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lundi 6 février 2012

Le Carnet Américain d’Alexandre Vatimbella

Malgré les difficultés, 62% des Américains, selon une étude Associated Press-Gfk, disent qu’ils sont optimistes pour le pays en 2012. Et ils sont même 78% à être optimistes pour eux-mêmes et leurs familles.

Le futur candidat du Parti républicain pour les élections présidentielles du 8 novembre prochain ressemble de plus en plus à Mitt Romney. Après avoir remporté haut la main les primaires de Floride, il a fait de même, sans surprise, dans le Nevada.
Ce qui semble jouer en faveur de l’ancien gouverneur du Massachussetts, c’est qu’il commence à agréger les multiples courants conservateurs républicains tout en gardant le soutien de l’establishment du parti nettement moins extrémiste que la base.
Reste à savoir comment il s’y prendra pour se poser en rassembleur des Américains face à Barack Obama.
Pour autant, il faudra encore attendre quelques semaines pour savoir avec exactitude si Romney sera bien le candidat républicain. Soit que Newt Gingrich jette l’éponge faute d’argent. Soit que les prochaines primaires tournent toutes en sa faveur, notamment dans le Sud profond, fief supposé de Gingrich.

Newt Gingrich, justement. Son cas est assez fascinant. Voilà un homme nettement plus détesté qu’aimé (même par son propre camp), qui a quand même été le Speaker de la Chambre des représentants (c’est-à-dire le président), troisième homme du pays (celui qui deviendrait président par intérim si le président et le vice-président ne pouvaient plus exercer le pouvoir). Mais sa personnalité peu avenante lui a valu beaucoup d’ennemis et ses agissements qui ont été parfois à la limite, voire au-delà, de la morale politique lui ont valu de perdre beaucoup.
Il s’est lancé dans la course des primaires républicaines pour la présidentielle de novembre avec, sans doute, aucune chance de gagner et en le sachant. Mais il a réussi à devenir le principal adversaire du favori, Mitt Romney, après la défection de certains autres candidats et le renoncement de la plupart des favoris à la primaire.
Il a adapté son discours de façon à être celui qui pouvait répondre à l’attente de la majorité des républicains de l’Etat où il se trouvait. Cette façon de procédé n’a d’abord pas connu beaucoup de succès puis lui a permis de remporter la primaire de Caroline de Sud sans pour autant qu’il puisse rivaliser avec Romney dans les deux autres étapes des primaires, la Floride et le Nevada.
Et il a soulevé de nombreuses interrogations sur ses capacités politiques, à la fois, pour rassembler son parti et gagner la présidentielle. Surtout, on s’aperçoit que toute sa carrière politique a été faite d’opportunisme et de faux-semblant. Ainsi, il n’est pas du tout le conservateur droit dans ses bottes qu’il prétend être, ayant navigué à vue tout au long de sa carrière politique . Un peu comme… Mitt Romney, celui que l’on accuse, souvent avec raison, d’avoir changé d’avis constamment et qui faisait que les républicains les plus conservateurs qui ne voulaient pas voter pour lui, se sont reportés sur Gingrich!
Un des derniers articles en date, parus sur le site web politique The Hill rappelle toutes ses prises de position en faveur de républicains centristes (ceux qui ressemblent à Romney et qu’il prétend haïr), surtout lorsque ceux-ci étaient opposés à des républicains très conservateurs (qu’il prétend aimer) et en faveur de thèmes honnis par ces derniers (qu’il prétend rejeter).
Il a même déclaré en 2004 qu’il était impossible qu’une majorité uniquement de droite puisse gouverner aux Etats-Unis et souhaitant que les républicains s’ouvrent au centre…
Il est plus que probable que Newt Gingricj ne sera pas le candidat du Parti républicain à la présidentielle de novembre. Mais, je ne parierai pourtant pas un dollar là-dessus tellement la politique américaine, ces primaires républicaines et Newt Gingrich sont des «facteurs imprévisibles»!

