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dimanche 31 juillet 2016

Trump veut «casser la gueule» du centriste Bloomberg!

Et si le centriste Michael Bloomberg avait délivré, lors de la Convention démocrate de Philadelphie, le discours le plus efficace contre Donald Trump?
En tout cas, ce dernier ne s’y est pas trompé en estimant tout le mal qu’il pourrait lui faire par sa réaction rageuse aux propos de l’ancien maire de New York.
Ainsi, il a déclaré, lors d’une conférence de presse, qu’il allait «casser la figure» de Bloomberg (dont il n’a pas cité le nom alors) puis dans un tweet d’une mesquinerie coutumière chez lui où lui prédit (là, il le cite nommément) moins de 10% des voix s’il se représente à la mairie de New York…
Pourquoi tant de haine de la part de Trump vis-à-vis de Bloomberg?
Tout simplement parce que ce dernier est, non seulement, un Newyorkais comme Trump mais c’est aussi un milliardaire comme prétend l’être le candidat républicain (il refuse de publier sa feuille d’impôt donc il faut le croire sur parole).
Et ce que dit Bloomberg, c’est que Trump n’a rien créé tout seul, que sa famille lui a donné des millions de dollars pour s’installer (alors que lui a commencé sans rien et a monté un empire des médias financiers), qu’il est un escroc qui ne paye pas ses fournisseurs, qui profite de manière éhontée de ses salariés et ainsi de suite.
Et, dans une attaque d’une rare puissance, avec une voix posée et un regard d’acier, il a traité Trump d’«hypocrite» et a expliqué qu’en tant que Newyorkais il savait «reconnaitre un escroc» quand il en voyait un puis s’est exclamé «Trump veut diriger le pays comme il dirige ses affaires, que Dieu nous en protège!»
On comprend la colère que cela a du provoquer chez un narcissique égocentrique comme Donald Trump, lui qui se présente comme «le seul à pouvoir réparer l’Amérique»…
Mais de là à vouloir casser la figure à Bloomberg, c’est bien la première fois qu’un candidat d’un des deux grands partis à la présidence menace un opposant de lui «casser la figure».
Pour autant, cette sortie de Trump pourrait préfigurer une nouvelle d’attaques bien plus ordurières de sa part puisqu’en réponse aux propos sur sa personne lors de la Convention démocrate, il a déclaré que, désormais, il ne serait plus «le gentil gars» qu’il était jusqu’à présent (sic!) et qu’il allait s’en prendre à tous ceux qui sont contre lui.

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samedi 30 juillet 2016

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. La question n’est pas d’aimer ou non Hillary Clinton

