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mercredi 12 juin 2019

Présidentielle USA 2020. Propos de candidats

Voici une sélection des derniers  propos des candidats à la présidentielle 2020 aux Etats-Unis.

> Joe Biden (Parti démocrate, candidat à la primaire de la présidentielle 2020)
- Le président Trump pense que ses tarifs sont payés par la Chine. Tout comme il pense que le Mexique construit le mur.
- Le président Trump apporte son accord secret d'une page avec le Mexique dans l'Iowa. Les Iowains écrasés par ses tarifs aimeraient bien le voir.
- Trump ne comprend pas les bases de l’économie. Il pense que ses tarifs sont payés par la Chine. Tout étudiant en première année d'économie pourrait vous dire que le peuple américain paie ses tarifs. Les caissiers de Target voient ce qui se passe – ils en savent plus sur l’économie que Trump.
- Il pense qu’il est dur. Eh bien, il est facile d’être dur quand une autre personne ressent la douleur. Combien d’agriculteurs de l’Iowa et du pays sont sur le point de perdre leur entreprise, leur ferme à cause des tarifs de Trump?
- Nous ne pouvons pas nous permettre quatre autres années d’une administration qui joue avec les moyens de subsistance des familles américaines. Les familles qui travaillent méritent un président qui se bat pour elles.
- Une chose est claire en ce qui concerne la guerre tarifaire opposant le président Trump à la Chine: les agriculteurs et les fabricants américains sont écrasés – personne ne le sait mieux que l’Iowa. Pour Trump, les gens fragilisés ne sont que des pions dans son jeu.

> Kamala Harris (Parti démocrate, sénatrice de Californie, candidate à la primaire de la présidentielle 2020)
- Voici ma grande idée que nous devrions tous soutenir: Payons les enseignants à leur vraie valeur.
- Il est temps que nous adoptions des bulletins de vote en papier marqués à la main à l’échelle nationale.
- J’ai déjà poursuivi les grandes banques et obtenu des milliards pour les propriétaires de leur maison. Je ferai la même chose en tant que présidente.
- Pour de nombreux survivants de la violence armée, même après que leurs blessures physiques ont été guéries, les problèmes de santé dus au plomb dans les balles peuvent durer toute une vie. Une autre raison pour laquelle, en tant que présidente, je n’attendrai pas le Congrès. Je vais agir contre la violence armée.
- La loi «Do no Harm» garantit que personne ne peut utiliser la loi pour discriminer une personne en raison de sa race, de son sexe, de son orientation sexuelle ou de son identité de genre. Il est vital de protéger les droits civils de tous les Américains.
- Ma mère disait: tu ne laisses pas les gens te dire qui tu es. Tu leur dis qui tu es.
- Disons la vérité: les femmes américaines ne sont toujours pas traitées de la même manière, ne sont pas évaluées de la même manière, ni payées de la même manière dans ce pays. C’est à nous de mener cette lutte pour que toutes nos filles puissent intégrer le marché du travail sans craindre d’être sous-estimées.
- Cette élection est un combat pour défendre les intérêts de notre Amérique. Où vous n'avez besoin que d'un seul travail pour payer les factures. Les entreprises sont tenues de payer les femmes de la même manière et de traiter les travailleurs avec dignité. Où tout le monde a accès à de l'air pur et à de l'eau.
- En 1963, le président Kennedy a promulgué la loi sur l'égalité de rémunération. Pourtant, à ce jour, les femmes n’ont pas payé leur juste part. Mon plan d’égalité de rémunération s’appuierait sur sa loi en exigeant des entreprises qu’elles montrent qu’elles ne se livrent pas à une discrimination salariale et pénalisent celles qui le font.


