INFOS USA est un site de l'agence de presse LesNüuveauxMýndes.þrg

Rechercher sur Infos USA

Les actualités sur www.infos-usa.com

lundi 26 septembre 2011

La Chine s’invite dans la campagne présidentielle américaine


L’agence de presse officielle Xinhua, qui est le bras armé du gouvernement chinois en la matière, multiplie depuis plusieurs mois les attaques virulentes dès qu’un pays étranger ou une organisation internationale critique la Chine au niveau politique, économique, social ou sociétal.
Mais ce qui est nouveau, ce sont les attaques contre des personnalités qui n’ont aucun pouvoir effectif vis-à-vis de la Chine. C’est le cas de Mitt Romney, un des principaux favoris pour représenter le Parti républicain lors de la prochaine présidentielle de 2012 aux Etats-Unis.
En effet, l’ancien gouverneur du Massachussetts n’a plus aucun mandat électif actuellement. Pourtant, Xinhua n’hésite pas à affirmer, dans un style qui rappelle la propagande maoïste, que «le candidat républicain de la présidentielle américaine, Mitt Romney, a lancé mardi une attaque contre la Chine dans un discours de campagne, accusant sans fondement la grande économie mondiale de manipuler sa devise et de voler les propriétés intellectuelles américaines».
Et de parler de sa «rhétorique», «rétrograde et malavisée» qui n’est autre qu’un «acharnement contre le Chine».
Et l’attaque se termine avec une leçon de moralité: «La Chine n'est pas la cause des problèmes actuels des Etats-Unis, et s'acharner contre Beijing n'est pas solution. Les décideurs américains devraient plutôt réorganiser leurs propres pratiques et encourager plus de coopération avec la Chine»...
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

Une Semaine aux Etats-Unis. Michael Bloomberg «troublé» par les positions «ridicules» des candidats républicains / Les «indignés» de Wall Street délogés par la police / Les otages américains en Iran libérés contre une rançon / Il devrait être plus difficile de se promener à San Francisco… nu!


Le maire centriste de New York, Michael Bloomberg, s’est dit «troublé» par les positions extrémistes des candidats à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2012 – qu’il a même qualifiées de «ridicules» - et notamment celles de Rick Perry, gouverneur du Texas et actuel favori de la compétition ainsi que celles de son challenger le plus sérieux, Mitt Romney, l’ancien gouverneur du Massachussetts.
Ancien démocrate devenu républicain puis indépendant en 2007, Michael Bloomberg a déclaré lors de l’émission politique de NBC, Meet the press, qu’un futur président des Etats-Unis ne peut faire des déclarations contre la science, reniant les thèses de l’évolution ou du changement climatique uniquement pour des raisons idéologiques.
Il a également affirmé que Barack Obama était certainement le favori de la présidentielle de l’année prochaine, malgré ses déboires actuels. Pour autant, il a déclaré qu’il ne prendrait pas partie dans cette élection, estimant que le maire de New York doit pouvoir travailler avec les démocrates et les républicains.
En outre, il a estimé qu’un troisième candidat situé au centre n’aurait aucune chance de remporter l’élection présidentielle alors que de nombreux mouvements se créent actuellement à travers le pays pour proposer une alternative modérée entre les républicains et les démocrates.
Michael Bloomberg pourrait être cet oiseau rare recherché par ceux qui souhaitent une «troisième voie», lui qui bénéficie d’une image de marque positive dans la population. Il avait d’ailleurs envisagé sa candidature en 2008 mais y avait renoncé. Actuellement, il dit qu’il ne sera pas candidat en 2012. Il l’a d’ailleurs redit une nouvelle fois à David Gregory, le présentateur de Mette the press.