Les conventions des deux grands partis américains viennent de se dérouler, l’une après l’autre.
Elles ont intronisé leurs candidats qui avaient remporté sans contestation possible leurs primaires, Donald Trump du côté républicain à Cleveland, Hillary Clinton du côté démocrate à Philadelphie.
La bataille électorale mettra donc aux prises un populiste démagogue soutenu par la droite radicale pour une grande part et une centriste qui a fait alliance avec une grande partie de la gauche démocratique.
Dans un autre temps, on aurait pu dire, «que le meilleur gagne».
Mais nous ne sommes pas face à n’importe quelle élection.
Nous sommes dans le cas de figure, sondages à l’appui, où les Etats-Unis pourraient avoir à leur tête, le 8 novembre prochain, un des pires hommes politiques de ce XXI° siècle, Donald Trump.
Ceux qui le comparent avec l’acteur de série B Ronald Reagan devenu président avec un discours parfois populiste se trompent.
Reagan était un danger potentiel par certaines de ses prises de position mais il n’était pas, comme Trump, un homme inculte, un homme ignare des problèmes de son pays et de la situation du monde, un homme qui ment, un homme qui triche, un homme prêt à s’allier avec les pires ennemis de son pays pour l’emporter, un homme qui ne défendrait pas ses alliés s’ils étaient attaqués, un homme qui se dit prêt à aller frapper ses adversaires politiques, un homme qui insulte la terre entière – opposants, étrangers, femmes, minorités ethniques, etc. – sauf lui-même, un homme qui voit son pays comme une grande scène médiatique pour se vendre et vendre ses produits avant de penser à le gouverner pour le bien de tous, un homme imprévisible qui aura la force nucléaire la plus destructrice et l’armée la plus forte du monde.
Et l’on pourrait continuer cette liste effrayante où l’on doit ajouter tout ce que l’Amérique possède comme personnages douteux, haineux et arrivistes que Trump charrie avec lui, comme les politiciens Newt Gingrich, Chris Christie, Rudolph Giuliani et d’autres, comme ces supporters qui, tous les jours devant les caméras des chaînes d’information en continu, veulent mettre Clinton en prison, voire la tuer, qui se proposent d’en découdre violemment avec tous ceux qui ne vénèrent pas leur chef et souhaitent expulser tous les latinos du pays ainsi que tous les musulmans.
Car Trump a réussi à réveiller les plus bas instincts d’une partie de la population, il a libéré la parole de tous ces gens irrespectueux et hargneux qui n’attendent qu’un signal pour s’en prendre à tous les boucs émissaires qu’on leur présente.
Quand Reagan voyait l’Amérique en rose, Trump la voit du noir de la haine et de l’intolérance.
Sans oublier que Reagan était devenu un politique de longue date et avait dirigé le plus grand Etat des Etats-Unis, la Californie, il connaissait le boulot avant de rejoindre Washington alors que Trump n’a jamais rien fait en la matière.
Enfin, Reagan était beaucoup plus pragmatique que certains le craignaient alors.
Ce qui est en jeu avec la possible victoire du promoteur newyorkais, c’est l’avenir de la démocratie aux Etats-Unis mais aussi dans le monde, c’est la paix et ce sont les valeurs humanistes.
Ce n’est évidemment pas écrit d’avance mais c’est un risque bien réel qui existe et qu’il ne faut pas prendre.
C’est la raison pour laquelle, la question primordiale lors de cette élection n’est pas d’aimer ou non Hillary Clinton, c’est d’empêcher absolument l’arrivée au pouvoir de Donald Trump.
Bien sûr, Hillary Clinton est compétente, présente un programme qui tient la route, possède l’expérience pour être la première présidente des Etats-Unis et elle a raison de déclarer qu’elle pense d’abord à l’avenir de son pays qu’elle voit radieux pendant que Trump ne rêve que d’un retour en arrière où les «blancs» régnaient littéralement en maître, en dépeignant les Etats-Unis actuels, première puissance de la planète faut-il le rappeler, comme l’endroit… le plus horrible sur terre!
Cependant, l’enjeu du 8 novembre, malheureusement, dépasse les simples oppositions partisanes dans une démocratie comme ce fut le cas lors des élections précédentes.
Ici, c’est le «tout sauf Trump» qui est l’impératif catégorique.
Et, bien entendu, cela implique pour les Américains de voter pour Hillary Clinton, qu’ils soient démocrates, républicains, independents, libertariens ou écologistes, qu’ils soient de droite, de gauche ou du Centre, voire «ailleurs».
Oui, la question pour tout défenseur intransigeant et responsable de la démocratie républicaine et de ses valeurs humanistes, n’est pas d’aimer ou non Hillary Clinton, c’est de faire barrage à Donald Trump.

