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mardi 14 février 2012

Le Carnet Américain d’Alexandre Vatimbella

Aux Etats-Unis, on peut devenir une véritable star du jour au lendemain. Comme on peut sombrer dans l’anonymat aussi vite que l’on est monté. Bien sûr, cela peut se passer partout dans le monde. Mais en Amérique, quand ça arrive, on passe rapidement la surmultipliée. C’est sans doute du à ce fameux «Rêve américain» que chacun espère vivre et que la public adore voir vivre par les idoles qu’elle se donne.
En début d’année, l’équipe de football américain des Giants de New York perdait beaucoup de matchs. Du coup, le quaterback (le meneur de jeu et le passeur), Eli Manning, était considéré comme un bon joueur, sans plus, loin des qualités de son frère, le quaterback vedette des Colts d’Indianapolis, Peyton Manning. Et puis l’équipe s’est réveillée en fin de saison puis a littéralement explosé lors des play-offs avant de gagner la finale.
Tout cela, elle l’a du, en grande partie, à l’étonnante adresse d’Eli Manning qui est devenu une star, éclipsant, lors de la finale d’Indianapolis, la superstar Tom Brady, le quaterback des Patriots de la Nouvelle Angleterre. Il a même été élu MVP (Most valuable player), le meilleur joueur, de ce match.
Cette vénération du public, un autre joueur de New York est en train de la gagner. Il s’agit de Jeremy Lin, vingt-trois ans, Américain d’origine asiatique (ses parents ont émigré de Taïwan) originaire de Palo Alto dans la Silicon Valley, près de San Francisco. Lui, il joue au basket aux Knicks avec le numéro 17. Voici cinq matchs, il était un parfait inconnu. Sorti de Harvard, les spécialistes commençaient à se demander pourquoi il avait choisi le basket professionnel au lieu de devenir un golden boy de la finance ou un futur associé d’un grand cabinet d’avocats.
Et puis, le 4 février dernier, il a été titularisé au poste de meneur de jeu en l’absence de nombreux titulaires dans une équipe une nouvelle fois, était en train de rater sa saison.
Au cours de ces cinq matchs, il a, au moins, marqué vingt points à chaque rencontre avec un record de 38 points lors de la rencontre contre les mythiques Lakers de Los Angeles, éclipsant la star de la côte ouest, Kobe Bryant. Ce sont les meilleures statistiques jamais réalisées par un joueur au cours de ses premières titularisations.
Son coéquipier, Jared Jeffries s’émerveille: «le niveau auquel il joue en ce moment, je n’ai jamais vu cela. C’est inouï pour un type d’entrer dans une équipe, d’en devenir son leader et de rebondir comme il l’a fait. Il nous a inspiré pour jouer plus à fond parce que c’est ce qu’il donne tous les jours».
De son côté, Carmelo Anthony, la star des Knicks, s’est amusé en déclarant que, «partout où je vais on me parle de Lin. Lin, Lin, Lin! Même mon fils me demande des nouvelles de Lin!».
Du coup, nombre de Newyorkais qui ne regardaient plus le basket depuis des années se retrouvent devant les écrans des bars, une bouteille de bière à la main, pour regarder les exploits du petit prodige.
Les prochains matchs des Knicks au Madison Square Garden se joueront à guichets fermés et les prix des billets au marché noir ont fait un bond. Même l’action de la célèbre salle polyvalente de New York a bénéficié du phénomène Lin en gagnant plusieurs points à Wall Street!
Cette trajectoire rappelle la célébrité qui a frappé d’un coup le quaterback de Denver, Tim Tebow. Alors qu’il avait raté les premiers matchs de la saison, il est parvenu ensuite à faire quelques exploits, emmenant son équipe dans les play-offs. Mais ce qui l’a vraiment propulsé en haut de l’affiche, c’est qu’après chaque touchdown de son équipe, il se mettait un genou à terre et, dans une position ressemblant à celle du penseur de Rodin, commençait à prier. Il a ainsi fait le buzz sur internet où des milliers d’Américains ont posté des photos les représentant dans la même position que Tebow…