New York a ses indignés comme à Madrid et quelques autres villes européennes. Ils protestent contre la mondialisation, la capitalisme et tout ce qui va avec sans oublier le système bancaire. C’est pourquoi ils avaient voulu s’installer devant la Bourse de la ville.
Ils sont nettement moins nombreux et ne font guère parler d’eux (ils sont installés dans le Baxter square dans Downtown, près de Wall Street dont ils ont été délogés). Sauf ce week-end lorsque la NYPD, la police de New York a décidé de les empêcher de bloquer la circulation. Et elle n’y est pas aller de main morte, aspergeant les manifestants avec des sprays au poivre et arrêtant 80 personnes…

Les deux randonneurs américains, Josh Fattal et Shane Bauer qui s’étaient perdus en compagnie d’une amie (qui a été libérée il y a un an) en pénétrant par inadvertance sur le territoire iranien ont été libérés et ont rejoint les Etats-Unis.
Comme à son habitude, l’Iran les a accusés d’être des espions et les a mis en prison, les condamnant même à huit ans d’emprisonnement.
Au bout de deux ans de totalement isolement, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a décidé de relâcher le journaliste et le défenseur de la nature pour des «motifs humanitaires» et… une rançon d’un million de dollars.
Décidément, les Etats terroristes agissent toujours de la même façon que les mafias…

Peu de gens le savent mais on a le droit de se promener nu dans les rues de San Francisco! En tout cas, on peut encore le faire car certains pudibonds mais également certaines personnes férues de propreté - qui ne désirent pas forcément s’assoir sur un banc public ou sur un siège d’autobus où quelqu’un a posé son derrière nu - demandent des restrictions à cette autorisation.
Tout cela rappelle, d’une part, que San Francisco est bien cette ville libérale et différente du reste de l’Union. D’autre part, cela rappelle, une nouvelle fois, que les Etats-Unis ne sont pas ce pays monolithique, remplis de bigots intransigeants, réactionnaires et obscurantistes que présentent les pourfendeurs malhonnêtes de l’Oncle Sam….

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

lundi 19 septembre 2011

Une Semaine aux Etats-Unis. Plus de 46 millions d’Américains pauvres / Nouvelle bataille autour de la peine mort / Barack Obama veut faire payer les très riches / La poste américaine proche de la faillite / Le meeting aérien de Reno tourne au drame


Les chiffres sont tombés et ils sont mauvais comme cela était hautement prévisible en ces temps difficiles. Selon le Census bureau, il y a 46,2 millions de pauvres aux Etats-Unis, c’est-à-dire de personnes qui gagnent moins de la moitié du revenu médian (un pauvre américain étant beaucoup moins pauvre qu’un pauvre albanais, par exemple).
Désormais, 15,1% de la population américaine vit en-dessous du seuil de pauvreté. Bien évidemment, la crise économique et financière n’a pas arrangé les choses bien au contraire.
Dans le même temps, le revenu médian baissait pour la troisième année consécutive et de plus en plus de personnes ne possèdent plus d’assurance-santé.

Du coup, la volonté de Barack Obama de demander aux plus riches (ceux qui possèdent plus d’un million de dollars) de contribuer, non pas plus que les autres mais au même pourcentage de leurs revenus que les autres (!) ne semble, ni stupide, ni scandaleux.
Pourtant, cette mesure qui est contenue dans son plan de réduction des déficits publics, afin de faire rentrer plus d’argent dans les caisses fédérales, est largement critiquée et combattue par les Républicains qui devraient s’y opposer à la Chambre des représentants où ils sont majoritaires.
Néanmoins, les leaders républicains se rendent compte qu’ils sont de plus en plus étiquetés comme des supporters des plus riches et que cela pourrait bien leur être fatal au moment où la classe moyenne connait de plus en plus de difficultés quotidiennes pour joindre les deux bouts.
Reste que l’on ne voit pas très bien comment ils vont se sortir de cette situation alors qu’ils ne cessent d’affirmer que de faire payer les riches ne résoudra rien mais qu’il faut, au contraire, que les plus pauvres contribuent à réduire l’endettement du pays en payant également l’impôt sur le revenu…

