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dimanche 24 avril 2011

La Semaine aux Etats-Unis. La destitution des politiques à la mode / Le livre numérique en train de s’imposer / Katie Couric quitte le journal de CBS / Barack Obama en direct sur Facebook / Donald Trump, le mégalo qui se voyait président / La drôle de liste des 100 personnalités les plus influentes du magazine Time


Renvoyer les élus est devenu une mode aux Etats-Unis. De très nombreuses procédures de «recall» ont été lancées l’année dernière et depuis le début de l’année.
Chaque fois qu’un groupe d’électeurs est mécontent (voire même un seul électeur qui lance une procédure qui évolue en boule de neige), le recours au «recall» est de plus en plus utilisé.
Parfois celui-ci réussit (un des renvois les plus célèbre fut celui du gouverneur démocrate de Californie qui fit ensuite remplacé par l’ancien bodybuilder et acteur d’origine autrichienne, Arnold Schwarzenegger), le plus souvent elle est un échec.
Ce sont surtout les maires qui font face à ces procédures. En 2010, elle a touché cinquante-sept d’entre eux. Et, depuis le début de 2011, quinze sont menacés d’être virés.
Evidemment, cette procédure est quelque peu populiste. Néanmoins, elle permet aussi de contrôler les élus et de ne pas les laisser dans l’impunité totale. C’est une sorte de mix entre démocratie représentative et démocratie directe.
Cependant, faire face à une telle procédure n’est pas seulement de la démocratie, c’est aussi un histoire de gros sous. Car si seulement 26% des «recalls» ont été couronnés de succès en 2010, les coûts d’une telle campagne sont astronomiques.
Ainsi, le maire démocrate d’Omaha, Jim Suttle, qui a échappé à une destitution avec 51% des suffrages, a du dépenser 750.000 dollars pour se défendre…
A noter que lorsque Richard Nixon a quitté la Maison blanche en 1974, ce n’est pas suite à une procédure de «recall» mais à celle d’«impeachment» pour des faits relevant de la justice et non de mauvaise politique.

Au mois de février, il s’est vendu plus de livres numériques aux Etats-Unis que de livres de poche.
Et la tendance est lourde même si le livre papier n’est pas menacé de disparition selon les spécialistes.
En effet, même si le chiffre d’affaire du livre numérique a atteint pour ce mois, 90,3 millions de dollars (contre 81 millions de dollars pour le livre de poche), le chiffre d’affaire des livres pour adultes a atteint 156,8 millions de dollars et celui des livres pour la jeunesse, 58,5 millions de dollars.
Cependant, le taux de progression sur un an du livre numérique (qui partait, il est vrai, de très bas) a été de 202% alors que les éditions papiers ont reculé dans le même temps.

Débauchée à grands frais de NBC pas CBS pour être la première femme à présenter seule et toute l’année le principal journal télévisé, celui de 18h30 aux Etats-Unis, Katie Couric a été débarqué de son poste d’«anchor» (présentatrice). A partir de juin prochain, son contrat ne sera pas reconduit et elle pourrait revenir sur NBC où elle avait fait de l’émission matinale, Today Show, un énorme succès lorsqu’elle en était l’animatrice.
Son licenciement n’est pas une mesure sexiste mais est la conséquence, tout simplement, de la baisse continue et inexorable de l’audience du journal de CBS, «CBS Evening News», depuis la prise de fonction de la star télévisée, le 5 septembre 2006.
Pour mémoire, Katie Couric est payée quinze millions de dollars par an par CBS.

Pour sa campagne électorale naissante mais aussi pour expliquer sa politique actuelle face aux attaques incessantes des républicains, Barack Obama a fait une réunion publique relayée sur le réseau social numéro un dans le monde, Facebook, en compagnie du fondateur du site et personne la plus jeune à être devenue milliardaire par la force de ses poignets, Mark Zuckerberg.
Une manière pour le président américain de démontrer qu’il n’avait pas oublié comment il avait pu mener une campagne efficace en 2008 lors des primaires démocrates face à Hillary Clinton puis lors de la campagne électorale elle-même face à John McCain, grâce à sa très forte présence sur internet.
Comme on ne change pas une idée qui gagne, c’est là aussi, sur la toile, qu’il compte en partie gagner les élections de 2012. Néanmoins, il devra compter, cette fois-ci, sur des républicains qui savent, aussi, qu’ils doivent y être hyper présents.

Donald Trump était un homme boursouflé par son égo quand il est devenu un promoteur richissime. De même depuis qu’il anime une émission de télévision au taux d’écoute important qui a pour ambition de sélectionner de futurs grands capitalistes. Il l’est toujours dans son nouveau costume de prétendant à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2012 pour porter le fer contre Barack Obama qu’il exècre sans que l’on sache exactement pourquoi.
Mais ce n’est pas la seule chose que l’on ne sait pas du bonhomme qui n’a aucun programme, aucune idée (sauf de construire une salle des fêtes à la Maison blanche pour 100 millions de dollars!) et, pour l’instant, aucun soutien. Seule sa fortune est suffisante pour se payer une campagne politique.
A noter que dans les sondages, Donald Trump accuse actuellement un retard très important sur Barack Obama. Et, pour le bien de la démocratie américaine, il serait bien que celui-ci s’agrandisse encore…

Le magazine Time publie chaque année la liste des cent personnalités les plus influentes de l’année. Une liste de bric et de broc sensée refléter les grandes tendances dans la politique, l’économie, les arts, la culture et le show-business.
Pour autant, la liste des noms semble être un choix que seuls ses initiateurs pourraient expliquer rationnellement, si cela est possible... En tout cas, ils ne le font pas dans l’édition papier du magazine.
Du coup, on se demande comment le chanteur pour préados, Justin Bieber peut être plus influent que Barack Obama, ou comment la joueuse de tennis belge, Kim Clijsters, l’est plus que Michelle Obama ou Hillary Clinton!
Tout cela fait une marmelade qui permet, par exemple, à la presse française de titrer que Marine Le Pen est plus influente que Barack Obama, tout simplement parce que présidente du Front national devance le président des Etats-Unis dans ce classement incompréhensible.
Mais rassurons les Français qui auraient pris celui-ci au pied de la lettre, les futurs mariés William et Kate, le fils Kadhafi menteur et meurtrier, le chanteur Bruno Mars et même Nicolas Sarkozy sont plus influents que Marine Le Pen. Ouf!

Alexandre Vatimbella
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