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dimanche 29 mai 2011

Une semaine aux Etats-Unis. Nouvelle tornade meurtrière / Les républicains perdent un de leurs fiefs dans l’Etat de New York / Lady Gaga, bourreau de travail / On ne peut plus fumer dans les parcs de New York


142 morts, bilan encore provisoire, Joplin dans le Missouri est la nouvelle ville martyre des tornades qui frappent les Etats-Unis depuis le début du printemps. Et c’est le plus grand nombre de victimes en une seule tornade depuis 1947.
Cela fait suite aux 354 victimes du mois précédent notamment dans l’Etat de l’Alabama et dans la ville de Tuscaloosa.
Lorsque l’on regarde les images que diffusent les télévisions et qui s’affichent en une des journaux, on ne peut qu’être saisi par ces vues de rues dévastées avec des maisons rasées. Cela rappelle les tremblements de terre et les tsunamis ou encore les bombardements massifs lors des guerres.
Mais il faut rappeler deux choses que ne montrent pas les caméras. La première est que, même si la tornade de Joplin était très large, ses dévastations ne concernent qu’une langue de terre assez réduite et non la ville toute entière. La deuxième est que la majorité des maisons individuelles, aux Etats-Unis, sont construites en bois. C’est une tradition et cela coûte moins cher. En contrepartie, cela a un gros inconvénient: en cas de phénomènes climatiques extrêmes, elles sont totalement détruites et le bilan humain est particulièrement élevé.
Ainsi, à Joplin, l’hôpital a été touché de plein fouet par les vents tourbillonnant qui peuvent souffler à plus de 300 km/h a vu ses vitres volées en éclat et a subi des dommages mais, grâce à ses murs de béton, il est encore debout et n’a pas connu de morts dus directement à la tornade, ce qui n’est pas le cas des maisons de bois aux alentours.

Il y a un peu plus de six mois, le parti républicain remportait triomphalement les élections à la Chambre des représentants (mais, rappelons-le, pas au Sénat qui demeurait majoritairement démocrate). Une des raisons avancées pour cet échec (outre la principale, la situation économique dégradée et son corollaire un taux élevé de chômage), était la réforme sur l’assurance santé voulue par Obama et votée par le Congrès démocrate.
Du coup, les idéologues du Parti républicain se sont crus autorisés à partir à l’assaut de toute la protection sociale au nom de la nécessaire réduction des déficits publics (mais la raison profonde est une allergie à toute solidarité nationale). Un des leurs, le représentant du Wisconsin, Paul Ryan, a concocté un plan d’une rigueur extrême avec une remise en cause, au-delà de la réforme d’Obama, de tous les avantages de l’assurance santé publique pour les personnes âgées, Medicare. Mauvaise pioche.
Car il faut savoir qu’une large frange de l’électorat républicain tient à cette assurance (et croit, dans le même temps, qu’elle n’est pas gérée par les pouvoirs publics!). Quand ces électeurs ont appris la volonté des élus républicains de la remettre en cause en diminuant progressivement ses remboursements et sa couverture, ils ont pris peur. Et le résultat est la perte d’un des grands fiefs du parti, qu’il détenait depuis plus de cinquante-huit ans dans l’Etats de New York.
Dans une élection partielle suite à la démission forcée du détenteur du siège impliqué dans un scandale de mœurs, la circonscription a été remportée par la candidate démocrate, Kathy Hochul, alors que personne n’aurait parié un cent sur son nom il ya deux mois.
Une élection où l’argent des conservateurs a pourtant coulé à flot et où les ténors du Parti républicain sont venus soutenir leur candidate, Jane Corwin, comme le Speaker de la Chambre des représentants, John Boehner.
Cela n’a pas suffit. Le plan Ryan était passé par là… A un an de l’élection présidentielle et en mal de candidats crédibles, les républicains ont de quoi être inquiets.

Le nouvel album de Lady Gaga est dans les bacs après la sortie des trois premiers singles dont celui du titre du nouvel opus de l’égérie pop américaine, «Born This Way». Ce qui a de remarquable avec la chanteuse native de New York, c’est son énergie et sa force.
Elle est toujours en mouvement et travaille tout le temps, disent d’elle les gens qui partagent son quotidien. Même ses producteurs lui demandent de lever le pied alors qu’avec les autres rock stars, ce serait plutôt le contraire…
Ainsi, pendant sa dernière tournée, elle a composé et enregistré la plus grande partie de son deuxième album. De même, elle veut, comme l’explique au New York Times DJ White qui a coproduit certaines de ses chansons, tout contrôler à «100% de 100%».
De plus, elle met un point d’honneur à chanter en live sur scène en même temps qu’elle se démène dans un show endiablé du genre de ceux qui permettent à Madonna et à d’autres (Michael Jackson était de ceux-là!) de justifier le fait de ne chanter qu’en playback.
Son succès, elle le vit comme une revanche sur son adolescence où elle était marginalisée par les autres et sur ses débuts dans le show business où peu de gens croyaient en elle. Du coup, elle se veut la porte-parole de tous les «little monsters», comme elle les appelle, ces petits monstres qui connaissent des problèmes d’intégration et d’identité identiques à ceux qu’elle en a connu.

Il est désormais interdit de fumer dans Central Park, à Times Square et Coney Island. Plus généralement, on ne peut plus le faire dans les parcs, sur les plages, les bords de mer et les marinas ainsi que dans les places piétonnes de New York. Une décision prise par le maire, Michael Bloomberg, après que celui-ci ait été convaincu de la dangerosité pour les non-fumeurs de la cigarette dans les lieux publics.
Une décision - qui concerne pas moins de 1.700 parcs et vingt-deux kilomètres de plages - diversement appréciées, on s’en doute. Mais les autorités espèrent que l’esprit civique américain jouera à plein et qu’elles n’auront pas à verbaliser les contrevenants (50 $ par infraction) et s’attirer les foudres des fumeurs. Pas sûr que ce soit le cas car le nombre de lieux où ils peuvent désormais allumer une cigarette dans Big Apple sont de plus en plus réduits.
Alexandre Vatimbella
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