La peine de mort, malgré ce que croient beaucoup d’étrangers, n’existe pas partout aux Etats-Unis. Seize d’entre eux l’ont en effet abolie ou suspendue (notamment pour des raisons d’erreurs judiciaires) et certains ne la pratiquent plus ou pratiquement plus dans les faits.
Reste que s’il n’y a plus d’exécutions capitales à New York en 2010, il y en a eu 474 au Texas entre 1976 et 2010 et 721 condamnés à la peine capitale attendent dans les couloirs de la mort des prisons californiennes…
Les Etats-Unis sont le pays développé qui exécute le plus et ils arrivent même en cinquième position au niveau mondial (derrière des pays comme la Chine, l’Iran, l’Irak et l’Arabie Saoudite) pour le nombre de mises à mort.
Pour autant, si la majorité des Américains demeurent favorables à la peine de mort, le débat demeure d’actualité, d’autant plus que l’on s’aperçoit qu’au-delà de son inefficacité en termes d’exemplarité et les risques réels d’erreur judiciaire, elle coûte énormément cher à la collectivité, beaucoup plus, par exemple, qu’un condamné à la perpétuité sans remise de peine possible.
Et puis, il y a des cas emblématiques, comme celui de Troy Davis qui croupit dans les prisons de Géorgie depuis vingt ans pour l’assassinat d’un policier alors que de forts doutes existent sur sa culpabilité. Il a déjà échappé trois fois à l’injection fatale mais, ce mercredi, il risque de mourir si la commission de l’Etat de Géorgie qui étudie son cas, rejette sa demande.
Rappelons que le candidat à la candidature républicaine à la présidentielle de 2012, le gouverneur du Texas, Rick Perry, a déclaré qu’il n’avait aucun problème de conscience avec les 234 exécutions qui ont eu lieu depuis qu’il dirige cet Etat alors que des doutes très importants planent sur la culpabilité de plusieurs détenus exécutés. Pour ces paroles, lors d’un débat télévisé entre républicains, il a été chaleureusement applaudi par la salle…

Si la poste américaine, véritable institution dans le pays, ne trouve pas quelques milliards de dollars d’argent frais, elle risque la faillite. Au-delà d’une gestion peu rigoureuse, il s’agit surtout d’une conséquence de l’impact des nouvelles technologies de la communication sur la vie quotidienne des Américains. Le courrier électronique via Internet a évidemment causé des torts énormes à la lettre, comme dans les autres pays du monde développé. La différence, c’est que la poste américaine n’a pas le droit de faire autre chose que de délivrer du courrier et des paquets. Une des solutions serait de lui permettre de se diversifier dans d’autres activités.

Neuf morts et une cinquantaine de blessés dont certains dans un état critique, tel est le bilan dramatique d’un accident d’avion datant de la seconde guerre mondiale, un P-51 Mustang, qui s’est écrasé sur la foule lors d’une course pendant un meeting aérien à Reno, dans le Nevada, ce dernier week-end.
Ces manifestations sont très populaires aux Etats-Unis et celui-ci est une institution. D’où le nombre de spectateurs. D’où le nombre de victimes. Et encore, selon les témoins, le pilote a fait une dernière manœuvre désespérée qui a sûrement évité un bilan de plus d’une centaine de morts…

