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dimanche 31 juillet 2011

Une Semaine aux Etats-Unis. Vers un accord sur la dette? / La croissance économique est moins forte qu’espérée / Recherche salarié… ayant déjà un travail! / Les Noirs et les Hispaniques principaux perdants de la Grande récession


Au moment où nous écrivons, il y a une chance certaine que les démocrates et les républicains se mettent d’accord sur un texte pour relever enfin du plafond de la dette et sauver le pays d’un défaut de paiement avec toutes les conséquences gravissimes qui s’en suivraient pour les Etats-Unis mais également pour le monde entier.
Barack Obama – qui a demandé aux deux partis d’être responsables – semble être plus optimiste qu’il y a quelques jours où il se montrait très mécontent, comme la majorité des Américains, devant l’incapacité des membres du Congrès à s’entendre et, plus particulièrement, devant la politique du pire prônée par les républicains et notamment la frange la plus à droite.
Ceux-ci se sont aperçus que plus de la moitié de la population considérait qu’ils étaient les principaux responsables de la situation de blocage. Du coup, ils ont mis un peu d’eau dans leur vin. Rien n’est encore assuré, ni sur le vote du relèvement du plafond de la dette avant mardi minuit, ni sur le contenu d’un accord entre démocrates et républicains qu’accepterait de signer Barack Obama, mais les choses semblent avancer…

Cette crise sur le relèvement du plafond de la dette se déroule alors que l’on vient d’apprendre que la croissance économique du pays a été moins forte qu’escomptée. Ainsi, lors du second trimestre 2011, le PIB a crû à un rythme annuel de 1,3% après 0,4% au premier trimestre.
C’est bien évidemment une déception pour les Américains car cette faible croissance ne sera pas à même de créer les nombreux emplois pour faire chuter le taux de chômage toujours au plus haut.

En matière d’emploi, les entreprises américaines embauchent prioritairement des gens… qui ont déjà un emploi! Cela s’explique par leur peur d’engager des personnes qui sont au chômage depuis longtemps et qui ne serait plus capable de travailler correctement ou qui aurait plus de mal. De plus, les employeurs suspectent toujours les demandeurs d’emploi de tricher sur leur cv pour gommer leurs périodes de chômage.
Ainsi, les annonces fleurissent dans les journaux et les sites internet spécialisés demandant des personnes «currently employed» (ayant actuellement un travail)…
Selon les juristes, ces annonces ne sont pas illégales car les chômeurs ne sont pas une catégorie de personnes protégées comme peuvent l’être les minorités raciales ou les personnes d’un certain âge.

L’analyse du dernier recensement de la population américaine réalisé l’année dernière continue à distiller ses résultats.
On vient ainsi d’apprendre que la Grande récession de 2008-2009 avait fait baisser les revenus de tous les groupes raciaux. Cependant, elle a nettement plus touché les populations noires et hispaniques que la population blanche.
Même si cela n’est guère une surprise, c’est l’ampleur de cette différence qui est problématique alors même que l’occupant de la Maison blanche est noir.
Ainsi, le revenu médian d’un blanc est désormais vingt fois plus élevé que celui d’un noir et dix-huit fois plus élevé que celui d’un latino, une situation qui ne s’était pas vue depuis au moins vingt-cinq ans.

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

dimanche 24 juillet 2011

Une Semaine aux Etats-Unis. Vague de chaleur mortelle dans l’Est du pays / Relèvement du plafond de la dette: le feuilleton de l’irresponsabilité politique / Tirage au sort pour les premiers mariages gays de New York! / Inauguration le 12 septembre prochain du musée de 9/11 pour le 10° anniversaire des attentats


Il fait chaud, très chaud dans l’Est des Etats-Unis et, plus particulièrement dans les grandes villes. Car, même si une température de 51° C a été relevée dans l’Iowa, ce sont les mégalopoles de la côte qui sont le plus touchées et, au premier chef, New York.
Ainsi, le thermomètre est monté à 40° C et devrait encore monter dans la semaine qui vient autour des 42° C. Les autorités municipales ont donc ouvert des endroits spéciaux pour se rafraîchir et se reposer. Dans le même temps, elles ont mis en garde les Newyorkais contre les coups de chaleur mais également contre les risques de coupures de courant dus à la fonte des fils électriques mais aussi à l’utilisation effrénée de la climatisation.
Cette vague de chaleur a déjà causé la mort de plusieurs personnes.

