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lundi 2 juillet 2012

Elections présidentielles 2012. Quel Romney, centriste ou réactionnaire, serait président des Etats-Unis?

L’éditorialiste Nicholas Kristof s’est amusé à proposer à ses lecteurs du New York Times un petit quiz à propos de déclarations sur plusieurs thèmes pour savoir lesquelles avaient été prononcées par Barack Obama ou Mitt Romney.
Exemple en matière d’avortement: «Je préserverai et protégerai le droit des femmes à choisir et je ferai tout pour honorer ma position en la matière»; «Je me battrai pour changer la législation Roe contre Wade» (qui est la décision de la Cour suprême autorisant l’avortement).
Le problème est que les deux citations, comme toutes les autres de ce quiz, viennent du même homme, Mitt Romney!
Les Américains, s’ils choisissent l’ancien gouverneur du Massachussetts, éliront-ils le Romney centriste ou le Romney réactionnaire?
Kristof pense que Romney est avant tout un pragmatique plutôt modéré.
Lorsqu’il est entré en politique, il se définissait comme un indépendant modéré et aux vues progressistes, pas comme un républicain, et certains de ses conseillers actuels viennent du centre-droit.
Cependant, rien ne permet de dire, in fine, quand il a joué la comédie.
Est-ce quand il s’est présenté comme tel pour se faire élire gouverneur du Massachussetts, un des Etats les plus à gauche du pays, ou quand il a affirmé qu’il était un conservateur réactionnaire pour se faire désigner comme le candidat du Parti républicain à la prochaine élection présidentielle?
De même, l’éditorialiste du New York Times estime que Romney a pu évoluer.
De modéré, il pourrait ainsi être devenu un radical.
Mais, quel que soit sa véritable identité politique, il sera très difficile à le savoir dans les mois qui viennent.
Car,, désormais, il doit ratisser large en adoptant un discours à mi-chemin entre ce qu’il disait il y a quelques années et ce qu’il a dit il y a quelques mois.
Il sera donc impossible de faire réellement la part des choses.
C’est évidemment un handicap pour lui, notamment aux yeux des électeurs «independents», ceux qui feront pencher la balance d’un côté ou de l’autre.
Néanmoins, il garde ses chances d’accéder à la Maison blanche, si la situation économique empire et si le chômage replonge.
Non pas qu’il sera meilleur qu’Obama pour gérer la crise, mais il ne sera pas Obama…
Alexandre Vatimbella
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