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

samedi 17 septembre 2011

Si Obama avait été populiste…


Barack Obama semble, en ce moment, aspiré par un tourbillon dans un trou d’air politique qui pourrait bien devenir un trou noir dont il ne parviendra plus à sortir. Une spirale qui pourrait lui être fatale en 2012 en lui coûtant sa réélection.
Et certains de se désoler. «Ah! se lamentent-ils, si Obama avait été un populiste, il aurait pu se battre avec tous les armes utilisées par ses adversaires: exagérations, mensonges, campagnes haineuses, boules puantes, travestissement de la réalité, démagogie, clientélisme et quelques autres armes du même genre». Tout l’arsenal qui permet à un politicien de flatter l’électorat tout en n’étant réellement intéressé que par son élection (ou sa réélection).
Mais tel n’est pas le cas. Tel n’a jamais été le cas. Ce qui distingue Barack Obama de ses adversaires, c’est aussi ce refus d’entrer dans le «cirque» politique de Washington comme il l’a déclaré lors de sa dernière intervention devant le Congrès en présentant son plan contre le chômage.
Tout cela repose un certain nombre de questions, récurrentes depuis la fondation de la démocratie représentative, sur les qualités que doit posséder un chef élu au suffrage universel. Des analystes politiques en viennent même à prétendre que Barack Obama est «trop intelligent» pour le poste…
Quoiqu’il en soit, dans sa démarche centriste, il a raison sur trois points.
Premièrement, le régime politique américain est basé sur le compromis et le consensus, buts qu’il poursuit inlassablement depuis le début de sa présidence, quitte à passer pour un faible alors que cette attitude révèle plus une force de caractère que celle qui aurait consisté à se positionner de manière manichéenne dans un camp contre l’autre (même si, parfois, il a cédé un peu à cette tentation pour répondre à des attaques virulentes à son encontre, indignes d’une démocratie).
Deuxièmement, le Centrisme est à même de régler les problèmes politiques, économiques et sociaux qui se posent, actuellement, aux Etats-Unis et au monde en général. La recherche d’une société équilibrée où les clientélismes ne font plus la loi au détriment de «monsieur tout le monde» est bien celle qui est la plus adaptée à la démocratie républicaine représentative.
Troisièmement, faire de la surenchère idéologique, comme le lui demandent nombre de démocrates pour contrer la surenchère des républicains, ne peut que diviser un peu plus le pays au moment où celui-ci doit être uni et n’aurait comme conséquence que de durcir un climat politique déjà bien malsain. Son refus d’entrer dans ce jeu, où le seul perdant serait le pays, lui fera peut-être perdre les élections. Est-ce un aveu de faiblesse ou de force morale?
D’autant que les Américains, majoritairement, dans tous les sondages, désirent être gouvernés au centre, de manière modérée et apaisée. Comme il l’a toujours dit, notamment lors de sa campagne électorale de 2008, il est bien dans le courant dominant («mainstream») de la politique américaine.
Cependant, le danger pour Barack Obama est qu’il se trouve dans un pays de plus en plus polarisé, où la droite américaine a décidé de jouer son va-tout sur l’idéologie et la paralysie au détriment du bien de la nation et que nombre d’électeurs démocrates ne veulent plus de déplacer pour voter pour un président qui n’est pas assez idéologique à leur goût, tout au moins dans les discours.
Raison n’est pas élection et Barack Obama est en train de s’en apercevoir et risque d’en faire les frais.
Reste que la chute annoncée du locataire de la Maison blanche est un peu prématurée. Il possède de nombreux atouts pour se succéder à lui-même et de nombreux avantages sur les candidats à la candidature républicains.
Pour le politologue de Chicago, Don Rose, invité récemment par l’IFRI (Institut français des relations internationales) et la French-american foundation, ces atouts sont d’abord son œuvre législative, qui est la plus importante de n’importe quel autre président, mais aussi son nouveau plan pour l’emploi qu’il vient de dévoiler, l’obstruction systématique des républicains à son encontre ce qui les fera apparaître comme de vulgaires politiciens qui sont «anti-tout» et donc contre toute mesure pour faire baisser le chômage . Sans oublier qu’il est le sortant qui bénéficie toujours d’une prime à la réélection. D’autant que rien de grave n’est venu pour l’instant entacher sa présidence.
Néanmoins, ce proche du Parti démocrate pointe un danger. Celui que nous expliquions au début, cette spirale qui ferait que les Américains soient de plus en plus nombreux à estimer qu’il n’est pas fait pour le poste suprême.
D’où la nécessité pour Barack Obama de forcer sa nature de centriste consensuel en rendant coup pour coup. A moins que la situation économique des Etats-Unis ne s’améliore dans l’année qui le sépare de l’élection présidentielle. Pour cela, il faudrait qu’il puisse agir, ce que les républicains ne veulent absolument pas de peur qu’il réussisse!

Alexandre Vatimbella

vendredi 16 septembre 2011

Un «troisième» candidat «centriste» pour la présidentielle de 2012?