Y aura-t-il un accord sur le relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis avant le 2 août, date butoir après laquelle l’Etat fédéral ne pourra plus payer tous ses créanciers?
On en sait strictement rien tellement les postures et les déclarations des élus républicains mais aussi des élus démocrates ressemblent à un jeu de poker menteur qui frisent l’irresponsabilité politique et parfois les dépasse!
Après avoir été proche d’un accord grâce aux négociations plus ou moins secrètes entre Barack Obama et John Boehner, le speaker républicain de la Chambre des représentants, tout a été remis en question lorsque le dernier nommé a soudainement rompu unilatéralement les discussions.
Cependant, les sondages montrent que les Américains estiment que ce sont les républicains les principaux responsables de la situation et de la possible défaillance de l’Etat fédéral.
Du coup, les républicains ont assuré qu’ils voulaient toujours négocier mais que c’étaient les démocrates qui ne voulaient pas (ce qui n’est pas faux pour certains d’entre eux…), essayant de ne pas porter la responsabilité de l’échec des négociations, ce qui sera difficile tellement cela semble évident et que ça l’est.
Quant à Barack Obama, il dit et redit qu’il attend des propositions responsables des élus.
Si ces derniers voulaient prouver aux Américains que Washington est bien l’endroit le plus pourri des Etats-Unis, ils ne s’y prendraient pas autrement…

C’est ce week-end que les mariages gays ont été concrètement autorisés dans l’Etats de New York. Et ce ne sont pas moins de 20.000 demandes qui ont été faites par des couples homos pour le premier jour de l’entrée en vigueur de la loi rien que pour New York City!
Il était évidemment impossible de marier tout ce beau monde en un jour. C’est donc par tirage au sort que les «heureux gagnants» ont été choisis. Ils ont donc été un peu plus de 760 couples homosexuels à pouvoir se dire oui dans les mairies de Big Apple.

Les 42.000 tickets pour la visite, le premier jour de son ouverture, du musée du mémorial du 11 septembre à New York, le 12 septembre prochain (après son inauguration le 11 pour l’anniversaire des dix ans des attaques terroristes) ont été achetés quasi-instantanément dès leur mise en vente.
Ce sera un des premiers lieux de la reconstruction du site des Twin Towers à être terminés et rouverts au public. Dans les années qui viennent, ce sont les nouveaux gratte-ciels qui devraient l’être au fur et à mesure de leur achèvement.
Après la mort de Ben Laden, l’instigateur des attentats, cet événement sera un autre moment fort du souvenir pour cet anniversaire ô combien symbolique.

