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mercredi 30 novembre 2011

Une Semaine aux Etats-Unis. La dette des Etats-Unis dépasse les 15.000 milliards de dollars / Pour le Congrès, la pizza est un légume! / Le Black Friday a été chaud


Dans les ordres de grandeur qui en disent long mais qui deviennent impossible à conceptualiser pour le simple quidam, le montant de la dette de l’Etat fédéral a dépassé, fin novembre, les 15.000 milliards de dollars…
La différence entre le jour où elle a passé ce cap et la veille, son augmentation de 55,8 milliards de dollars.
Pour bien comprendre ce que 15.000 milliards de dollars signifient, cette somme représente 99% du PIB des Etats-Unis prévu cette année.
Bien évidemment, les républicains ont rué dans les brancards en accusant Barack Obama de brader le pays, oubliant un peu vite qu’une grande partie de cette dette provient des guerres dans lesquelles les Américains sont impliquées, l’Afghanistan et l’Irak, conflits qui ont été décidés par George W Bush.
Mais l’on sait, qu’en politique, la mémoire est sélective et ne concerne que le positif pour son camp et le négatif pour le camp adverse.
A noter que, selon le FMI (Fonds monétaire international) la dette publique des Etats-unis atteindra 100% du PIB fin 2011, 105% en 2012 et 115% en 2016.

Bon, on connait l’absurdité de certaines lois mais, là, on est confondu par la mauvaise foi du législateur américain. Ainsi, la Chambre des représentants, dominée par les républicains, estime que la pizza est… un légume!
La raison de cette hérésie, faire plaisir aux fabricants de pizzas qui, comme ceux de frites, ont vu les portes des cantines scolaires se fermer à leurs produits dans le cadre de la lutte contre l’obésité, véritable gangrène aux Etats-Unis.
Or, manifestement, les représentants préfèrent jouer avec la santé des enfants (au motif que le gouvernement ne doit pas dire ce qu’ils doivent manger!) afin de contenter les lobbies qui leur apportent des fonds pour leurs campagnes, leurs partis et, sans doute, plus encore.
Ah, au fait, le tour de passe-passe de la Chambre des représentants est d’affirmer que la pizza est un légume parce qu’il y a sur sa pâte au moins deux cuillères de sauce tomate. Sans commentaire.
La seule vraie question que pose cette affaire est le fait qu’en mettant en place des repas plus équilibré, le gouvernement a fait augmenter leurs coûts, ce qui pose des problèmes à certaines municipalités en ces temps de crise économique.

Le «black Friday» a tourné au «violent Friday» dans plusieurs endroits aux Etats-Unis. Ainsi, le jour des soldes monstres juste après Thanksgiving et avant Noël a donné lieu, comme d’habitude a plusieurs épisodes épiques. Qu’on en juge.
A Los Angeles, une femme a arrosé des clients avec son vaporisateur au poivre (utilisé par la police généralement et dernièrement contre les manifestants de Occupy Wall Street) pour les éloigner des consoles de jeu. A noter qu’elle s’est rendue le lendemain à la police…
A Oregon (Ohio) des consommateurs en sont venus aux mains pour s’arracher des serviettes de bain à moins d’un dollar, tout comme dans le Michigan, et dans l’Arkansas pour des moules à gaufres à deux dollars…
A New York des consommateurs voulant acheter des vêtements chez Hollister ont pillé la boutique qui n’avait pas cru bon d’ouvrir à minuit (nouveauté de cette année dans plusieurs grandes surfaces ou chaînes de magasins alors que l’heure traditionnelle est quatre heurs du matin)…
Sans oublier l’intervention d’agents de la sécurité et de la police dans nombre d’endroits où la tension montait dangereusement!