Il y a un mouvement de plus en plus important, qui se fait jour, que ce soit dans les médias ou dans la société civile - avec la création de plusieurs organisations comme «American Elects» qui se propose de faire voter les citoyens par internet pour désigner un candidat consensuel - pour qu’il y  ait une troisième candidature à la présidentielle américaine de 2012.
Notons tout de suite que parler de «troisième candidature» est quelque peu impropre puisqu’il y a toujours plus de deux candidats qui se présentent (une cinquantaine s’étaient déclaré en 2008 et plusieurs d’entre eux sont allé jusqu’au bout de leur démarche).
Il s’agit ici de parler d’une troisième candidature qui aurait des chances de l’emporter lors du scrutin ce qui n’est pas le cas, généralement, des «petites» candidatures (sauf exception comme Theodore Roosevelt en 1912 ou Ross Perot en 1992 et 1996).
Ce troisième homme (ou cette troisième femme) au centre serait une réponse, selon les vœux de ceux qui en font la promotion, à la polarisation de plus en plus grande de Washington autour des deux grands partis, le Parti républicain et le Parti démocrate qui ne sont plus capables de mettre en place une gouvernance consensuelle bipartisane qui est à la base du système politique américain.
Outre que cette question est récurrente, il est intéressant de rappeler que pour la plupart des politologues américains, Barack Obama est un centriste qui gouverne au centre avec une politique centriste…
Dès lors, on peut se poser la question de savoir ce qu’un centriste indépendant ferait de mieux qu’un centriste démocrate, par exemple, déjà au pouvoir.
Serait-il traité mieux qu’Obama qui est attaqué constamment sur sa droite et sur sa gauche? On peut en douter.
Néanmoins, cette personnalité (qui pourrait être, par exemple, le maire de New York, Michael Bloomberg) n’aurait pas le poids de la bataille politique, souvent nauséabonde, en particulier à cause des attaques de l’organisation de la droite extrême du Tea Party, qui a usé Barack Obama en deux ans sans qu’il puisse ou qu’il n’ait voulu réagir. Une figure nouvelle élue aurait, au moins, quelques mois (ou quelques semaines!) d’état de grâce. Ce serait toujours ça de pris…
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

lundi 12 septembre 2011

Une Semaine aux Etats-Unis. 11 septembre 2001 – 11 septembre 2011


Le 11 septembre 2001, des centaines de bateaux, accourus de partout, vinrent évacuer les newyorkais du site du World trade center. Ce fut le sauvetage par mer le plus important jamais réalisé dans l’histoire. En 9 heures, plus de cinq cent mille personnes montèrent à bord d’embarcations diverses et variées, certaines pour la première fois de leur vie. A titre de comparaison, l’évacuation des soldats français et anglais de Dunkerque en 1940, concerna 330.000 d’entre eux et se réalisa en huit jours…
Voilà une des histoires de 9/11 que les médias américains ont raconté tout au long de la semaine avec, en apothéose et en souvenir de ce jour dramatique, les commémorations sur les différents sites des attaques terroristes, au premier rang desquels, celui du World trade center.
Accompagné de George W Bush, Barack Obama est venu présider cet hommage aux victimes à New York avant d’aller en Pennsylvanie où un avion s’est écrasé en plein champ, ses passagers évitant ainsi par leur acte courageux qu’il ne vienne s’abattre sur le Capitole ou la Maison Blanche, puis à Washington, au Pentagone également touché.
Tout s’est fait dans une ambiance, à la fois, simple, recueillie et solennelle, sans discours grandiloquents. Une réussite. Surtout qu’en ce 11 septembre 2011, il n’y a eu aucun attentat aux Etats-Unis ou contre les intérêts américains dans le monde que souhaitaient perpétrer les terroristes et contre lesquels les autorités avaient déployé des forces impressionnantes, ayant appris qu’un commando de trois personnes pouvait se trouver sur le sol américain avec l’intention de se faire sauter avec un camion piégé.
Pour autant, l’Amérique n’en a pas fini avec les attentats et les traumatismes qu’ils ont apportés. Selon beaucoup, c’est là la victoire principale des terroristes de Ben Laden même s’il ne faut pas oublier les plus de 3.000 morts, évidemment et avant tout.
Mais il était intéressant et souvent poignant d’écouter ceux qui ont été les acteurs involontaires de ce drame raconter leurs histoires, chacune particulière, de ce jour d’été où tout est devenu différent pour eux et pour leur vie entière. Des employés du World trade center qui ne dorment toujours pas aux pompiers dont certains se sont réfugiés dans le mutisme pour ne plus devoir dire et redire toujours la même chose, sans oublier ceux qui ont divorcé ou qui ont trouvé dans l’alcool, une compagne.
Et puis, il y a les Etats-Unis où, quotidiennement, la population tout entière est confrontée aux conséquences des attentats avec des mesures de sécurité dans tous les lieux publics. Un pays qui est parti en guerre pour punir tous ceux qui ne l’aimait pas et qui en ressort, non pas vaincu, mais meurtri sans avoir pu gagner totalement les deux conflits en Afghanistan et en Irak.
Reste que ces mêmes Etats-Unis sont toujours la plus grande puissance mondiale (malgré leurs déboires économiques actuels). Surtout, ils sont, malgré quelques entorses et les mensonges de leurs détracteurs, la plus grande démocratie du monde (non pas en nombre mais dans sa pratique). Le seul pays à avoir toujours été un pays d’hommes libres et où toutes les élections se sont déroulées en temps et en heure, quelque soit les événements tragiques de son histoire.
C’est pour cela que les attentats du 11 septembre 2001 ont été une attaque contre tous les hommes et les femmes libres du monde entier.