Alexandre Vatimbella

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vendredi 29 juillet 2016

Présidentielle USA 2016. La coalition Clinton veut réunir Centre et Gauche

Dans son discours d’acceptation de sa désignation comme candidate du Parti démocrate à la présidentielle du 8 novembre, Hillary Clinton a voulu sceller une coalition entre le Centre et la Gauche.
La centriste a d’abord abordé ses thèmes traditionnels
Elle a martelé à plusieurs reprises son slogan «We’re stronger together» (nous sommes plus forts ensemble).
De même elle a indiqué qu’elle serait «la présidente des démocrates, des républicains et des ‘independents’».
Sans oublier, évidemment, la devise de l’église méthodiste à laquelle elle est affiliée et que sa mère lui répétait souvent: «Faire tout le bien que tu peux à tous ceux que tu peux de tous les moyens que tu peux et aussi longtemps que tu peux».
En outre, elle a repris les propositions de son programme qu’elle a développées depuis le début de sa campagne, notamment sa volonté d’offrir les mêmes opportunités à tous les Américains dans une société plus juste.
A cela, elle a ajouté un certain nombre de mesures défendues par Bernie Sanders comme une hausse substantielle du salaire minimum ou la gratuité des études supérieures pour les plus défavorisés.
Néanmoins, il ne faudrait pas en conclure qu’elle a viré à gauche.
Elle a seulement pris en compte la réalité des Etats-Unis aujourd’hui.
Rappelons que le Centrisme est un juste équilibre et que ce dernier est largement rompu dans le pays actuellement.
Après un coup de balancier très à droite lors de la présidence de George W Bush et la nécessité de remettre le pays sur les bons rails par Barack Obama après la Grande récession de 2008, il faut désormais rééquilibrer la société américaine avec plus de justice sociale et fiscale, des programmes de développement et de réparation des infrastructures tout en consolidant toute l’œuvre législative d’Obama.
Or, la Droite républicaine s’est ingéniée systématiquement pendant les huit années de présidence de ce dernier à tout bloquer dans le seul but de le voir échouer et non pour le bien des Etats-Unis mais pour celui de leur parti.
Ce n’est donc pas avec cette droite radicale, irresponsable et obstructionniste que le juste équilibre pourra être (ré)installé, ni même recherché.
D’où la légitimité pour les centristes de s’allier avec la Gauche pour les quatre prochaines années comme d’ailleurs ce fut le cas dans le passé et comme c’est le cas dans le présent dans nombre de pays.
Enfin, elle a repris son crédo pragmatiste, «faire en sorte que les choses soient faites» en expliquant que pour améliorer la société, il faut du cœur mais aussi changer les lois, il faut de l’action.
Son premier rôle, a-t-elle déclaré, sera de donner un travail bien payé à tous les Américains.
Pendant ce temps là, Donald Trump a menacé de «casser la figure» aux intervenants à la Convention démocrate qui avaient dit du mal de lui tout en prétendant que son appel aux Russes pour espionner Hillary Clinton était «sarcastique»…
A noter que le premier débat télévisé Clinton-Trump aura lieu le 26 septembre sur CNN.

Sondages des sondages au 29 juillet 2016
Situation stabilisée

Clinton
Trump
Ecart
Election projection
44,5%
43,7%
Clinton 0,8
Five Thirty Eight (1)
41,1 %
41,5%
Trump 0,4
Huffington Post
44,1%
42,8%
Clinton 1,3
New York Times
42,7%
41,8%
Clinton 0,9
Polltracker
43,9%
44,0%
Trump 0,1
Pure Polling
44,8%
43,4%
Clinton 1,4
Real Clear Politics
44,7%
45,6%
Trump 0,9
270 to win (1) (2)
43,8%
42,2%
Clinton 1,6
(1) Prend en compte 3 candidatures (+ Gary Johnson – Libertarian party)
(2) Prend en compte un mois de sondage alors que les autres prennent
en compte autour de 15 jours de sondages


Alexandre Vatimbella

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jeudi 28 juillet 2016

Présidentielle USA 2016. Convention démocrate: d’Obama à Kaine, l’humanisme progressiste à l’honneur