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

Barack Obama face au dilemme du Centre


Assainir les finances publiques tout en assurant les principales solidarités, voilà un des dilemmes les plus importants, si ce n’est le plus important avec la résorption du chômage, de tous les gouvernements actuels mais, plus particulièrement de tous les hommes et les femmes politiques qui s’affirment du Centre car la combinaison de ces deux actions est au cœur même du projet centriste de ce début de millénaire.
Le tout, évidemment, dans une démarche de responsabilité et de recherche du consensus le plus large possible, tellement ces questions sont essentielles pour le présent et, surtout, pour le futur du développement harmonieux de la société grâce à une indispensable cohésion sociale solide et rénovée, dans cette perspective du renforcement du vivre bien ensemble par une politique du juste équilibre.
Ce qui se passe aux Etats-Unis et, quel qu’en soient les résultats, est, à ce titre, emblématique pour la solution proposée par le Centre et par les embûches auxquels il doit faire face pour la mettre en œuvre.
Car le positionnement de Barack Obama, président centriste, sur cette problématique se situe exactement au centre du Centre.
On le sait, le gouvernement des Etats-Unis doit lutter contre les déficits des finances publiques en trouvant des solutions afin de stopper l’hémorragie des déficits publics tout en continuant à assurer l’essentiel des missions de la puissance publique, notamment en matière de solidarité nationale.
Se surajoute, comme dans toutes les économies développées, le soutien à l’activité économique et une lutte très difficile contre le chômage.
Face à cette situation très difficile, le président des Etats-Unis – qui a perdu la majorité à la Chambre des représentants en novembre dernier – doit absolument trouver le moyen d’y remédier de mieux possible.
D’autant que, comme l’ont largement expliqué les médias, il y a ce fameux relèvement du plafond de la dette qui doit être approuvé par le Congrès (Chambre des représentants et Sénat) avant le 2 août prochain afin d’éviter un défaut de paiement de l’Etat fédéral vis-à-vis de ses créanciers, des retraités aux détenteurs étrangers de Bons du Trésor américain.
Généralement, ce relèvement du plafond de la dette est automatique ou donne lieu à quelques marchandages entre républicains et démocrates lorsque «le gouvernement est divisé» (c’est-à-dire lorsqu’il y a cohabitation) sans jamais le remettre en cause. Avec l’extrêmisme d’une grande partie des élus républicains élus fin 2010 qui se positionnent désormais à la droite, voire à l’extrême-droite de l’échiquier politique et dans une posture populiste et antiétatique, ce ne sera pas le cas cette fois-ci.
D’autant, que ces élus ont en ligne de mire l’élection présidentielle de 2012 (et leur propre réélection), où Barack Obama part, pour l’instant favori ce qui est inacceptable pour eux, un de leurs principaux slogans étant qu’Obama doit être un «one term président», le président d’un seul mandat.
Du coup, il est possible que le défaut de paiement soit effectif au début du mois prochain avec toutes les conséquences désastreuses pour l’économie américaine (dont la note serait dégradée par les agences de notations) mais aussi pour l’économie mondiale.
Barack Obama a donc décidé, devant l’incapacité des républicains à proposer des mesures réalistes, d’agir en organisant une grande négociation avec les républicains, ses adversaires, mais aussi avec ses amis démocrates afin de trouver une solution à moyen-terme sur la réduction des déficits publics tout en assurant les engagements de l’Etat, notamment en matière sociale.
Son plan est d’engager des économies de 3.000 à 4.000 milliards de dollars sur les dix ans à venir en sabrant dans de nombreuses dépenses (même en matière sociale) mais aussi en supprimant les nombreuses niches fiscales qui existent aux Etats-Unis pour les plus riches, voire en augmentant un peu les impôts (il faut rappeler que la pression fiscale pour les plus riches a constamment baissé cette dernière décennie suite aux décisions de George W Bush et que le pays est un de ceux qui a les rentrées fiscales les plus basses parmi les nations développées).
Dans le même temps, les programmes médicaux pour les plus pauvres (medicaid) et les personnes âgées (medicare) seraient sauvegardés ainsi qu’un certain nombre d’autres dépenses sociales auxquelles les Américains sont attachés.
Un plan d’inspiration centriste qui recherche ce fameux juste équilibre et qui a été proposé à la discussion à droite comme à gauche afin de dégager le consensus le plus large.
Cependant, les républicains, après avoir feint de négocier, ont décidé de jouer la politique du pire en refusant tout compromis. Ils savent bien que ces propositions sont les seules acceptables mais que les accepter serait faire un cadeau à Barack Obama à un peu plus d’un an de la présidentielle où ils sont, pour l’instant, distancés.
Ils sont donc partant pour bloquer le pays, voire le plonger dans la récession à des fins uniquement électoralistes et de manière totalement irresponsables.
De plus, la plupart d’entre eux ont signé un «serment», s’ils étaient élus, de ne jamais augmenter les impôts. Celui-ci est un texte imaginé par un activiste d’extrême-droite particulièrement puissant à Washington, Grove Nordquist, qui gère une organisation contre le relèvement de la fiscalité et qui a réussi à faire du Parti républicain, le «no-tax parti», la formation contre les impôts et les dépenses publiques quelles qu’elles soient ou presque.
Le challenge auquel doit faire face Barack Obama est de mettre tous les élus (car beaucoup de démocrates sont, de leur côté, mécontents des coupes budgétaires incluses dans le projet) devant leurs responsabilités pour qu’une démarche responsable, consensuelle, pragmatiste et efficace soit mise en œuvre face à la réalité et non face à des présupposés idéologiques.
Une démarche centriste qui, nous le savons, est certainement la meilleure mais a le défaut rédhibitoire d’être réaliste et, donc, d’avoir des ennemis, nombreux, de chaque côté de l’échiquier politique!
C’est pour cela que l’expérience de la présidence Obama est si précieuse pour le Centre et le Centrisme afin d’analyser, en grandeur nature, si une vraie politique centriste basée sur un réformisme responsable peut être mise en œuvre face aux clientélismes de tous bords dans une période critique et si elle donne des résultats positifs.
Bien sûr, jusqu’à présent, le président a eu de nombreux succès – il a été celui qui a le plus introduit de réformes en deux ans depuis que les Etats-Unis existent - dus souvent à sa démarche s’appuyant sur le réel, la responsabilité, la recherche du consensus et la volonté de trouver un juste équilibre. Mais les défis sont encore importants. Et celui qu’il affronte actuellement en est un particulièrement ardu.