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

mercredi 7 septembre 2011

Barack Obama toujours mal en point dans les sondages


Dans le dernier sondage pour la chaîne NBC et le Wall Street Journal, les Américains montrent de plus en plus de scepticisme envers Barack Obama au point que sa réélection ne semble plus aussi certaine.
Ainsi, 44% des sondés voteraient pour un candidat républicain quel qu’il soit contre 40% pour le président sortant.
Mais mystère des sondages, lorsque l’on met un nom sur la candidat républicain comme ceux des deux favoris à la nomination comme futur adversaire d’Obama, c’est ce dernier qui arrive en tête, que ce soit devant le gouverneur du Texas, Rick Perry (le favori) que devant l’ancien gouverneur du Massachussetts, Mitt Romney!
Mais les Américains sont de plis en plus nombreux à critiquer la façon dont Barack Obama gère l’économie.
Reste que la défiance du pays se porte beaucoup plus sur le Congrès (Chambre des représentants, dominée par les républicains, et Sénat, dominé par les démocrates).
De même, lorsqu’ils doivent se prononcer sur la responsabilité de la dégradation de la note de l’économie américaine par Standard & Poor’s après l’affrontement entre le président et les Représentants républicains sur le relèvement de la dette, ce sont ces derniers qui sont pointés du doigt, en priorité par les sondés comme les responsables devant les démocrates et Barack Obama.

lundi 5 septembre 2011

Le FMI appelle les Etats-Unis et l’Europe à prendre des mesures de relance



La directrice du Fonds monétaire international (FMI), la française Christine Lagarde, a demandé aux dirigeants des Etats-Unis et de l’Europe de prendre des mesures afin de relancer leurs économies respectives.
Inquiète devant le ralentissement de l’économie mondiale qui pourrait, à terme et selon certains économistes, aboutir à une nouvelle récession, elle a toutefois indiqué que les Américains et les Européens devaient le faire si cela leur était possible.
Pour autant, elle a estimé, dans un entretien au magazine Der Spiegel, que "si les Etats-Unis lancent un programme crédible d'ajustement à moyen terme, il y a sans doute de la marge pour abandonner les mesures d'austérité à court terme et présenter des mesures pour soutenir la croissance.
Pour ce qui est de l’Europe, elle a déclaré que «nous recommandons aux pays d'ajuster leurs programmes d'austérité compte tenu d'une situation modifiée et d'envisager des mesures pour alimenter la croissance».
Louis-Jean de Hesselin
© 2011 LesNouveauxMondes.org

dimanche 4 septembre 2011

Une Semaine aux Etats-Unis. 97% des Américains savent où ils étaient le11 septembre 2001 / Pas de nouvelles créations d’emplois aux Etats-Unis en août / Réélection d’Obama, dans la poche? / Irene pas si grave… pour ceux qui ont réussi à passer à travers les gouttes!