En attendant ce soir où Hillary Clinton fera son premier discours en tant que candidate officielle du parti, la Convention démocrate de Philadelphie a connu des moments forts hier soir.
Les discours de Barack Obama, de Joe Biden et celui de Tim Kaine après sa désignation comme candidat à la vice-présidence, ont montré la vitalité de l’humanisme progressiste dans le parti, une sorte d’écho à la gauchisation de certains de ses militants autour des thèses du sénateur socialiste du Vermont, Bernie Sanders.
Car c’est bien autour du Centrisme et du centre-gauche que les interventions du président en place et de son vice-président et de son éventuel successeur se sont placées.
Que ce soit Obama, Biden ou Kaine, tous ont parlé de la nécessaire bataille pour sortir les plus démunis de la pauvreté mais aussi de l’importance de la classe moyenne et de son renforcement ainsi que de l’indispensable contribution des plus riches à l’effort du pays pour qu’il soit plus juste.
Mais sans le sacrifice d’une économie ouverte qui est la clé de la prospérité partagée et le moteur du progressisme qui permet d’offrir de meilleurs salaires, une couverture santé universelle, un accès pour tous aux études supérieures et la prise en charge de tous les enfants défavorisés sans oublier les programmes pour lutter contre le réchauffement climatique ou ceux pour assurer la sécurité des Américains.
Barack Obama a ainsi défendu son bilan et rappelé les réussites de sa présidence plombée au départ par la Grande récession dont il a réussi à faire sortir les Etats-Unis par des aides, en particulier à une industrie automobile sinistrée avec, à la clé, un chômage au plus bas depuis plus de huit ans.
Et selon lui, la seule qui pourra poursuivre avec succès ses politiques est Hillary Clinton.
Il lui a rendu un hommage particulièrement fort en déclarant qu’«Il n’y a jamais eu une femme ou un homme, ni même moi ou Bill (Clinton) qui a été plus qualifié pour être présidente des Etats-Unis», ajoutant dans la foulée, «Elle est capable et elle est prête à être la prochaine commandant en chef».
Au terme de ses deux mandats à Washington, il a affirmé, «Je suis plus optimiste sur le futur de l’Amérique que je l’ai été auparavant».
Obama s’est aussi félicité du choix de Tim Kaine comme colistier d’Hillary Clinton et a rendu hommage à son parcours politique mais aussi d’homme engagé avec succès dans des causes sociales.
Pendant ce temps, sur Fox news, le commentateur réactionnaire et soutien de Donald Trump, Bill O’Reilly, pour tenter de relativiser le discours unanimement salué de Michelle Obama, le premier jour de la convention, a expliqué que, bien sûr, la Maison blanche avait bien été construire «en partie» par des esclaves noirs mais que ceux-ci avaient été bien traités…

Sondages des sondages au 28 juillet 2016
Donald Trump en reflux

Clinton
Trump
Ecart
Election projection
44,0%
43,5%
Clinton 0,5
Five Thirty Eight (1)
40,8 %
41,3%
Trump 0,5
Huffington Post
44,1%
42,8%
Clinton 1,3
New York Times
42,7%
41,8%
Clinton 0,9
Polltracker
44,4%
44,1%
Clinton 0,3
Pure Polling
44,8%
43,2%
Clinton 1,6
Real Clear Politics
44,6%
45,7%
Trump 1,1
270 to win (1) (2)
44,0%
42,2%
Clinton 1,8
(1) Prend en compte 3 candidatures (+ Gary Johnson – Libertarian party)
(2) Prend en compte un mois de sondage alors que les autres prennent
en compte autour de 15 jours de sondages


Alexandre Vatimbella

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Présidentielle USA 2016. Le centriste Bloomberg soutient Clinton et démolit Trump