Alexandre Vatimbella

samedi 23 juillet 2011

Mondialisation: le «mieux» et le «plus» vont nécessairement ensemble


Plus de mondialisation et une meilleure mondialisation ne sont pas antinomiques, au contraire, cela va de pair.
De nombreux commentateurs et politiques affirment, ces derniers temps, qu’une meilleure mondialisation passe par moins de mondialisation, par cette capacité que l’on redonnerait aux Etats, aux nations et aux cultures locales de peser sur le global voire de se protéger des «mauvaises» intrusions du village global dans leur sphère de compétences.
Or, rien n’est moins vrai. Ce n’est pas parce que l’on va redonner du pouvoir au national que le mondial s’en trouvera meilleur. Aurait-on oublié les ravages d’un monde divisé? Aurait-on oublié que l’union de l’Europe, une mini-mondialisation, a éloigné le spectre de la guerre fratricide entre peuples du Vieux continent? Aurait-on oublié que la mondialisation a ouvert des espaces de coopération et de compréhension entre les hommes et les femmes à travers la planète? Aurait-on oublié tous ceux qui sont sortis de la pauvreté grâce à la globalisation de l’économie? Et ce ne sont que quelques exemples.
C’est plutôt en transférant plus de pouvoir au mondial, à une gouvernance mondiale, que l’on va pouvoir mieux organiser le monde, que l’on va pouvoir édicter de meilleures régulations afin d’organiser la mondialisation, que l’on va empêcher la machine à broyer de l’humain et à opposer les cultures de poursuivre impunément son œuvre et à s’appuyer sur le phénomène de la mondialisation pour s’en servir à des fins qui n’ont rien à voir avec la construction d’une vraie communauté mondiale.
Les êtres humains ont toujours été plus forts et plus civilisés en s’unissant et en s’organisant pour préserver la liberté dans la solidarité.
Ce qui s’est passé dans les communautés locales, dans les communautés nationales, se passera de même dans la communauté mondiale en cours d’édification.
Organiser la sphère mondiale au profit de l’humain en la développant, voilà le vrai challenge de l’humanité et non de se recroqueviller dans des communautés morcelées aux attitudes protectionnistes qui se font face, se regardent en chien de faïence, s’opposent et, parfois, s’entretuent dans des bains de sang.
En matière de mondialisation, le mieux va obligatoirement de pair avec le plus.
D’autant que moins de mondialisation de donnera pas plus de force aux cultures locales. C’est en faisant émerger des individus culturellement métissés, capables, chacun d’eux, de créer leur propre culture, que l’on multipliera à l’infini la diversité culturelle (et que l’on parviendra à perpétuer la diversité culturelle) et que l’on fera en sorte que chaque individu sera capable, librement, de respecter la culture de l’autre, de la partager et de l’enrichir, donc de respecter l’autre.
La mondialisation, ce n’est pas seulement la libération des marchés financiers mais c’est aussi tout un phénomène politique, économique, financier, social et culturel.
Plus on mondialisera, plus on globalisera, plus on régulera au niveau mondial, plus on organisera, plus on adoptera de règles au niveau international, plus on obtiendra un consensus au niveau mondial, plus la mondialisation et la globalisation seront meilleures.
Ne laissons pas passer cette chance de construire la vraie mondialisation, qu’elle soit économique, financière, politique, culturelle, sportive, artistique, etc. afin qu’elle irrigue dans sa diversité d’appréhension par chacun de nous un monde de plus en plus large et à la culture de plus en plus profonde et aux solidarités de plus en plus fortes. Un monde de paix, de partage capable d’apporter la vie bonne aux quatre coins de la planète.
C’est sans doute cela la véritable utopie qui est devant nous, celle qui peut mobiliser les peuples à l’avenir actuel incertain et aux angoisses existentielles d’une possible finitude proche que nous rabâchent les prophètes de malheur et les ennemis du progrès, le vrai, celui qui apporte le bien être et qui lutte contre tout ce qui empêche l’être humain d’en profiter.

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

mardi 19 juillet 2011

Hollywood face à la mondialisation du cinéma


Oui, Hollywood domine toujours le cinéma mondial, qu’on n’en soit satisfait ou qu’on lé déplore. Les chiffres, rappelés dans ce numéro de Géoéconomie intitulée «Cinéma: le déclin de l’empire américain?» en font foi.
Ainsi, le cinéma américain détient 86% à 90% des parts du marché mondial selon les années. Et s’il produit nettement moins de film que l’Inde et son Bollywood et que la Chine lui interdit largement l’accès à son territoire en violation des règlements de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), il rapporte plus de devises (un solde positif de 11,7 milliards de dollars en 2007) aux Etats-Unis que les secteurs des télécommunications, du management/consulting, légaux, médicaux, informatiques et des assurances selon les chiffres de l’industrie cinématographique américaine citée par Nolwenn Mingant, maître de conférences en civilisation américaine à l’université de Paris III.
Cependant, le XXI° siècle, tout en étant celui du numérique, pourrait aussi être celui de l’éveil des cinémas des pays émergents comme le constate Régine Hatchondo, directrice générale d’Unifrance (organisme chargé de promouvoir le cinéma français): «la mondialisation à l’œuvre dans toutes les branches d’activités et dans les comportements des citoyens du monde entier, la standardisation des goûts à l’échelle mondiale, l’explosion économique des pays émergents représentant des capacités d’investissement colossales concentrées sur quelques grands groupes industriels, la disparition virtuelle mais réelle, grâce au numérique, des frontières de l’image, le désir d’un pays de maîtriser son image, à travers son cinéma en particulier, créent une situation qui peut sembler effrayante mais qui est aussi riche d’enjeux».
Et Monique Dagnaud, directrice de recherche au CNRS, donne la clé pour un pays qui souhaite devenir un acteur important de cet univers cinématographique en plein chambardement: «pour ‘briller’ dans le concert des nations, un pays est incité à développer à grande échelle son industrie filmique. L’Inde, les Etats-Unis, la France, ces trois pays l’ont fait. Comment ont-ils procédé? Derrière chacune de ces réussites, on observe une subtile mobilisation de la société civile et de la puissance étatique, signant une véritable passion pour le 7° art».

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

Cinéma: le déclin de l’empire américain, revue Géoéconomie, été 2011, 20 €

dimanche 17 juillet 2011

Une Semaine aux Etats-Unis. Possible dégradation de la note de l’économie américaine / La première publicité démocrate des présidentielles montre les républicains contre la classe moyenne / La Cour suprême préfère la violence au sexe / «Carmageddon»n’a pas eu lieu à L.A. / Dallas revient!