97% des Américains nés et assez âgés à l’époque se rappellent où ils se trouvaient quand ils ont appris ce qui s’était passé le 11 septembre 2001. L’attaque des tours jumelles du World Trade Center à New York est l’événement qui arrive en première position selon un sondage du Pew Research Center, devant l’assassinat de John Kennedy en 1963 (95%), la mort de Ben Laden en 2011 (81%) et le premier homme sur la lune en 1969 (80%).
Viennent ensuite l’explosion de la navette Challenger en 1986, l’assassinat de Martin Luther King en 1968, la démission de Richard Nixon en 1974, l’attentat d’Oklahoma City en 1995 et la chute du Mur de Berlin en 1989.
A noter qu’un sondage réalisé par le même organisme montrait, en 1991, que 89% des personnes se rappelaient où elles étaient lors de l’attaque japonaise sur Pearl Harbor, ce qui classerait l’événement en troisième position dans la liste ci-dessus.

C’est dans une semaine que les cérémonies du dixième anniversaire de cette date, qui a bouleversé les Américains et de nombreuses personnes à travers le monde, sera commémorée. Espérons que cela sera un moment d’unité nationale dans un pays où, décidemment, personne n’a envie de s’entendre, à commencer par les républicains ultras qui continuent leur offensive contre Obama.

Ainsi, tout en refusant de faire quoique soit en la matière, ils ont attaqué de manière particulièrement virulente les derniers chiffres de création d’emplois qui ont montré qu’en août, il n’y en avait eu aucune. Dans le même temps, ils ont mis des bâtons dans les roues du président qui souhaitait présenter son plan contre le chômage, ce mercredi, devant le Congrès pour montrer, de façon solennelle, qu’il s’agissait de la grande cause nationale actuelle.
Las, les républicains ont refusé parce qu’une chaîne câblée organise le même jour un débat entre leurs différents candidats à la candidature du parti pour l’élection présidentielle. Le discours de Barack Obama a donc été reporté au lendemain… jour de l’ouverture de la saison de Football américain et donc, de moindre écoute pour le président à la télévision!
A noter que le nouveau président du conseil économique de la Maison Blanche, dont le nomination doit être confirmée par le Sénat, est un spécialiste de l’emploi. Il s’agit d’Alan Krueger, économiste à l'université de Princeton. Il succédera à Austan Goolsbee qui a démissionné début juin pour retourner… donner des cours à l’université.

Un président, dont la réélection est assurée selon une étude menée par Allan Lichtman. Ce dernier a mis au point un modèle prédictif pour les élections présidentielles. Il se targue d’avoir ainsi pronostiqué «avec justesse tous les présidents depuis la réélection de Ronald Reagan en 1984».
Ce modèle est fait de treize «clés» déterminantes et Barack Obama en satisferait les huit suivantes:
- son parti ne remet pas en cause sa candidature pour un nouveau mandat;
- il est le président sortant;
- il n’y a pas de troisième homme qui pourrait éparpiller les votes;
- les républicains n’ont pas de candidat véritablement charismatique;
- son gouvernement a réalisé des réformes importantes;
- il n’y a pas d’agitation sociale;
- il n’a pas connu d’échec militaire majeur;
- il est à l’origine d’une victoire militaire.

Irene a fait de gros dégâts et sera une des dix catastrophes qui aura coûté le plus cher au pays selon les premières estimations. De même, il a fait une quarantaine de morts. Du coup, les critiques sur une dramatisation exagérée de cet ouragan (devenu orage tropical en atteignant la côte Est des Etats-Unis) par les autorités se sont tues. D’autant que dans certains Etats, en particulier de celui du Vermont, un des plus touchés, la situation n’est toujours pas revenue à la normale.
A noter que l’orage tropical Lee fait actuellement rage dans le Sud, notamment au-dessus de La Nouvelle Orléans. Pour l’instant, la ville-martyre de l’ouragan Katrina en 2004 tient bon mais, plusieurs régions ont été grandement inondées. Un orage qui devrait se déplacer ensuite vers Washington déjà touchée par Irene…

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org