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

jeudi 24 novembre 2011

L’importance politique et économique grandissante des guerres de l’information


La propagande a toujours avancé sous le masque de l’information. Elle est une arme dont ont usé et abusé les adversaires des démocraties occidentales pour les déstabiliser et pour délégitimer leurs combats.
A l’ère de la médiatisation mondialisée, elle s’est insinuée partout, gangrène les médias grâce à une plus grande sophistication dans les techniques de communication et à une capacité de désinformation accrue ainsi que par l’utilisation d’internet et des réseaux sociaux.
Comme le rappelle l’article de Christian Harbulot, «Les démocraties occidentales face à la guerre de l’information» dans le dernier numéro de la Nouvelle Revue de Géopolitique dirigée par Jeremy Ghez, elle a remporté de belles victoires, de l’Algérie au Vietnam en passant par l’Afghanistan auxquels il faut ajouter des conflits comme celui du Rwanda.
Le Vietnam est d’ailleurs un cas d’école. Tout comme en Algérie, et encore plus, l’armée occidentale présente, en l’occurrence celle des Etats-Unis a remporté, sur le terrain, une victoire écrasante mais elle a perdu la bataille des médias. Du coup, dans l’histoire de l’Humanité, la guerre du Vietnam est une défaite de l’Amérique tout comme la guerre d’Algérie est une défaite de la France.
Cela pose la question de l’information et surtout de la désinformation véhiculées par les médias, notamment occidentaux. Car c’est bien là que se joue principalement l’affrontement. Tout simplement parce que l’Occident a dominé le monde (et continue à le dominer en termes militaires et économiques) et qu’il est doté d’une presse libre, donc capable de dire ce que les autorités ne veulent pas que l’on dise et d’être influencée par des campagnes de communication bien menées.
Mais la guerre de l’information n’est pas monolithique. Elle est même multi-domaines. Elle se joue sur le plan militaire, sur le plan politique et sur le plan économique. Si les mêmes outils sont utilisés, les finalités ne sont pas toujours les mêmes, ce que ne pointe pas suffisamment l’article.
De même, il faut distinguer celle qui se joue en temps de guerre et celle qui se déroule en temps de paix. La première consiste à décrédibiliser l’ennemi ou ses alliés pour les déstabiliser et, en sens inverse, pour légitimer un combat. La deuxième consiste à gagner l’estime des peuples en se posant en défenseur de la vérité mais aussi de tous les opprimés du monde. Dans le premier cas, on trouve la guerre du Vietnam et dans le second la guerre froide menée par l’Union soviétique.
Pour Christian Harbulot, «la matrice de la guerre de l’information née de la révolution russe est fondée sur la recherche systématique de l’avantage décisif en termes de légitimité». Il ajoute, «cette matrice a enfermé les démocraties occidentales dans des discours justificatifs».
Un système démocratique demeure plus perméable à cette offensive que des régimes autoritaires voire des dictatures où l’information est contrôlée et censurée dès qu’elle n’est pas «politiquement correct». Pour autant, Christian Harbulot estime que les Occidentaux ont réagi, notamment les Etats-Unis qui «ont développé des guerres de l’information à vocation géopolitique». Il cite les révolutions non-violentes qui ont eu lieu au début des années 2000, en Serbie, en Géorgie, en Ukraine et au Kirghizstan.
Le défi est à la hauteur de la tâche. D’autant que, selon Christian Harbulot, avec qui on partage le constat, «on peut perdre une guerre parce qu’un camp a eu l’intelligence d’instrumentaliser les journalistes de l’autre camp».
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

La Nouvelle Revue Géopolitique, octobre-décembre 2011, 10€

Commission Chine-Etats-Unis: Pékin prône une reprise mondiale déséquilibrée face à la menace de récession


Selon le vice-premier ministre Wang Qishan, «mieux vaut une reprise déséquilibrée qu’une récession équilibrée».
S’exprimant lors de la Commission conjointe Etats-Unis-Chine qui vient de se dérouler à Chengdu dans le Sichuan, il a ajouté que «la Chine est prête à mener une coopération économique plus étroite et plus large» avec les Américains.
Ces propos viennent après l’offensive de Washington ces dernières semaines contre la politique économique jugée irresponsable de Pékin et les déclarations très dures de Barack Obama lors du dernier Forum Asie-Pacifique à Hawaï.
Mais pour cela, Wang Qishan a, d’après l’agence de presse officielle Xinhua, «appelé les Etats-Unis à réaliser des progrès substantiels dans la coopération en assouplissant les contrôles sur les exportations des produits de haute technologie vers la Chine, en évitant l'usage abusif de recours commerciaux, en reconnaissant le statut d'économie de marché de la Chine et en accordant un traitement égal aux entreprises chinoises qui investissent aux Etats-Unis».
Car «la Chine et les Etats-Unis doivent rejeter le protectionnisme, éviter de politiser les questions économiques et œuvrer ensemble pour encourager une croissance équilibrée, durable et forte de l'économie mondiale». Une pique à peine voilée contre les propos du président américain…
Un discours que les hauts responsables chinois, dont le président Hu Jintao, tiennent depuis des mois, quasiment au mot près. Et si les mesures demandées à Washington sont mise en place, elles permettront d’éviter, selon Pékin, une nouvelle récession mondiale.
Nicolo Morfino
© 2011 LesNouveauxMondes.org