Si les républicains continuent à jouer la politique du pire, c’est-à-dire en refusant de relever le plafond de la dette (qui permet d’engager plus de sommes pour la rembourser au fur et à mesure qu’elle augmente), le gouvernement fédéral sera obligé de prendre des mesures et de cesser de payer toute une série de choses et de personnes à partir du 2 août prochain.
Car ce sont bien eux qui, aujourd’hui, sont le nœud du problème. Après que Barack Obama ait accepté de réduire les déficits à la seule condition que l’on puisse faire payer un peu plus les riches, ce que tous les économistes approuvent, la base des élus républicains au Congrès, très fortement travaillée par les extrémistes populistes de droite qui ne veulent pas entendre d’augmentation d’impôts et dont le seul rêve est de faire battre le premier président afro-américain en 2012, refusent d’autoriser le relèvement de ce plafond à moins que des coupes immenses dans le budget du pays ne soient décidées. Une position totalement irréaliste.
D’ailleurs, une forte majorité d’Américains condamnent ce comportement qui pourrait être une des raisons de la défaite des républicains en 2012, non seulement à l’élection présidentielle mais également à celle des représentants et à celle des sénateurs.
Du coup, la priorité des chefs républicains est désormais de tout faire pour sortir le pays de cette impasse. D’autant qu’à la clé il y a la possible dégradation de la note des Etats-Unis par les agences de notation, ce qui impliquerait que le gouvernement devrait emprunter à un taux beaucoup plus fort ce qui creuserait le déficit.
La «deadline» est donc le 2 août. Parions que s’il y a une solution, elle sera prise au dernier moment.

Le comportement très idéologique des élus républicains est une aubaine pour les démocrates qui ont commencé la campagne présidentielle par une publicité très évocatrice montrant que toutes les décisions du Parti républicain vont à l’encontre du bien-être de la classe moyenne. Celle-ci est la plus fragilisée par les difficultés économiques et sociales qui frappent les Etats-Unis. Et elle attend que le gouvernement l’aide pour se refaire une santé.
Si elle vote massivement pour les démocrates, les républicains n’ont aucune chance en 2012…

La Cour suprême, où les juges conservateurs sont plus nombreux (cinq) que les juges libéraux (quatre), vient de prendre une décision pour le moins étonnante. Elle a ainsi refusé d’interdire à la vente aux mineurs un jeu vidéo d’une extrême violence au motif que les enfants étaient capables de faire la différence entre la réalité et le virtuel…
Une décision très largement critiquée par les spécialistes de l’enfance.
Ce qui choque également beaucoup de commentateurs, c’est que dès qu’il y a une scène un peu sexy dans ce genre de jeux (on ne parle évidemment pas de pornographie), les interdictions pleuvent et les juges suprêmes approuvent.
Un puritanisme qui permet la vente d’armes de guerre un peu partout dans le pays mais qui condamnent avec la fermeté la plus extrême tout bout de sein féminin que l’on peut montrer à la télévision (ce qui fut le cas lors de la finale du Superbowl en 2006, avec celui de Janet Jackson)…

Ce devait être l’embouteillage le plus grand jamais vu à Los Angeles. Avec la fermeture de l’autoroute 405 ce week-end (500.000 véhicules l’empruntent chaque fin de semaine), afin de démolir une partie du Mulholland drive bridge, un pont qui l’enjambe, les autorités de la ville et de l’Etat s’attendaient au pire. Elles avaient même prévu de fortes pénalités pour les entreprises chargées du travail pour chaque minute de retard.
Ce «Carmageddon», comme l’avait baptisé les journalistes, n’a pas eu lieu. Pour les spécialistes, l’énorme couverture médiatique de l’événement a carrément fait renoncer la très grande majorité des automobilistes concernés.
Reste que la 405 sera à nouveau fermée l’année prochaine pour enlever l’autre partie du pont. Les automobilistes qui ont vu que rien de catastrophique ne s’était produit, seront-ils alors aussi sages?...

Annonce pour tous les fans de Dallas. La série mythique revient! Et avec les acteurs de l’époque qui seront entourés de plus jeunes. Voici encore une série que l’on ressort de la naphtaline après Hawaï police d’Etat. On attend avec impatience la réaction des téléspectateurs.

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

jeudi 14 juillet 2011

MONDIALISATION-ETATS-UNIS-EUROPE. Quand l’Otan pourrait devenir une Ligue des démocraties


