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dimanche 28 août 2011

Une Semaine aux Etats-Unis. Irene n’a pas été le monstre attendu / Steve Jobs se met en retrait



Bien sûr, il y a eu des morts. Bien sûr, il y a eu de gros dégâts. Les inondations ont été au rendez-vous et le vent a soufflé fort en rafale, comme prévu. Tout comme la trajectoire que les ordinateurs avaient également prévu avec une grande précision.
Irene, l’ouragan tant craint par les Américains, est passé sur la côte est des Etats-Unis samedi et dimanche. Après les deux Carolines, le Delaware, le Maryland, la Virginie, Washington DC, le New Jersey, les pluies diluviennes et le vent violent ont atteint New York. Puis il a continué sa route vers le Canada, en passant par le Rhode Island, le Connecticut et le Massachussetts, où il doit se désintégrer dans les terres.
Cette fois-ci, les autorités n’avaient pas été prises au dépourvu comme cela avait été le cas lors de l’ouragan Katrina qui dévasta La Nouvelle Orléans, la Louisiane, le Mississipi, la Floride et quelques autres Etats du Sud en 2004.
L’organisme chargé de parer aux catastrophes, Fema, si décrié pour son incurie il y a sept ans, a mis le paquet. Tout comme les autorités fédérales, des Etats et locales.
Barack Obama n’a pas rejoué la partition si mauvaise de George W Bush qui, estiment même les politologues de son propre camp, portera a jamais la honte de ce sombre épisode.
Pour autant, et heureusement, la catastrophe annoncée 24 heures sur 24 par les chaînes d’info en continue et relayée par les chaînes généralistes et la presse écrite n’a pas eu lieu. Pour les familles des victimes, cela ne sera guère d’un quelconque réconfort. Néanmoins, l’absence de destructions massives et de victimes nombreuses dans les grandes villes et, notamment, à New York est une bonne nouvelle et pose à nouveau la question de la gestion de l’information par ces chaînes qui, en continue, sont obligées de faire mousser les nouvelles afin de faire du taux d’audience.
Celles-ci, c’est vrai, pourront arguer que les autorités ont également joué la dramatisation avec, par exemple, l’évacuation à New York, par le maire Michael Bloomberg, d’une partie de la population (environ 400.000 personnes), la fermeture des trois aéroports de la métropole, celle de toutes les lignes de métro et de bus, le transfert des malades des hôpitaux les plus exposés dans d’autres plus sûrs, l’arrêt du trafic des trains de banlieue et en martelant un discours anxiogène pour que la population ne fasse pas de bêtise.
Tout ceci afin d’éviter un nouveau Katrina qui auraient eu des conséquences politiques énormes pour l’Administration Obama ou pour les gouverneurs des Etats et les maires des villes concernées.
Ceux qui ont suivi l’épisode dans sa quasi-totalité sur les chaînes d’information, ont pu voir, depuis trois ou quatre jours, l’attente de l’arrivée d’Irene sur les côtes américaines, en provenance des Bahamas, les mesures de prévention et les déclarations politiques, les premières rafales de vent, les premières gouttes de pluie puis les averses qui s’arrêtaient puis reprenaient de plus belle (un ouragan ça tourne et, comme dans la chanson, «ça s’en va et ça revient»!), les premières destructions, les premières inondations (avec cet image de l’East River à New York commençant à envahir la route qui la longe) puis la fin de l’épisode (Irene s’en allant, rétrogradée d’ouragan en tempête tropicale) au grand étonnement de ces centaines de journalistes mobilisés qui n’avaient pas vécu le drame qu’ils avaient eux-mêmes annoncé sur la foi des discours des politiques, eux-mêmes se fiant aux indications des spécialistes.
Une sorte de happy end, comme dans les films-catastrophe. Encore un coup, diront les cyniques, de l’info-entertainement (ou «infotainement»), ce mix d’informations et de divertissements à la mode sur toutes les télévisions du monde et en provenance des écrans US!

Irene a évidemment occulté tous les autres événements de la semaine aux Etats-Unis. Trop d’ailleurs ont dit certains Américains qui ont regretté ce déferlement médiatique qui a accompagné le déferlement pluvieux. Certains se sont même indigné que l’on parle autant de New York, oubliant sans doute, un peu vite, qu’il s’agit de la ville la plus importante du pays où vivent, dans son agglomération, pas moins de 30 millions de personnes, soit presque 10% de la population américaine…

Mais il nous faut aussi parler d’un autre événement qui a fait figure d’un ouragan dans son domaine, le départ de Steve Jobs de son poste de président exécutif d’Apple, société qu’il avait créé le 1er avril 1976 avec Steve Wozniak.
L’homme – aimé ou détesté - faisait l’unanimité quant à ses compétences et sa réussite. Il est considéré comme le plus grand patron de ces dernières décennies. Et il est naturellement couvert d’éloges au moment de son nouveau départ de la société, notamment par Steve Wozniak qui, lui-même sur le plateau de CNN a dit toute son admiration pour son ex-associé.
Rappelons que depuis son retour à la tête d’Apple, Jobs est payé 1 dollar par an pour diriger l’entreprise… Bien sûr, il a des actions de l’entreprise ce qui fait de lui, avec la valorisation de l’entreprise en bourse (numéro un mondial avant l’annonce de son départ et depuis quelques jours seulement), un homme très riche.
Rappelons que le Californien a révolutionné l’ordinateur avec le MacIntosh, premier vrai ordinateur personnel (PC) de masse avec une souris, sorti en janvier 1984, puis avec l’ordinateur totalement compatible avec internet, l’iMac (1998), l’écoute de la musique avec l’iPod (2001) et iTunes (2003), le téléphone avec l’iPhone (2007), la lecture de livres avec l’iPad (2010).
Dans tous ces domaines, il s’est montré, avant tout, un visionnaire quant à l’utilisation de ces nouvelles technologies pour lesquelles il n’est pas toujours l’inventeur.

Alexandre Vatimbella
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