis deux ans.
Au-delà de ce symbole, cette baisse modeste s’inscrit dans une tendance sur quatre mois de recul du chômage.
C’est grâce notamment à un nombre de création d’emplois par les entreprises privées supérieur aux prévisions (216.000 contre 194.000 au mois de février). Le solde net entre création et destruction s’établi à 185.000 en positif.
L’essentiel des embauches a eu lieu dans le secteur tertiaire, celui des services.

Est-ce l’amélioration économique ou ses outrances constantes? Toujours est-il que presque la moitié des Américains ont dorénavant une mauvaise opinion du Tea Party, mouvement populiste dominé par les ultraconservateurs.
Selon un sondage, 47% de la population à une vision négative du Tea Party (+ 21 points par rapport à janvier dernier) contre seulement 32% qui en ont une vision positive.
La prégnance des mauvaises opinions sur le mouvement rejoint celle qu’ont les Américains sur les deux grands partis, démocrate et républicain. En outre, la hausse des opinions négatives provient essentiellement des personnes qui ont des bas revenus (moins de 50.000 dollars par an) où elles ont augmenté de 15 points contre seulement de 5 points sur ceux qui gagnent plus.
Une des raisons serait le fait que les membres du Tea Party se battent pour supprimer ou baisser fortement les aides pour les bas revenus.

Donald Trump se mue petit à petit en membre actif du Tea Party pour essayer de capter un électorat en vue de sa possible candidature en 2012. Même son ami, le présentateur vedette du Tonight Show sur NBC, Jay Leno a expliqué, en direct, à la télévision qu’il ne comprenait pas exactement le but de la nouvelle croisade du milliardaire, reprenant celle de l’extrême-droite, sur la naissance de Barack Obama (qui ne serait pas un vrai Américain n’étant pas né, selon lui, sur le territoire des Etats-Unis alors qu’il faut l’être pour pouvoir se présenter au poste suprême).
Pour montrer qu’il n’était, lui, pas dans ce cas et pour sommer Obama de montrer son soi-disant «vrai» acte de naissance, Trump a exhibé devant les caméras, son propre acte de naissance. Malheureusement pour lui, il s’était trompé de document!
Penaud, il a du chercher dans ses archives pour trouver le bon et le publier quelques jours plus tard...

Deux scandales viennent de secouer le pays.

Le premier, réel, est un bikini  rembourré à la poitrine qu’a mis sur le marché la célèbre griffe Abercrombie & Fitch pour… des fillettes de huit ans!
Devant le tollé provoqué dans tous les médias et chez tous les spécialistes de l’enfance, les responsables de la marque ont décidé de le retirer de la vente.

Le deuxième «scandale» a été le nouveau costume de Wonder Woman. Les producteurs du prochain film de l’icône américaine avaient décidé de lui mettre un pantalon à la place du short et d’ôter les étoiles blanches, supprimant du même coup un des ingrédients du drapeau américain que portait l’héroïne depuis sa création.
Nouveau tollé et ces mêmes producteurs ont rajouté les étoiles pour faire plaisir aux conservateurs (où va se nicher la politique!) mais n’ont pas rétabli le short au grand dam des fans.

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org