Jeremy Ghez, l’éditeur de La nouvelle revue Géopolitique, un nouveau trimestriel consacré, comme son nom l’indique, à la géopolitique, est un grand défenseur du lien entre les Etats-Unis et l’Europe qu’ils voient comme les deux interfaces du monde démocratique dans le monde.
Et, c’est tout naturellement, que dans le premier numéro de la revue, il consacre une étude à l’Otan, «seul forum commun aux alliés historiques des deux rives de l’Atlantique et qui, avec l’Union européenne, définit ses critères d’entrée en fonction du respect des droits de l’homme et des principes démocratiques» et à sa nécessité de se réinventer.
Selon le professeur d’économie et d’affaires internationales à HEC, cette Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, créée au moment de la guerre froide pour défendre la démocratie libérale n’est pas obsolète et dépassée mais elle «détient encore une capacité significative de coordination des efforts politiques et militaires».
Néanmoins, il convient de redéfinir ses missions dans un monde où «la diversité des défis (…) rend la définition de l’ensemble des aléas auxquels les Etats-Unis et l’Europe doivent faire face difficile et incertaine».
Pour Jeremy Ghez, «il ne s’agirait plus seulement de réformer le fonctionnement pratique de l’organisation mais de la doter également d’un nouveau logiciel intellectuel pour permettre à ses Etats-membres d’appréhender l’émergence d’un nouvel ordre mondial».
Et l’Otan pourrait devenir cette fameuse «Ligue des Démocraties» que certains, aux Etats-Unis et en Europe parmi les politiques de premier plan, souhaiteraient voir le jour. Comme l’explique l’universitaire, «le principal but de cette ligue serait le renforcement du caractère démocratique et libéral du système international». Une mission qui ne peut être que soutenue.
Evidemment, Jeremy Ghez ne sous-estime pas les préventions voire les fortes oppositions à la définition d’un rôle politique de l’Otan, notamment en Europe, et, donc, à un rapprochement entre les deux rives de l’Atlantique.
Cependant, il sait aussi qu’aujourd’hui «l’Europe manque d’alternatives». Et, «la principale menace qui plane sur l’organisation n’est pas la tentation impériale des Etats-Unis mais l’inertie européenne. La panne actuelle du projet de construction de l’Union européenne, si elle mène à l’immobilisme et au rejet systématique de projets parallèles, signifierait l’effacement total du Vieux Continent».
Et Jeremy Ghez nous convint, in fine, avec brio que «la redéfinition du projet politique commun à l’Europe et aux Etats-Unis n’est donc pas une chimère mais l’un des enjeux stratégiques principaux actuels». D’autant que, selon lui, il existe «une véritable communauté politique entre les deux rives de l’Atlantique qui se fonde sur une identité commune».
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

La nouvelle revue Géopolitique, numéro un, juillet-septembre 2011, 10€

lundi 11 juillet 2011

Le Monde d’Obama vu par Yannick Mireur


Il y a beaucoup de vrai et de nombreux éclairages perspicaces dans le livre que Yannick Mireur consacre au monde d’Obama, à la fois, le monde intérieur des Etats-Unis et le monde extérieur de la première puissance mondiale.
Le fondateur de feue Politique américaine, une revue consacrée entièrement aux Etats-Unis sait de quoi il parle, ce qui est assez rare chez les «spécialistes» autoproclamés de l’Amérique et de tous ceux qui affirment savoir qui est Barack Obama sans jamais avoir appris à le connaître.
Il est donc réconfortant de noter que Yannick Mireur a bien vu les filiations évidentes entre le «Change we believe in» et le «Yes we can» d’Obama et les Square Deal de Theodore Roosevelt, le New Deal de Franklin Roosevelt et la Great Society de Lyndon Johnson.
Car Barack Obama n’est pas celui qui vient de nulle part en révolutionnant la politique américaine. Yannick Mireur a raison de dire qu’il n’est pas, non plus «l’homme de la rupture». Il s’inscrit dans cette tradition centriste chère à Abraham Lincoln, Theodore Roosevelt et Bill Clinton pour citer trois de ses glorieux prédécesseurs (si, si Clinton en est un!).
Un centrisme fait d’actions et de volonté bipartisane par le dépassement des intérêts sectoriels en vue de bâtir une société où la sphère publique intervient là où l’initiative privée a failli sans en faire un dogme. Le tout, évidemment, afin d’assurer le bien-être de la population, entretenir l’idée de la poursuite du bonheur inscrite dans la sacro-sainte Constitution et revitaliser le rêve américain (même si celui-ci semble avoir concrètement sombré à la fin des années cinquante comme le montrent les statistiques, il demeure un symbole pour les Américains et l’on sait tous ce que le symbolique peut soulever comme montagnes…).
L’auteur écrit avec raison qu’Obama «rejette les absolus et les dogmes, les schémas préconçus, leur préférant l’échange, la confrontation des idées, la compréhension du mode de pensée de ses opposants, considérant comme aussi légitime que la sienne leur américanité, malgré leur expérience distincte». Et de poursuivre: «ainsi la recherche du consensus, de l’élévation du débat  dans l’intérêt collectif plus qu’une confrontation partisane prévisible, guide son action».
Bien sûr, la présidence du premier président noir n’en est qu’à un peu plus de la moitié de son premier mandat. Il est donc difficile de savoir ce qu’il adviendra au cours de celle-ci – et d’en faire, a fortiori un bilan exhaustif - surtout si Obama, comme les sondages le montrent actuellement, devrait être réélu. A moins que le chômage endémique actuel ne s’améliore pas et conduise à un rejet de sa personne par les Américains et à sa défaite en 2012. Encore faudrait-il qu’il y ait, en face, un candidat républicain crédible, ce qui n’est pas encore le cas.
Cet ouvrage est aussi utile pour tous ceux qui souhaitent lire une réflexion de qualité sur les relations entre les Etats-Unis et la Chine, Yannick Mineur étant fin connaisseur des deux empires de ce début du XXI° siècle. Mais c’est tout aussi le cas pour les relations entre l’Amérique et l’Inde, le Japon, la Corée ou l’Europe.
En revanche, la thèse défendue sur les relations entre l’Amérique de Barack Obama et le Moyen Orient (pays arabes et Israël) est plus idéologique qu’explicative, malheureusement. Pour autant, cela ne doit pas être une raison de ne pas lire cet ouvrage.
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