Un des événements marquants du troisième jour de la Convention démocrate de Philadelphie a été le soutien à Hillary Clinton de la part du centriste Michael Bloomberg qui en a profité pour dire tout le mal qu’il pensait de Donald Trump, un homme qu’il faut absolument empêché d’accéder à la Maison blanche selon lui car il détruirait le «plus grand pays sur terre», les Etats-Unis.
L’ancien maire de New York a ainsi demandé que les Américains se réunissent pour élire Hillary Clinton et fasse barrage à un «dangereux démagogue» en référence à Donald Trump.
Il a pointé qu’il avait été un démocrate puis un républicain et qu’il était aujourd’hui un «independent» qui pouvait soutenir ceux qu’il estimait compétents et bons pour le pays au-delà de leurs appartenances partisanes.
Il a ajouté qu’il n’avait pas toujours été d’accord avec toutes les positions d’Hillary Clinton mais qu’il fallait faire des choix et que le meilleur était sans aucune discussion qu’elle devienne la prochaine présidente des Etats-Unis.
Car, a-t-il poursuivi, elle est une femme capable de gouverner notamment de manière bipartisane pour faire avancer les choses comme elle l’a fait, a-t-il rappelé, après les attentats du 11 septembre 2001, lorsque sénatrice de l’Etat de New York, elle avait travaillé avec lui, récemment élu maire républicain de la ville, ainsi qu’avec les républicains du Sénat pour permettre à la plus grande ville du pays de se relever et de retrouver son lustre.
Il a également attaqué durement Donald Trump, faisant un parallèle entre sa situation à lui, un milliardaire mais qu’il n’avait pas eu besoin des millions de son père pour réussir, et celle du candidat républicain qui n’a pu être ce qu’il était que grâce à l’argent de sa famille.
Il a déclaré qu’il encourageait souvent les dirigeants d’entreprises à se lancer en politique parce qu’ils avaient cette capacité de bâtir des consensus «mais pas tous»…
Pour préciser sa pensée, il a fait la liste de tous les problèmes qu’avaient connus et que connaissaient les affaires de Trump (faillites à répétition, client floués, fournisseurs et salariés non payés, plaintes par milliers devant la justice).
Il s’est alors exclamé: «Trump veut diriger le pays comme il dirige ses affaires, que Dieu nous en protège!» sous un tonnerre d’applaudissements.
Il l’a ensuite traité de «lanceur de bombes» incapable de gouverner de manière bipartisane mais aussi d’«hypocrite» qui prône protectionnisme et isolationnisme alors que seule l’union des Américains autour de leurs libertés dans l’ouverture au monde était la solution, celle que défend Hillary Clinton.
Trump est selon lui un choix qui pourrait mener le pays à la catastrophe alors que Clinton est le bon choix pour cette élection car elle comprend qu’il faut «mettre en place des solutions et non pointer les gens du doigt, qu’il faut instiller de l’espoir et non de la peur».
Pendant ce temps, Donald Trump a demandé à la Russie d’espionner les Etats-Unis à son profit…
Lors d’une conférence de presse, le populiste démagogue s’est une nouvelle fois lâché – il n’avait pas de téléprompteur! – en appelant la Russie à venir pirater internet afin de trouver les e-mails manquant d’Hilary Clinton – ceux qu’elle a effacés parce qu’ils étaient personnels – pour lui permettre de se faire élire le 8 novembre.
C’est la première fois dans l’histoire des Etats-Unis qu’un candidat à la présidence fait appel à une puissance étrangère pour se faire élire en lui demandant d’espionner son pays.
Ces propos ont évidemment provoqué des réactions très violentes chez les politiques mais aussi dans les médias.
Certains estiment que Trump a fait exprès de faire cette déclaration afin d’attirer à lui l’attention des journalistes en pleine convention démocrate.
Mais, même si c’était le cas, ont répondu la majorité des commentateurs, celle-ci s’apparente plus à de la trahison qu’à une plaisanterie de mauvais goût d’autant que l’on sait que la Russie, à la demande expresse de Poutine, a déjà mené plusieurs campagnes de piratage dont celle du compte e-mail des démocrates afin d’aider Trump à se faire élire (l’autocrate de Moscou haïssant Hillary Clinton).

Sondages des sondages au 25 juillet 2016
Donald Trump en reflux

Clinton
Trump
Ecart
Election projection
44,0%
43,5%
Clinton 0,5
Five Thirty Eight (1)
40,8 %
41,3%
Trump 0,5
Huffington Post
44,1%
42,8%
Clinton 1,3
New York Times
42,7%
41,8%
Clinton 0,9
Polltracker
44,4%
44,1%
Clinton 0,3
Pure Polling
44,8%
43,2%
Clinton 1,6
Real Clear Politics
44,6%
45,7%
Trump 1,1
270 to win (1) (2)
44,0%
42,2%
Clinton 1,8
(1) Prend en compte 3 candidatures (+ Gary Johnson – Libertarian party)
(2) Prend en compte un mois de sondage alors que les autres prennent
en compte autour de 15 jours de sondages