Elle, elle était une star depuis ses dix-huit ans. Et, trente ans après, après quelques tubes planétaires et quelques 170 millions d’albums vendus, elle est morte dans la baignoire d’une chambre de l’hôtel Hilton de Beverly Hill où devait se tenir la pré-soirée des Grammy Awards (la cérémonie de remise des prix pour les meilleurs artistiques musicaux de l’année).
Elle, c’est Whitney Houston, la chanteuse à la voix d’or et au physique de top model (ce qu’elle a été) mais à la vie particulièrement tumultueuse. Car, s’il est trop tôt pour dire quelle est la raison de son décès, l’on suspecte fortement un mélange médicamenteux avec, peut-être, de l’alcool et de la drogue.
Il faut dire que Houston a connu une descente aux enfers particulièrement dure, notamment après son mariage avec le rappeur violent Bobby Brown. Droguée à tout et n’importe quoi, ses frasques ont remplacé ses hits à la une des tabloïds. Elle en a même perdu sa voix et ses «come back» ont tous été des flops, sa dernière tournée mondiale s’achevant même lamentablement alors qu’elle chantait totalement faux sur scène, un comble pour elle.
Pour autant, sa mort a soulevé un grand élan en sa faveur parmi ses fans encore nombreux et elle a été fêté lors de la cérémonie des Grammy Awards (dont la grande gagnante a été une autre grande voix de la chanson, Adele, la britannique de 23 ans).

Le procès d’Ann Pettway passionne l’Amérique, tout comme elle a été passionnée par l’affaire Carlina White qui en est la raison. Ceux-ci sont aussi l’exemple qui fait que tous les parents du monde qui sont confrontés à la terrible disparition de leurs enfants après un enlèvement peuvent garder espoir. Carlina a été Kidnappée alors qu’elle n’avait que dix-neuf jours, le 4 août 1987 dans une chambre d’hôpital de Harlem où elle était soignée pour fièvre, devant sa mère par Ann Pettway qui s’était fait passée pour infirmière. Cette dernière l’a élevée pendant plus de deux décennies et rebaptisée Nejdra Nance.
Nejdra-Carlina a, elle-même, contactée un jour sa mère biologique, Joy White, pour lui dire qu’elle était peut-être sa fille. Elle avait vu, en effet, des photos d’un bébé, sur un site internet d’enfants disparus, mis en ligne par sa vraie mère, qui ressemblaient énormément à celles qu’elle possédait d’elle au même âge.
La ravisseuse, Ann Pettway, a alors été arrêtée et Carlina, qui vivait alors à Atlanta, a pu rencontrer sa vraie mère à New York et lui présenter Samina, sa petite-fille de cinq ans, vingt-quatre ans plus tard...
Il s’agit bien sûr d’une histoire hors du commun dont le «happy end» est, malheureusement, loin d’être la règle dans ce genre de cas.
Jugée en ce moment, Ann Pettway risque entre dix et douze ans de prison ce qui est, pour la mère de Carlina nettement insuffisant, celle-ci rappelant la violence avec laquelle sa fille a été enlevée et toutes ses années où elle n’a pu vivre avec sa fille.

19% des ventes de matériels électroniques grand public (en valeur) pendant les fêtes de fin d’année aux Etats-Unis, ont été réalisées par Apple (hors les achats sur la toile)! Voilà un chiffre exceptionnel qui montre encore une fois l’image de marque incroyablement positive des produits créés par Steve Jobs.
Et les ventes de la firme californienne sont en hausse de 36% alors que celles de tous ses concurrents principaux sont en recul. Une des raisons de ce succès, ce sont les magasins, les «Apple store» qui ne désemplissent pas.
Tout ceci vient après des annonces de profits record et de «trésor de guerre» avoisinant les 100 milliards de dollars.
Il sera intéressant de voir, toutefois, quelle va être la réaction des fans de la marque à la pomme après les révélations du New York Times sur la fabrication des iPhones et autres iTunes et iPads dans des usines chinoises qui ressemblent peu aux bureaux spacieux où il fait bon vivre du siège de Cupertino dans la Silicon Valley près de San Francisco…

Alexandre Vatimbella
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