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dimanche 9 octobre 2011

Une Semaine aux Etats-Unis. La mort de Steve Jobs / Occupy Wall Street v. Tea Party / Amanda Knox acquittée et libérée, de retour à Seattle / Cris Christie et Sarah Palin ne seront pas candidats à la primaire républicaine


Il était un génie et un visionnaire de la création et du marketing salué par la terre entière. Il est célébré comme un véritable héros américain au moment où les Etats-Unis doutent de leur exceptionnalisme, de leur présent et de leur futur et ont un grand besoin de se rassurer sur leurs capacités.
Steve Jobs, le co-fondateur d’Apple, le créateur du MacIntosh, le premier véritable ordinateur personnel grand public, de l’iMac, de l’iPod, de l’iPhone et de l’iPad est mort après une lutte de sept ans contre un cancer du pancréas, ce qui fut aussi un autre challenge sachant que, généralement, on ne lui survit que deux ans lorsqu’il est dépisté.
Jobs est donc élevé au panthéon des grands inventeurs et des grands entrepreneurs US, aux côtés d’un Edison, d’un Ford et de quelques autres titans du même genre. Et l’hommage national (mais aussi mondial) est aussi un symbole fort pour dire que, si les Etats-Unis peuvent engendrer de tels phénomènes, tout est alors encore possible.
D’ailleurs, Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook, ou les deux créateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, sans oublier, évidemment, Bill Gates de Microsoft ne sont-ils pas là pour démontrer que cet incubateur de génies qu’est l’Amérique est encore debout? Il faudra voir si c’est toujours le cas avec leurs éventuels successeurs…

Le mouvement populiste de droite, Tea Party, a dorénavant son pendant à gauche. Il s’appelle «Occupy Wall Street». Mouvement de la base et également populiste, dont les instigateurs sont des jeunes activistes plutôt libertaires, ce dernier a un ennemi principal, le banquier de Wall Street. Il se bat avant tout contre le monde financier jugé responsable de tous les malheurs de la planète mais réclame également du travail pour tous et une meilleure répartition de la richesse.
Bien sûr, cela demeure des revendications très larges et imprécises, comme le font remarquer les commentateurs mais aussi le monde du travail encore assez dubitatif sur le devenir du mouvement sur le moyen et le long terme. Gageons, cependant, que, s’il dure, il se structurera dans les semaines et les mois à venir.
Pour l’instant, Occupy Wall Street, ce sont quelques centaines de personnes, surtout des jeunes, qui occupent une place sur Broadway, près de Wall Street, à New York, le Zucchotti Park, rebaptisé, pour l’occasion, le Liberty Park. Ils ont fait des émules dans plusieurs villes américaines, de Washington à Los Angeles, et se réclament du printemps arabe et du mouvement des indignés européens, notamment espagnols.
La police newyorkaise, la NYPD, n’est pas tendre avec ces indignés «made in America» alors qu’ils n’ont, jusqu’à présent, causé aucun dégât et qu’ils se présentent comme des pacifistes.
On peut les suivre 24 heures sur 24 sur internet sur leur site avec un direct où tous ceux qui s’intronisent porte-paroles viennent parler les uns après les autres.

Ange ou démon, les médias américains ont choisi la première option et ont fêté son acquittement en appel par la justice italienne.
Amanda Knox est rentrée chez elle à Seattle (Etat de Washington) en héroïne après avoir passé quatre ans en prison pour le meurtre et le viol, avec deux complices (dont l’un a aussi été acquitté en appel), de sa colocataire britannique, ce qu’elle avait toujours nié.
Même si le procureur italien a fait appel de ce jugement, il faut noter que les investigations de la police avaient été mal faites et les rapports des experts s’appuyaient sur des analyses douteuses.

Ils ne seront pas candidats alors que certains Républicains les attendaient comme les messies qui auraient pu les sauver lors de la présidentielle de 2012, vu le peu de qualité actuelle des candidats déclarés.
Le premier, Cris Christie, le gouverneur du New Jersey, était le héraut des républicains, sinon modérés, en tout cas les moins ultras. La deuxième, Sarah Palin, était la préférée des plus populistes et des plus haineux.
Le premier s’est dit pas encore prêt pour se présenter à la présidentielle. Quant à la seconde, on ne sait pas trop pourquoi elle ne veut pas y aller sauf que son étoile pâlit de plus en plus et que son «momentum» (son moment privilégié) semble définitivement derrière elle au grand soulagement de ceux qui pensent que la politique n’est pas une comédie pour incompétents qui désirent leur quart d’heure de gloire en s’emplissant les poches…

Alexandre Vatimbella
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