Alexandre Vatimbella

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Présidentielle USA 2016

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mercredi 27 juillet 2016

Présidentielle USA 2016. Bill présente Hillary comme une vraie réformiste centriste

Le discours de Bill Clinton à la Convention démocrate de Philadelphie a été un moment fort comme le fut, le jour précédent, celui de Michelle Obama, la compagne du président actuel qui, lui, interviendra ce soir.
Alors qu’elle venait d’être officiellement intronisée candidate du Parti démocrate, la première femme à avoir cet honneur depuis l’avènement de la république aux Etats-Unis (et première candidate également d’un des deux grands partis qui dominent la vie politique américaine), Hillary Clinton a été présentée par son mari de manière brillante et très attachante.
Au-delà des anecdotes familiales et de l’admiration qu’il porte à son épouse, Bill Clinton a raconté l’histoire d’une femme qui s’est investie dès son adolescence dans des causes humanistes et humanitaires, qu’elle ait été républicaine au début de son parcours puis démocrate.
Ainsi, Hillary Clinton a toujours voulu changer les choses – l’intervention de Bill était placé sous l’expression «Change maker» (réformatrice).
Que ce soit en matière de protection de l’enfance, de lutte contre les discriminations envers les femmes, les noirs, les handicapés, de combat pour l’assurance santé pour tous ou pour les enfants les plus défavorisés, Hillary Clinton a toujours voulu que les choses changent, mais concrètement, comme une centriste, plutôt que de faire de beaux discours idéologiques.
Bill Clinton a rappelé toutes les avancées dont les Américains lui sont redevables.
Et il a conclu en demandant si ceux-ci voulaient croire au personnage inventé par les républicains ou à la «vraie» Hillary dont il venait de dresser le portrait.
Car il n’a pas oublié de mentionner son rôle dans sa formation politique à lui-même ainsi que son rôle de mère vis-à-vis de leur fille Chelsea qui s’exprimera, elle aussi, ce soir.
Le soir auparavant, Michelle Obama avait permis de réunir le parti divisé entre les supporters d’Hillary Clinton et de Bernie Sanders avec un discours très inspiré et un hommage vibrant à Hillary pour avoir réussi à briser le plafond de verre qui permettrait un jour à ses filles de pouvoir prétendre être présidente des Etats-Unis comme son mari avait permis à tous les enfants noirs de pouvoir prétendre occuper le fauteuil de la Maison blanche.
Cory Booker, le sénateur du New Jersey avait, lui aussi, fait un discours très remarqué en parlant d’un pays qui devait se réunir et non s’opposer comme le propose Donald Trump.
Hier soir, le «roll call», l’appel nominal des délégations de tous les Etats, a permis de désigner officiellement Hillary Clinton comme la candidate et c’est son opposant durant les primaires, Bernie Sanders, qui l’a clos en annonçant que tous les délégués étaient désormais en faveur de la candidature de Clinton.
Un moment fort d’unité qui contraste évidemment avec la désunion de la Convention républicaine de Cleveland avec le refus de Ted Cruz de soutenir Trump mais aussi l’absence des deux derniers présidents républicains, George H Bush et George W Bush.

Sondages des sondages au 25 juillet 2016
Pas de dynamique dans la petite percée de Donald Trump

Clinton
Trump
Ecart
Election projection
44,1%
43,4%
Clinton 0,7
Five Thirty Eight (1)
40,8 %
41,2%
Trump 0,4
Huffington Post
42,2%
41,0%
Clinton 1,2
New York Times
42,5%
42,1%
Clinton 0,4
Polltracker
43,3%
43,7%
Trump 0,4
Pure Polling
44,8%
43,2%
Clinton 1,6
Real Clear Politics
44,7%
45,6%
Trump 0,9
270 to win (1) (2)
43,2%
42,3%
Clinton 0,9
(1) Prend en compte 3 candidatures (+ Gary Johnson – Libertarian party)
(2) Prend en compte un mois de sondage alors que les autres prennent
en compte autour de 15 jours de sondages


Alexandre Vatimbella

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