Présidentielle USA 2020. Sondages: Le centriste Biden écraserait le populiste Trump (53%-40%)

Selon le dernier sondage sur les élections présidentielles américaines réalisé par l’université Quinnipiac, le candidat démocrate qui fait la course en tête dans les enquêtes d’opinion concernant les primaires du parti, le centriste Joe Biden, écraserait le président actuel, le populiste républicain Donald Trump par treize points d’avance (53%-40%).
L’avance de Biden provient d’abord d’un vote féminin en sa faveur.
Ainsi, si l'ancien vice-président possède un avantage de seulement 1 point (47% contre 46%) sur Trump dans l’électorat masculin (avance qui est, malgré tout, une nouveauté pour un démocrate) celui passe à 60% contre 34% dans l’électorat féminin, soit une différence énorme de 26 points.
En outre, si les électeurs blancs sont partagés à parts égales entre les deux candidats, (Trump à 47% et Biden à 46%), Biden mène de 73 points (85% contre 12%) parmi les électeurs noirs et de 25 points (58% contre 33%) parmi les Hispaniques.
A noter que les deux candidats dépassent les 90% de soutien de leur propre parti.
En revanche, Biden l’emporte de 30 points chez les «independents» (électeurs ne s’affiliant ni aux démocrates, ni aux républicains) avec 58% contre 28%.
Rappelons que tous les sondages réalisés sur la présidentielle 2020 ont donné, jusqu’à présent, Joe Biden vainqueur devant Donald Trump.
Ce sondage Quinnipiac donne également une réponse intéressante entre la très bonne situation économique du pays et les faibles intentions de vote en faveur de Trump.
Alors que ce dernier affirme constamment qu’il est responsable de la croissance économique du pays, du bas taux de chômage et de l’augmentation des salaires, seuls 41% des Américains sont d’accord avec lui.


mardi 11 juin 2019

Pour Hillary Clinton la menace fasciste existe bien aux Etats-Unis

Commentant sa lecture du livre de Madeleine Albright, l’ancienne secrétaire d’Etat de son mari, le président Bill Clinton, dans les années 1990, intitulé «Fascisme, l’alerte», Hillary Clinton a estimé que «l'idée que [le fascisme] ne peut pas survenir ici [aux Etats-Unis] est simplement une manière de penser obsolète».
La centriste, ancienne secrétaire d’Etat de Barack Obama et vainqueur en voix de l’élection présidentielle de 2016 qui a vu la victoire minoritaire de Donald Trump (grâce au système des grands électeurs), a exprimé ce point e vue lors d’une réunion d’anciens élèves de l’Université de Wellesley où elle a suivi ses études.
Parlant des pratiques de Trump et de son Administration, elle affirme que «la démagogie, l'appel à la foule, l'utilisation très habile des symboles, l'intimidation, verbale et physique, n’ont pas été pris assez au sérieux» alors qu’il s’agit du «modèle classique» de fonctionnement fasciste.
Et d’ajouter:
«Il n’est pas normal de porter atteinte à l’état de droit. Il n'y a rien de normal d'attaquer la presse. Il n’est pas normal d’essayer de saper une autre branche du gouvernement. Il n’ya rien de normal d’essayer d’utiliser le système politique pour attaquer vos ennemis. Il n'y a rien de normal à cela.»
Hillary Clinton pointe également le comportement scandaleux de Trump (qu’elle ne nomme jamais dans ses propos):
«Vous faites quelque chose aujourd’hui qui est encore plus scandaleux que ce que vous avez fait hier, vous dites quelque chose qui dépasse totalement ce que l’on attend d’un élu de la Nation. Et donc ce qui est arrivé hier est vite perdu dans ce qui se passe aujourd'hui.»
Selon elle, cette stratégie employée par Trump est non seulement inacceptable dans une démocratie mais recèle de graves dangers d’autant qu’il semble que tout ne devienne que de simples événements furtifs:
«Ce qui aurait été impensable il y a cinq ans, et encore moins il y a cinquante ans, n'est plus que l'actualité d'hier.»
Evoquant le rapport du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence russe dans les élections de 2016, elle estime que «si vous prenez le temps de [le] lire (…) ce que tous les auditeurs de cet auditorium sont capables de faire, vous en venez à deux conclusions incontournables: la première est que la Russie a procédé à une ingérence généralisée et systémique dans notre élection; la seconde est que l'entrave à la justice s'est produite».
Et de poursuivre:
«Plus d'un millier d'anciens procureurs nommés par les républicains et les démocrates ont tous déclaré que ces incidents qui sont relatés dans l'affaire Mueller – la deuxième partie de son rapport – constituent clairement des accusations d'entrave à la justice.»