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dimanche 17 avril 2011

Une semaine aux Etats-Unis. Il y a 150 ans, la guerre de sécession… et toujours des controverses /La bataille pour réduire les déficits est lancée / Barack Obama vainqueur du bras de fer sur le budget selon les sondages / Les internautes américains pourraient avoir un identifiant sécurisé


Le 12 avril 1861, il y a cent cinquante ans, commençait la Guerre de Sécession qui allait faire 625.000 morts, soit 2% de la population des Etats-Unis. Une guerre qui a permis au pays de devenir ce qu’il est, en provoquant une formidable croissance économique pendant et après le conflit, mais qui divise encore de nombreux Américains.
La grande question qui demeure pendante et  qui agite les historiens, les journalistes et les citoyens est de savoir quelle était la raison principale qui a causé cet affrontement fratricide.
Pour certains (une majorité d’Américains encore aujourd’hui), il s’agissait d’une vision différente des droits des Etats qui s’étaient réunis dans l’Union. Pour d’autres, c’est l’esclavage. Pour d’autres encore, c’est le mode de vie complètement différent du Sud, tourné vers la production de coton, et le Nord, engagé dans la révolution industrielle. Sans oublier la bataille pour s’accaparer les terres de l’Ouest par les uns et les autres.
Des historiens estiment que le problème entre le Nord et le Sud date de la déclaration d’indépendance elle-même et qu’il devait finir par devenir paroxystique au fur et à mesure du développement de ces deux mondes irréconciliables.
Reste que la question de l’esclavage a été sans doute centrale et que, dès après la victoire du Nord, un révisionnisme a vu le jour qui a consisté à le nier, à montrer que les noirs n’étaient pas aussi malheureux dans le Sud (et que les ouvriers l’étaient bien plus dans le Nord!) et que les méchants nordistes ont tué un art de vivre raffiné et humaniste.
De nombreux ouvrages ont tenté de réécrire l’histoire dont un, Gone with the wind (Autant en emporte le vent), fut un best seller et le film le plus rentable de toute l’histoire du cinéma (si l’on actualisé ses recettes en dollars actuels). Un film qui a véhiculé cette fausse image dans la culture populaire.
Et la bataille des noirs pour leur égalité politique dans les années cinquante et soixante du XX° siècle n’a pas pu tuer la légende d’un pauvre Sud agressé par un Nord arrogant.
Mais la réalité est que, grâce à l’opiniâtreté du président Lincoln, l’esclavage a été aboli et la démocratie sauvée. C’est pourquoi, il demeure aujourd’hui considéré comme le plus grand président que les Etats-Unis aient jamais eu.

Barack Obama et les républicains vont se battre sur la réduction des déficits publics. Mais, au fait, d’où viennent-ils? Pas de Barack Obama principalement mais de George W Bush.
Car, comme feignent de l’oublier les élus républicains et leurs leaders, lorsque ce dernier accède au pouvoir en 2000, il trouve, dans les caisses fédérales, des excédents budgétaires consciencieusement récolter par Bill Clinton et dont George Bush père ne fut pas étranger à leur constitution.
Les cadeaux aux riches (avec des baisses d’impôts amputant les recettes fiscales de 500 milliards de dollars par an) ainsi que les aventures guerrières en Afghanistan mais surtout en Irak qui ne furent pas financées, ont creusé méthodiquement, pendant les huit années de présidence de «W» le déficit abyssal qui fut encore augmenté par les dernières mesures que pris celui-ci avant de quitter le pouvoir pour sauver le système financier (le fameux TARP, Troubled asset relief program) et que les républicains imputent, avec une totale mauvaise foi, à Barack Obama.
Dans ce cadre, le plan de sauvetage de l’économie adoptée par l’actuel locataire de la Maison blanche dès le début de sa présidence et d’un montant de 850 milliards de dollars n’a été qu’une goutte d’eau dans les déficits publics des Etats-Unis.
Barack Obama avait d’ailleurs la volonté de s’attaquer à ceux-ci dès sa prise de fonction à Washington. Mais la crise économique et financière mondiale venue de Wall Street l’a empêché de le faire. Au contraire, il a du dépenser encore plus.
Néanmoins, il n’est pas mécontent de devoir serrer la vis aujourd’hui sous la pression des conservateurs républicains. Cela lui permet de mettre l’Etat fédéral à la diète tout en démontrant que les mesures drastiques que veulent prendre les républicains sont totalement irresponsables et, en plus, complètement impopulaires.
Ceux-ci, en effet, souhaitent réduire les dépenses dans les programmes sociaux comme la sécurité sociale (les retraites), Medicare et Medicaid (les assurances santé publiques pour les personnes âgées et les enfants pauvres) qui son très majoritairement supportés par les Américains, notamment ces fameux électeurs indépendants qui font gagner les élections.

A noter qu’à la question de savoir qui avait gagné le bras de fer entre le président des Etats-Unis et les élus républicains de la Chambre des représentants sur le budget fédéral (que les républicains avaient menacé de ne pas voter, provoquant la fermeture des administrations), les Américains ont répondu, Barack Obama à 48% contre 35% aux Représentants républicains (11% pensant que personne n’a gagné).
Et 58% des sondés estiment que l’accord sur le budget (avec des réductions de dépenses de 38,5 milliards de dollars) est une bonne chose contre 38% qui pensent le contraire.

Chaque internaute américain pourra avoir un identifiant sécurisé s’il en fait la demande dans un avenir proche. C’est ce qu’a annoncé Barack Obama afin de rendre la toile plus sûre et permettre aux utilisateurs d’internet de pouvoir faire des cyberachats en toute confiance.
Cet identifiant est évidemment facultatif et remplacerait tous les codes et mots de passe que chaque internaute est obligé de mémoriser quand il accède à ses espaces privés.
Pour Barack Obama, «En rendant les transactions en ligne plus dignes de confiance, et en protégeant mieux la confidentialité, nous empêcherons des délits coûteux (...) et nous engendrerons la croissance et l'innovation».
Bien sûr, il faudra vérifier sur pièce que les pirates informatiques ne seront pas capables de s’approprier ces identifiants…

Alexandre Vatimbella
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