Le Monde d’Obama par Yannick Mireur (Editions Choiseul), 17 €

samedi 9 juillet 2011

Une semaine aux Etats-Unis. Les ambitions plus modestes d’Obama / Fox news enterre Obama / Casey Anthony jugée innocente du meurtre de sa fille / Une majorité d’Américains veulent que la Constitution soit interprétée à la lumière d’aujourd’hui / Dernier vol pour la navette spatiale


Non, Barack Obama n’a pas renoncé à tous ses projets non encore votés ou mis en place pour changer en profondeur les Etats-Unis et les adapter au défi du XXI° siècle. Oui, mais voilà, il n’a plus la possibilité de les faire voter par un Congrès où la Chambre des représentants est dominée par les républicains.
D’où des ambitions revues à la baisse jusqu’en 2012 (sauf opportunités à saisir) et une volonté d’apparaître comme le président qui se préoccupe du quotidien de ses compatriotes… comme l’avait fait en son temps Bill Clinton et comme s’en était moqué Obama pendant la campagne électorale pour la désignation du candidat démocrate à la présidentielle de 2008 face à Hillary Clinton!
C’est pourquoi la lutte contre le «bullying» (brimades d’élèves sur d’autres élèves) à l’école ou les effets nocifs du tabac sur les enfants de fumeurs ainsi que la volonté de donner plus de temps aux pères pour s’occuper de leurs enfants sont dans la liste des priorités du locataire de la Maison Blanche pour les mois à venir.
Cependant, il ne faudrait pas oublier que pendant les deux premières années de son mandat, Barack Obama a fait plus de réformes que n’importe quel autre président des Etats-Unis.

Barack Obama a été assassiné un 4 juillet. Voilà qui serait un symbole extraordinaire, au sens littéral du terme, pour le premier président noir des Etats-Unis, à la fois pour ceux qui l’admirent et ceux qui le détestent.
Mais voilà aussi une information donnée pendant des heures par la télévision de droite extrême Fox News dont certains de ses présentateurs n’ont pas manqué de faire des quasi-appels au meurtre du président depuis son élection en novembre 2008, de Glenn Beck à Rush Limbaugh.
Et, bien sûr, une information fausse sauf si l’on croit que c’est dorénavant un sosie qui occupe le fauteuil du Bureau ovale, comme en son temps ce fut le frère jumeau de Paul McCartney qui joua de la basse dans les Beatles après la mort du vrai…
Plus sérieusement, la mésaventure de Fox News est bien plus qu’une incapacité à vérifier une information ou à contrôler l’information qu’elle délivre (ce qui est déjà grave dans le cas de l’assassinat du président des Etats-Unis!).
Elle révèle la mentalité des opposants à Barack Obama qui n’a pas grand-chose à voir avec le débat politique dans une démocratie apaisée…
Il est intéressant de rapprocher cette «bourde» de Fox News avec les déboires d’un autre fleuron du groupe de l’Australien Rupert Murdoch, News of the world, en Grande Bretagne. L’hebdomadaire trash du dimanche vient de fermer ses portes pour éviter un scandale encore plus grand que celui qui vient d’éclater du fait des pratiques totalement illégales et immorales utilisées par ses journalistes pour publier les informations les plus scabreuses qui soient.
Décidemment, Murdoch ne semble pas connaitre pas les règles déontologiques de la profession…

Casey Anthony sera libérée dans quelques jours. Les jurés de Floride l’ont innocentée du meurtre de sa petite fille de deux ans lors d’un procès qui a été un véritable phénomène de société aux Etats-Unis. Nous avions déjà eu l’occasion de parler de personnes se battant au sens propre du terme afin d’assister au procès.
Dès le verdict connu, les chaînes d’informations permanentes ont diffusé des émissions spéciales et les passions se sont déchaînées avec des manifestations d’opposants à ce verdict, une majorité d’Américains la pensant coupable.
Reste que les preuves formelles de sa culpabilité étaient peu nombreuses et pas assez évidentes. Mais le procureur pensait qu’il pourrait obtenir la peine de mort avec celles-ci. C’est ce que lui reprochent aujourd’hui les spécialistes de droit pénal qui estiment qu’il aurait pu faire condamner la jeune femme pour de longues années en prison pour mensonges.

50% des Américains, selon le Pew research center, estiment que l’on doit interpréter la Constitution des Etats-Unis au regard de la situation actuelle du pays et non par rapport à ce qu’ont voulu dire ses rédacteurs, c’est-à-dire les fameux «Pères fondateurs» de la nation. 45% sont d’un avis opposé.
On ne sera guère étonné de savoir que les libéraux sont majoritairement pour l’interprétation par rapport à la réalité actuelle (79% des démocrates les plus à gauche) alors que les conservateurs sont pour une interprétation en rapport avec les pensées des rédacteurs (78% des républicains les plus à droite et 79% des supporters du mouvement du Tea Party). A noter que les électeurs indépendants pensent à 51% contre 44% que l’interprétation moderne doit prendre le pas sur celle des Pères fondateurs.
A noter, toutefois, que si l’on voulait appliquer le Constitution au regard des pensées profondes des Pères fondateurs, la laïcité devrait être beaucoup plus présente dans la pratique de l’Etat fédéral ce qui mécontenterait en premier lieu… les républicains les plus à droite et les supporters du Tea Party!

