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mardi 5 juin 2012

Le Carnet Américain d’Alexandre Vatimbella. Les naissances de blancs sont minoritaires… ou pas!

Pour un étranger, il est difficile de comprendre le problème des catégories «race» et «ethnies» aux Etats-Unis.
L’exemple le plus emblématique étant que le pays est gouverné par un noir (Barack Obama) qui est en fait un métis mais qui est considéré comme noir parce qu’il l’a décidé ainsi!
De même, il est toujours bizarre de voir un Américain blanc d’origine hispanique (les Espagnols sont des européens majoritairement blancs et beaucoup de leurs descendants qui ont immigrés en Amérique latine avant de venir aux Etats-Unis, le sont demeurés) être déclaré non-blanc parce que s’étant défini comme «hispanique» (ou latino dans le langage courant).
Rappelons donc, qu’aux Etats-Unis, lorsque l’on fait un recensement de la population, une personne a le droit de se considérer de la «race» ou de l’«ethnie» de son choix (il peut même cocher plusieurs cases depuis 2000).
Rien n’empêche un blanc de cocher la case «afro-américain» puisqu’aucune discrimination n’est permise…
Si ce cas de figure existe, il est plutôt rare, néanmoins.
En revanche, les immigrés venus de l’Amérique latine ont tendance à se définir comme «hispaniques».
Cela ne veut pas dire qu’ils ne se considèrent pas blanc de peau (ce que beaucoup sont) mais qu’ils s’identifient à une catégorie de la population qui n’est pas celle du blanc venu directement d’Europe.
Ajoutons à cela que de l’importance des groupes raciaux et ethniques, dépendent de nombreuses politiques et dépenses publiques en leur faveur.
Ainsi, lorsque le Bureau du recensement annonce que les naissances de blanc n’ont compté que pour 49,6% du total pour la période juillet 2010-juillet 2011, la première fois qu’elles sont en-dessous de 50%, il faut immédiatement ajouter qu’il s’agit des «blancs non-hispaniques».
Car si l’on compte les blancs, hispaniques et non-hispaniques, alors le total des naissances est de 76% en 2010, ce qui n’est évidemment plus du tout la même chose.
Ayant dit cela, l’important ici est la montée d’une société américaine de plus en plus métissée ce qui est, à la fois, source d’espoir et source d’inquiétude.
Car si cette société plus ouverte et plus diverse sera un atout, il faut également que les groupes minoritaires puissent avoir accès au même rêve américain que les membres du groupe des «blancs» ce qui est encore loin d’être le cas.
En matière d’éducation, par exemple, le nombre de «blancs» ayant un diplôme universitaire est de 31% contre 13% pour les «hispaniques» et 18% pour les «afro-américains».
Enfin, ce qui n’est pas le moindre des aspects positifs, en matière d’augmentation de la population américaine, on estime ainsi que 92% de celle-ci est due aux naissances de minorités entre 2000 et 2010.

Alexandre Vatimbella
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