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lundi 14 novembre 2011

Une Semaine aux Etats-Unis. Les candidats républicains, principale chance d’Obama! / Premier maire asiatique à San Francisco / Le mythique Joe Parterno viré de Penn State / Occupy Wall Street en perte de vitesse? / Chelsea Clinton devient journaliste


Et si Barack Obama était réélu à la Maison blanche l’année prochaine… grâce aux républicains ou, plutôt, grâce à l’inconsistance des candidats du parti de l’éléphant dans les primaires.
En tout cas, les joutes dans lesquelles ceux-ci dévoilent leurs faiblesses, voire leurs incompétences, sont du pain béni pour le président actuel.
On connaissait le «flip-flop» Mitt Romney qui change d’avis comme de chaussettes et qui critique tout ce qu’il a accompli comme gouverneur du Massachussetts. On a vu poindre le conservatisme borné d’Herman Cain, le «roi de la pizza» qui, en plus, est désormais accusé d’harcèlement sexuel et de gestes déplacés par quatre femmes. On découvre un Rick Perry, le gouverneur du Texas, démocrate devenu républicain, qui perd tous les jours de sa superbe, se dévoilant exécrable débatteur (il en a même fait une pub sur Fox News pour tenter de s’en justifier…), vindicatif et, depuis une semaine, incapable de se rappeler des mesures qu’il mettra en place s’il est élu. Interrogé sur les ministères qu’il supprimerait s’il était élu président, il a parlé de trois et n’a pu en citer que deux…
Néanmoins, les démocrates auraient tort de se réjouir trop vite. Car, même si Barack Obama bat, dans les sondages, tous ses rivaux républicains, le «candidat républicain idéal», lui, serait à égalité avec le président sortant à 43% des intentions de vote (à noter que ces dernières semaines, il était même en tête, ce qui montre un Obama en hausse, malgré tout).
Il peut se passer bien des choses encore jusqu’au scrutin de novembre 2012. Reste que, même dans la tempête, Barack Obama semble capable d’être réélu.

Sans Francisco est une ville différente depuis toujours. Elle a été la première grande ville à élire un maire gay et l’on peut toujours, en toute légalité, se promener nu dans les rues. Il y souffle un air de liberté qui n’est pas étranger à l’installation dans ses murs ou à proximité de toutes les grandes sociétés informatiques et d’internet, d’Apple à Google.
Cette fois-ci, la ville se fait remarquer en élisant le premier asiatique au poste de maire. Quel chemin lorsque l’on se rappelle comment les Chinois étaient traités lorsqu’ils vinrent bâtir les réseaux de chemin de fer, comment des quotas très stricts furent mis en place pour éviter qu’ils n’émigrent en trop grand nombre et comment les Japonais furent parqués pendant la Deuxième guerre mondiale, traités comme des ennemis même si certaines familles étaient là depuis des générations…
Il s’appelle Ed Lee, est chinois et a remporté 61% des voix au deuxième tour se scrutin. A noter qu’il était déjà «maire par intérim» depuis que Gavin Newsom, l’ancien premier édile de la ville était devenu vice-gouverneur de la Californie aux côtés de Jerry Brown.

Le mouvement populiste de gauche, Occupy Wall Street, est dans le creux de la vague. Des violences dans les camps (on parle de viols par exemple) et des meurtres aux alentours, donnent mauvaise presse à ce rassemblement contre la finance et les 1% les plus riches du pays.
A Oakland, par exemple, la police anti-émeute est intervenue pour disperser le campement des OWS comme on les appelle.
De même, la mobilisation semble faiblir. Pour les autorités et de nombreux riverains qui se plaignent de la gêne occasionnée par ces rassemblements, notamment à Zuccotti Park à New York, la bonne nouvelle viendra peut-être… de la rentrée universitaire qui devrait renvoyer nombre d’OWS sur les bancs des amphithéâtres.

Chelsea Clinton, la fille unique de Bill et Hillary, fera peut-être de la politique un jour (au-delà de son soutien indéfectible à ses parents). En attendant, elle devient journaliste pour la chaîne NBC. Plus précisément, elle fera des reportages pour la rubrique «Making a difference» (faire la différence) qui montre, tous les soirs, dans le principal journal télévisé américain, celui présenté par Brian Williams, des Américains qui change la vie et accomplissent des actes remarquables.

Le scandale pédophile de Penn State a coûté sa tête au mythique entraîneur de l’équipe de football de l’université, Joe Paterno. Il était là depuis quarante ans et avait un palmarès sans équivalent. Surtout, il était admiré pour son honnêteté et sa morale. Son éviction a donné lieu à une drôle de réactions de la part des étudiants qui sont venus le soutenir alors qu’il est accusé de n’avoir pas réagi suffisamment lorsqu’il a appris qu’un de ses adjoints, Jerry Sandusky, avait violé huit enfants dans l’enceinte de Penn State.
Bien sûr, il a alerté les autorités de l’université qui non seulement n’ont pas réagi mais ont couvert l’affaire. Ainsi, le directeur des sports et le vice-président sont, eux, inculpés et risquent la prison. Mais, comme il l’a indiqué, «ceci est une tragédie. C'est l'un des grands regrets de ma vie. Avec le recul, j'aurais dû en faire plus».
Car son intégrité était louée partout d’où le grand trouble qui a saisi le pays. Et alors qu’il comptait prendre sa retraite, à 84 ans, à la fin de l’année, le voici congédié en même temps que le président de l’université par le gouverneur de l’Etat de Pennsylvanie.
Alexandre Vatimbella
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