Toute une époque se termine avec le dernier lancement, vendredi 8 juillet, d’une navette spatiale de Cap Canaveral. Atlantis sera donc la dernière navette spatiale mais aussi le dernier engin habité lancé par la Nasa avant plusieurs années. Ce qui termine le cycle commencé au début des années soixante et qui a permis de faire marcher un homme sur la Lune en 1969 et de construire une station spatiale.
C’était le 135° lancement d’une navette. Un programme qui en a fait rêver beaucoup mais qui coûtait extrêmement cher (192 milliards de dollars contre 170 milliards pour le programme Apollo!) et qui a aussi coûté la vie à quatorze astronautes avec la destruction de deux navettes en vol.
Mais l’arrêt de ce programme spatial devrait mettre au chômage pas moins de 27.000 personnes dont 8.000 directs.
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

dimanche 3 juillet 2011

Une semaine aux Etats-Unis. 75% des Américains déploient le drapeau US chez eux / Les Américains voient leur pays comme une grande nation mais pas forcément au-dessus des autres / 41% des Américains estiment que le 11 septembre 2001 est l’événement le plus important de la décennie passée loin devant l’élection d’Obama


A l’occasion de la fête nationale, le Pew research center a demandé aux Américains s’ils affichaient le drapeau des Etats-Unis chez eux, dans leur voiture ou sur leurs vêtements. Et 75% ont répondu oui!
Les réponses ne sont pas fondamentalement différentes selon les groupes interrogés. 77% des blancs et 68% des noirs déploient le drapeau. 70% des 18-29 ans et 81% des 50-64 ans sont dans le même cas.
La plus grande différence vient des préférences politiques. Comme on peut le penser, les républicains sont beaucoup plus nombreux que les démocrates à déployer la bannière étoilée (87% contre 67%). Quant aux indépendants, ils sont 76% à le faire.

Les Américains pensent à une majorité écrasante que leur pays est une grande nation (91%) - ce qui semble normal - mais ils ne sont pas majoritaires à penser qu’il est au-dessus des autres (38%).
Cette étude du Pew research center, faite comme la précédente avant le 4 juillet (independence day), montre que les plus âgés sont plus nombreux à penser que les Etats-Unis sont au-dessus des autres (50% des plus de 65 ans et 40% des 50-64 ans) que les jeunes (seuls 27% des 18-29 ans sont de cet avis).
Seuls 3% des plus de 65 ans estiment que d’autres pays sont meilleurs que les Etats-Unis contre 12% des 18-29 ans.
Comme dans le sondage concernant le déploiement du drapeau américain, beaucoup plus de républicains affichent leur patriotisme en affirmant que leur pays est au-dessus des autres (52%) que de démocrates ou d’indépendants (33% pour les deux groupes). A noter que les indépendants sont les plus nombreux à penser qu’il y a des pays meilleurs que le leur (9% contre 7% aux démocrates et 4% aux républicains).
Le Pew Research center a affiné les résultats en classant les sondés dans des groupes plus précis. Ainsi, 67% des conservateurs les plus à droite pensent que les Etats-Unis sont meilleurs que les autres pays contre seulement 19% des libéraux les plus à gauche.
A la question de savoir si les Américains pouvaient toujours régler les problèmes qu’ils rencontrent en tant que peuple, 57% des personnes interrogées ont répondu oui. Selon les préférences politiques affinées, tous les groupes, des conservateurs les plus à droite aux libéraux les plus à gauche, en passant par les républicains, les libertariens, les postmodernes et les démocrates modérés, estiment que c’est le cas, sauf les libéraux (44%) et les «mécontents» (37%).

Selon un sondage Aspen pour l’hebdomadaire Time, 41% des Américains estiment que l’événement le plus important de la décennie passée est l’attaque terroriste sur New York le 11 septembre 2001 qui a détruit les deux tours du World trade center. Bien plus loin, en deuxième position, vient l’élection d’Obama (9%). A noter que 30% des personnes interrogées ont choisi la réponse «un autre événement».
78% des sondés sont pessimistes puisqu’ils estiment qu’une attaque terroriste majeure aura lieu aux Etats-Unis dans la décennie à venir. Mais si 47% pensent qu’elle viendra de l’extérieur du pays, 41% pensent qu’elle viendra de l’intérieur, ce qui est un pourcentage élevé.
Pour autant, 66% pensent que les plus grandes menacent pour la stabilité des Etats-Unis viendront de l’intérieur.
Une majorité écrasante (83%) souhaite que le pays se focalisent sur ses problèmes plutôt que de régler les problèmes internationaux.
68% des Américains affirment que la décennie qui vient de passer a été une période de déclin du pays contre, seulement, 23% qui disent le contraire.

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org