mercredi 23 novembre 2011

Une Semaine aux Etats-Unis. Un homme tire sur la Maison blanche, un autre voulait faire sauter une bombe à New York / Zuccotti Park évacué / Grève de la NBA: Chômage et perte de chiffre d’affaire / Thanksgiving menacée par les soldes / La Maison blanche n’a pas dialogué avec… les extraterrestres / Un pilote coincé dans les toilettes de son avion prêt de déclencher un atterrissage d’urgence!

 
Un homme perturbé âgé de vingt-et-un ans a été arrêté en Pennsylvanie après avoir tiré la veille sur la façade de la Maison Blanche avec une mitraillette afin de tuer Barack Obama qu’il considère comme l’Antéchrist. Au moins deux balles ont touché la façade de la résidence du président américain alors que ce dernier ne se trouvait pas à la Maison blanche.  Originaire de l’Idaho, connu pour ses milices d’extrême-droites violentes, l’homme semble plutôt un illuminé.
C’est un autre homme de vingt-sept ans, sympathisant d’Al Qaida, qui vient d’être arrêté à New York parce qu’il avait l’intention de faire sauter une bombe de sa fabrication. C’est Mchael Bloomberg, le maire de New York qui l’a annoncé, précisant que l’homme était depuis un an sous la surveillance de la police.

Les OWS (Occupy Wall Street) ont retrouvé une certaine vigueur depuis que la police a évacué leurs campements dans plusieurs villes des Etats-Unis dont celui, emblématique, du Zuccotti Park à New York.
Une dernière évacuation qui s’est faite de nuit et de manière brutale si ce n’est violente alors que les OWS projetaient une manifestation devant Wall Strette afin de bloquer la bourse.
Le motif de cette évacuation était, selon Michael Bloomberg, le maire de New York, de nettoyer la place par peur des épidémies mais aussi pour mettre fin à la violence endémique qui se déroulait à l’intérieur du campement sauvage et aux alentours. Il a ajouté que les manifestants pouvaient y retourner mais qu’ils ne pouvaient plus y dormir, ce qu’un juge a confirmé dans la journée (alors qu’une première décision, en référé, avait annulé cette évacuation, sans effet, les autorités ayant fait en sorte d’attendre le deuxième jugement).
Les OWS sont donc retrournés à Zuccotti Park et ont organisé une manifestation où l’on comptait 5.000 personnes selon les médias américains.

La grève des basketteurs de la NBA, la ligue professionnelle de basket aux Etats-Unis, ne fait pas que des fans malheureux et des médias en perte d’audience et de recettes publicitaires. C’est tout un secteur économique qui vit de la compétition qui pâtit des revendications financières de ces joueurs dont beaucoup gagnent des dizaines de millions de dollars par an et du refus des propriétaires des clubs («franchises») de leur donner ce qu’ils veulent.
Ainsi, à la télévision américaine, a présenté des gens qui n’ont plus d’emploi et qui se trouvent dans des situations très difficiles, vivant de petits boulots qui profitent de la compétition de basket.

Thanksgiving, une des fêtes les plus emblématiques des Etats-Unis, sonne le départ des grandes soldes avant Noël, un phénomène populaire immense qui débute par ce que l’on appelle le «black friday», le «vendredi noir» qui prend place le lendemain. Et elle serait menacée par une ouverture de plus en plus tôt des magasins.
Ainsi, certaines châines qui, d’habitude, ouvrent leurs portes à quatre heures du matin, ont décidé d’ouvrir le jour même de Thanksgiving à minuit, privant leurs employés d’une partie de la soirée familiale.
Pour éviter que Thanksgiving ne soit vampirisée par cet événement commercial, les Américains sont en train de se mobiliser en signant notamment des pétitions demandant que les magasins reviennent sur leur décision.