Une des armes que Mitt Romney voulait utiliser contre Barack Obama était l’état déplorable, selon lui, de l’économie américaine et le fort taux de chômage. Non seulement, il souhaitait montrer l’incapacité du président à améliorer la situation mais il comptait se présenter en homme de la situation, lui qui, en tant qu’hommes d’affaires était super-compétent en la matière.
Or, pour son malheur mais pour le bonheur des Américains, l’économie se porte de mieux en mieux et le marché de l’emploi également. Ce que Mitt Romney, après bien des dénégations, a été obligé de reconnaître.
C’est surtout sur le front du chômage que l’amélioration est la plus significative avec un taux de 8,3%, certes encore élevé, mais qui est le plus bas depuis février 2009, c’est-à-dire depuis la prise de fonction de Barack Obama.
Et ce qui rend les analystes optimistes pour la suite (bien que rien ne prouve que l’embellie va continuer), c’est que les créations de nouveaux emplois viennent quasiment toutes du secteur privé, donc elles prouvent que l’activité économique demeure soutenue.

En 2010, il ya avait 1,6 million d’enfants considérés sans-abri aux Etats-Unis, soit un enfant sur quarante-cinq, un chiffre en augmentation de 38% sur un an. 42 % sont âgé de six ans ou moins et un tiers d'entre eux sont élevés par des mères seules souffrant de maladies chroniques.
Le rapport du Centre national pour les familles sans-abri qui dévoile ses chiffres terribles, demande que l’on agisse au plus vite. «Sans surprise, explique-t-il, le risque pour un enfant d'être sans-abri a augmenté avec la crise économique, même si les capacités de logement ont augmenté de 15.000 unités au cours des quatre dernières années».
Ces enfants sont particulièrement exposés à la maladie, à la faim et au stress. Beaucoup d’entre eux vivent dans quelques Etats dont la Géorgie et l'Alabama mais aussi, plus étonnant, la Californie.

Evidemment, l’événement médiatique de la semaine n’était pas les primaires républicaines, ni même la baisse du chômage mais le… Superbowl! Et la finale du football américain, qui se jouait cette année à Indianapolis, entre les Giants de New York et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre (dont la majorité des supporters viennent de Boston) a tenu toutes ses promesses.
C’était, de plus, la revanche de la finale de 2007 qui avait vu une improbable équipe des Giants battre des Patriots super-favoris qui n’avaient perdus aucun match de la saison, 17-14.
New York l’a emporté avec un touchdown à la dernière minute du quatrième quart-temps, faisant de cette équipe des Giants, celle qui a réalisé le plus de «comeback» mémorables cette saison et, peut-être, depuis longtemps.
Non seulement les Giants avaient fait un début de saison laborieux, revenant dans la course au titre vers la fin de la saison régulière avant de remporter tous leurs matchs devant des adversaires redoutables et favoris (Green Bay ou San Francisco, par exemple) mais ils ont marqué les points de la victoire dans les dernières minutes, voire dans les dernières secondes.
C’est grâce à leur quaterback, élu MVP de la finale (Most valuable player, meilleur joueur), Eli (Elisha) Manning, qu’ils y sont parvenus.
Ce garçon était considéré assez effacé et loin d’être le leader que le poste essentiel qu’il occupe (meneur de jeu et passeur) requiert. Son père, Archie, était déjà un quaterback célèbre. Surtout, son frère, Peyton Manning est une star de la NFL (National football league) avec des faits d’armes mémorables.
Jusqu’à présent, Eli et Peyton avaient gagné chacun d’eux un Superbowl. Voilà le petit frère qui vient de passer devant et qui s’est révélé cette saison. De plus, il a remporté le titre dans le stade où joue habituellement Peyton qui est le meneur de jeu des Colts d’Indianapolis…
Le vaincu est Tom Brady considéré comme une légende avec des statistiques extraordinaires (il en a encore battu une dimanche soir) dont celle d’être le joueur le mieux payé de tiute la NFL. Le quaterback des New England Patriots aurait pu ajouter un quatrième titre à son palmarès, tous gagnés avec la même équipe.
A la mi-temps, le show consistait en un mini-concert tout dans la démesure de Madonna qui a joué avec LMFAO, Celo Green et Nicky Minaj.

Alexandre Vatimbella

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