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dimanche 30 septembre 2012

Elections présidentielles 2012. Les priorités des électeurs

Dans trois jours aura lieu dans le Colorado, le premier des trois débats télévisés qui vont opposer Barack Obama, le président sortant, à son challenger, Mitt Romney.
Alors que les principaux médias publient les questions qu’ils aimeraient poser aux deux candidats mais, surtout, auxquelles ils voudraient que ceux-ci répondent, le Pew Reseach center, lui, a mené une enquête sur les priorités des électeurs.
Sans surprise, les deux premières «très importantes pour leur vote» sont l’économie (87%) et l’emploi (83%)… tout comme lors de l’élection de 2008 (87% et 80% respectivement).
Viennent ensuite, la santé (74%), l’éducation (69%), le déficit budgétaire (68%), les impôts (66%), Medicare (l’assurance-santé pour les personnes âgées, 65%), puis, dans l’ordre, le terrorisme, la politique étrangère, l’énergie, l’avortement et l’immigration.
Si l’on prend maintenant les questions prioritaires pour chaque camp (les électeurs démocrates, les républicains mais aussi ceux encore indécis), elles en sont pas exactement les mêmes hiérarchiquement.
Pour les électeurs d’Obama, viennent en tête l’éducation (84%), l’économie (83%), les soins médicaux (82%), l’emploi (81%) et Medicare (74%).
Ceux de Romney placent dans les cinq premiers l’économie (93%), les emplois (87%), le déficit budgétaire (82%), les impôts (70%) et le terrorisme (68%).
Concernant les priorités des électeurs encore hésitants, vient en tête l’économie (85%), suivie de l’éducation et l’emploi à égalité (74%) puis les soins médicaux (65%) et le déficit budgétaire (65%).
Par ailleurs, il est intéressant de noter que 69% des Américains estiment que le meilleur moyen de résorber le déficit budgétaire est une combinaison d’augmentation des impôts et de réduction des plus grosses dépenses alors qu’ils ne sont que 16% à déclarer que c’est avant tout la réduction de ces dépenses et 6% que c’est surtout l’augmentation des impôts (on comprend que celle-ci n’est pas la préférence…).
Si l’on voit là une vision assez bipartisane du problème du déficit de la part de la population qui est assez proche de la position de Barack Obama, en revanche, l’opinion demeure de plus en plus divisée sur l’aide aux plus pauvres.
Ainsi, trente-cinq points séparent dorénavant les républicains et les démocrates sur la nécessité de mettre en place un filet social de sécurité pour ceux-ci.
Seuls 40% des républicains estiment que «c’est de la responsabilité du gouvernement de prendre soin des personnes qui ne sont pas capables de prendre soin d’eux-mêmes» (18% de moins qu’en 2007) alors que 75% des démocrates sont de cet avis (79% en 2007).
Si l’on rajoute les «independents» (ceux qui ne se disent affiliés à aucun parti), le pourcentage total est de 59% (contre 69% en 2007).
Alexandre Vatimbella
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