«Le gouvernement américain n'a aucune preuve de l'existence de vie en-dehors de notre planète, ni ne possède une quelconque information sur des contacts qui auraient été pris par des extraterrestres avec des humains. (…) Beaucoup de scientifiques et de mathématiciens sont arrivés à la conclusion qu'il y a de fortes chances pour qu'il existe quelque part parmi les milliards et les milliards d'étoiles dans l'univers, une planète différente de la nôtre qui hébergerait la vie. (…) Beaucoup d'entre eux ont également fait remarquer dans le même temps que les chances d'entrer en contact avec l'un d'entre eux étaient extrêmement minces étant donné les distances. (…). Tout cela reste de la pure spéculation. Le seul élément factuel est que nous n'avons aucune preuve tangible sur la Terre de l'existence d'extraterrestres».
Non, il ne s’agit pas d’un dialogue extrait d’un film de science-fiction mais de la réponse officielle d’un certain Phil Larson… conseiller de Barack Obama! Un texte que l’on peut trouver sur le site de la Maison blanche, «We The People», mis en place pour répondre à toutes les interrogations des Américains sur leur gouvernement pour peu que la question recueille au moins vingt-cinq mille signatures (cinq mille auparavant mais le site a été submergé de questions).
Pas sûr que cette explication soit assez convaincante pour un peuple qui, majoritairement, croit dur comme fer à l’existence d’extra-terrestres et que le gouvernement de leur pays leur cache quelque chose en la matière…

Une procédure d’atterrissage d’urgence avec escorte de jets de l’armée de l’air a failli être enclenchée parce qu’un pilote… était coincé dans les toilettes de l’avion de ligne dont il était le commandant de bord!
Cela s’est passé lors d’un vol entre une petite ville du Tennessee et l’aéroport de La Guardia de New York.
S’apercevant qu’il ne pouvait sortir des toilettes, le pilote a demandé à un passager d’aller avertir le copilote en lui donnant le code secret pour que ce dernier lui ouvre la porte du poste de pilotage.
Mais le copilote a refusé d’entendre le passager qui avait un fort accent étranger et a averti les aiguilleurs du ciel qu’il s’agissait peut-être d’une tentative de détournement. Immédiatement la procédure d’urgence a été mise en branle.
Le pilote, lui, a enfin réussi à ouvrir la porte des toilettes évitant de justesse le décollage de chasseurs chargés d’abattre l’avion s’il s’approchait trop près de cibles civiles ou militaires…

Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

jeudi 17 novembre 2011

Les Etats-Unis proposent une zone de libre-échange dans le Pacifique sans la Chine


Lors du sommet d’Hawaï de l’Apec (Forum Asie-Pacifique), Barack a lancé son initiative PPT. Le «Projet de partenariat transpacifique» doit aboutir, fin 2012, à la constitution d’une vaste zone de libre-échange plus grande que l’Union européenne (800 millions de personnes et 40% du PIB mondial).
Celle-ci regroupera au moins neuf pays – les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle Zélande, Singapour, la Malaisie, le Brunei, le Chili et le Pérou – qui se sont d’ores et déjà engagés à trouver un accord commercial de «haut niveau». Mais trois autres pays, le Mexique, le Canada et le Japon, devraient participer aux négociations.
Les buts du PPT sont, à terme, l’élimination des droits de douane entre les pays membres et le rapprochement des règles commerciales ainsi que la transparence du fonctionnement des marchés publics. Devraient également faire partie des sujets de discussion, le développement des énergies renouvelables et la protection de l’environnement.
Cette zone est aussi importante pour ceux qui y sont pour que celle qui n’y est pas invitée, la Chine. Car, s’il s’agit bien d’un outil pour booster le commerce et donc la croissance des futurs membres, il s’agit aussi d’une arme contre l’impérialisme chinois et son agressivité commerciale qui se fait au détriment du respect des règles de la bonne concurrence selon Washington (et donc de l’économie américaine).
Pékin ne s’y est d’ailleurs pas trompé en fustigeant cette initiative, en y voyant une provocation.
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org